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À table @76

Tableau exel avec des types de plat, et leur comptabilité sur 28 jours; Toutes les infos sont dans le texte du billet.Voici donc le résultat de mon étude statistique des repas qui m’ont été livrés par mon assureur militant durant vingt-huit jours ; et quelques commentaires.
* Pour les entrées, j’ai eu la sensation de manger de la mayonnaise à tous les repas (11/28) ; c’était un peu abusif car cela alternait avec les sauces vinaigrette (10/28). Quoi qu’il en soit, cela fait vingt ans que je mange mes crudités et salades sans huile, préférant les assaisonner avec des condiments, des herbes, ou un filet de sardines, des olives, quelques anchois. Pour « faire passer », j’ai ajouté pléthore de cornichons. J’imagine que je cherchais dans l’acide la balance du gras, qui n’épargnait pas non plus les entrées « féculent » (taboulé, cake, part de pain pizza…).
Mon plus fort souvenir est une paire de choses inconnue, non étiquetée. J’ai dû appeler le service de livraison, qui ignorait également de quoi il s’agissait, cela étant « substitué » aux menus imprimés. Cela s’est révélé des œufs mollets. J’en ai fait un microbillet Twitter auquel je vous renvoie.
* Pour les plats, censément « végétarien », j’ai mangé des plats uniques de féculents (7/28), le plus souvent largement arrosé de sauce fromage et des plats uniques de légumineuses (6/28), fort bons. Cela fait donc moitié de repas sans variété au niveau du plat principal et, si j’ajoute les quatre flans salés composés de deux morceaux sans autre accompagnement et les œufs ou poissons en sauce avec féculent, 75 % des repas étaient sans légumes verts ! Je ne compte pas les entrées, bien sûr, considérant que 30 g de brocoli en vinaigrette ne constitue pas une part de légume.
Quant aux légumes verts servis soit avec du poisson soit avec deux œufs, que de crème (dans la protéine comme dans les légumes) ! Je remarque aussi que les jours à légumes verts, il n’y en a eu qu’un avec un féculent (l’entrée), de quoi avoir la dalle à 4 heures. Côté surprise, j’ai eu deux fois des « œufs sauce aurore » un plat sans doute inconnu des moins de cinquante ans ! Je m’en suis tirée en extrayant les œufs de leur sauce, en les lavant à l’eau chaude pour les manger le soir sur une assiette de crudités préparée avec les légumes achetés par ma voisine (merci !)
* J’en arrive au « fromage », petite part à tous les repas. C’est important le calcium ; quand aux lipides… on en retrouve bien sûr dans douze desserts sur vingt-huit, avec du sucre en plus (pâtisserie, crèmes desserts…) ; et du sucre encore dans les compotes et coupelles de fruits. Restent les fruits bien sûr, pour le coup très « light » en tout tant rien n’était vraiment mûr ni goûteux ; forcément, des pommes, poires, oranges et kiwis au mois de juin, on n’est pas dans la saison !
Voilà donc que qui m’a été servi (à vil prix j’imagine) par une entreprise « expert en nutrition senior », qui se targue de travailler avec des nutritionnistes. J’ai bien conscience que les seniors ont des besoins alimentaires différents des miens mais cela me semble néanmoins trop gras, trop sucré et c’était toujours un peu trop salé. Grâce à mon congélateur où j’ai stocké la moitié de chaque part de féculent, et l’attention de mes amis et voisins, j’ai réussi à ne pas prendre de poids ni avoir une occlusion intestinale. Je verrai en septembre ce que dit mon taux de cholestérol.
En attendant, je suis un peu embêtée. Je dois répondre à mon enquête annuelle Nutrinet. Je ne suis pas encore au top de ce que je cuisine d’habitude autant que, pour ma convalescence, je mange plus de viande rouge, de calcium animal en même temps que je finis ces plats livrés et des produits transformés que je me fais livrer car cela reste compliqué de faire mes commissions. J’estime à trois mois la durée totale de mes changements alimentaires avant retour à ma normale. Comment prendre cela en compte ? Je vais leur poser la question.

Tableau exel avec des types de plat, et leur comptabilité sur 28 jours; Toutes les infos sont dans le texte du billet.