Archives quotidiennes :

Corps @30

Radio d'un genou pendant une infiltration. On voit bien l'aiguille entré jusqu'au centre de l'articulation.À la suite de l’épisode rhumatologue, j’ai consulté un médecin du sport chaudement recommandé par Sarah. Après un certain nombre de tests sur mon genou et avoir visionné radios et IRM et posé moult questions, il a considéré que mon genou avait besoin de trois infiltrations d’acide hyaluronique dont la première assortie de cortisone. J’ai un peu attendu avant de me décider et suis retournée le voir avec Sarah, convaincue qu’il allait pratiquer ces injections. Que nenni ! Elles devaient être faites sous contrôle radiologique.
Je me suis enquis d’un radiologue, découvrant très vite que cet acte non pris en charge par la Sécurité sociale (et pourtant recommandé par elle) allait me coûter un bras, 850 euros environ entre le produit et les trois injections non remboursées, dépassement d’honoraires en prime. On peut considérer que ce n’est pas si cher pour un genou ; mais je n’aime pas engraisser la médecine de ville qui oublie le serment d’Hippocrate.
Une pharmacie discount et une demande de prise en charge à l’hôpital plus tard, ma facture s’est élevée à 60 euros tout compris, ce qui est plus raisonnable avec un délai d’à peine trois semaines supplémentaires. En pleine pandémie, c’est particulièrement remarquable. Me fallait-il quand même « payer » un peu pour cela, en chair et en os, si je puis dire ?
Sans doute. La première injection a été faite par une jeune interne qui, je dois l’avouer, a failli se prendre une grosse baffe quand, les larmes aux yeux et les sanglots dans la voix, mes abdominaux de judoka, par geste réflexe, m’ont remise en position assise et mon poing s’est serré avant que je ne réalise à quelle extrémité la douleur me menait, ma conscience me rallongeant sitôt. Je m’en suis excusée lors de la seconde injection, que le médecin sénior a pratiquée devant elle avec plus de rapidité et une douleur moins intense et plus fugace ; à la première, je n’étais guère en état d’avoir un propos aimable.
Pour la troisième injection, pratiquée par une autre radiologue, elle a dit « c’est fini » avant que je n’aie le temps de me dire qu’il se passait quelque chose du côté de mon genou. Mon kiné m’avait prévenue que la qualité du geste conditionnait le ressenti du patient et je sais qu’un geste, il faut du temps pour l’apprendre. Mon genou a fait sa part. Si d’autres pouvaient prendre le relais, ça me ferait plaisir ! Merci.