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Paris @56

Sur le trajet de mon bus pour aller travailler, je passe à côté d’un petit bâtiment face à un grand magasin du boulevard Haussmann. C’est une aération du métro ou du RER à proximité. Il a longtemps été un vrai repaire de pigeons se regroupant sur le toit, rendant le trottoir aux abords impraticable. Aujourd’hui, ses murs servent de support d’affichage sauvage.
Trois jours de suite, de ma place dans le bus, j’ai vu le manège, classique, que je connais d’autant mieux que je retrouve dans mon quotidien professionnel, pour le versant verbalisation de l’infraction d’affichage sauvage. C’est le jeu du chat et de la souris.
Premier jour : un colleur d’affiches recouvre généreusement d’une n-ième couche les affiches précédentes.
Deuxième jour : deux agents de la propreté de la Ville nettoient avec leur engin à jet sous pression toutes les façades.
Troisième jour : un colleur d’affiches pose la première couche d’une longue nouvelle série.
Tout cela essentiellement pour de la publicité de marques qui ont les moyens de se payer des agences de pub et des espaces publicitaires, mais croient chic d’avoir un côté « sauvage » en se donnant une image décalée, en participant à un environnement dégradé. Encore un exemple d’un capitalisme où il y a peu d’attention pour le monde qui nous entoure et pour ceux qui participent à son entretien. Et bravo aux agents de la propreté.