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Objectivement @48

Cela faisait longtemps que j’avais envie d’une cafetière à expresso avec broyeur. J’aime le café serré, long ; souvent un paradoxe. Ma cafetière italienne sur le gaz était parfaite mais pas de mousse, et pas le plaisir d’utiliser des grains moulus à la demande. Il était bien sûr hors de question que j’achète des machines à capsules et dosettes dont le modèle économique autant que technique est délétère pour la planète. Je n’aime d’ailleurs pas le café des machines à dosettes (trop terreux) et, si celles à capsules produisent du bon café, c’est à un coût prohibitif.
Je reluquais donc les belles machines, les trouvant encombrantes. Ma cuisine est petite, j’attends toujours que mon bailleur change mes fenêtres pour la réaménager ; je tergiversais. Et voilà que Que choisir, mon magazine préféré, a publié un comparatif des machines à café avec broyeur. Je me suis précipitée ; leur premier choix était un modèle peu encombrant, le moins cher. Il me plaisait bien. J’ai attendu un peu et me suis décidée début mai. Le modèle que je visais n’était disponible que sur une « place de marché » ; je préfère les revendeurs ayant pignon sur rue.
De fil en aiguille, je me suis finalement décidée pour le troisième choix de Que Choisir, un chouia plus large que le premier (3 cm), plus cher, mais avec plus de fonctionnalités. La machine est arrivée un samedi après-midi avec quarante-huit heures d’avance, me laissant démunie : je n’avais pas de grains à moudre ! Je n’avais pas le temps de chercher du café avant 19 heures, je ne fais pas mes courses le dimanche. Le lundi, j’ai acheté mon premier paquet de café en grains, le trouvant fort cher, soit deux fois le prix que je payais mon café moulu dans un supermarché de fort discompte. J’avais dans l’idée que non moulu, le café serait moins cher vu qu’il était moins transformé… Perdu.
La qualité de mon café m’a vite réconciliée avec le prix. La consommation en grains de la machine m’a plongée dans l’embarras. Je voyais le stock dans le réservoir fondre comme neige au soleil ; je me suis mise à compter les cafés produits. Au total un paquet de 250 g permet de faire vingt-cinq cafés. Le premier que j’ai testé, un Mexique équitable bio marque distributeur met le café à 15 centimes. J’en bois un ou deux par jour, je ne vais pas pleurer ; et j’ai même envie de monter en gamme.
Là, je teste un café pour expresso, marque distributeur : il est bon mais je sens que je vais préférer les cafés bio avec indication de provenance. Danielle m’a offert un kilo, toujours pour expresso, et un autre en format 250 g, bio équitable, plutôt dans ceux que je cherche. J’ai de quoi faire des cafés pour un moment le temps de chercher tranquillement celui qui m’ira. Si vous avez des suggestions, à des prix raisonnables, dites-moi. Nous pourrons le goûter ensemble mais il va falloir apporter votre tasse ; je n’ai que la mienne et je ne la prête pas.