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Hoax @10

Isabelle a publié un billet indiquant qu’elle n’avait pas trouvé de plats végétariens dans un restaurant se présentant comme végétarien (ici). J’ai relayé son billet sur Twitter en l’adressant à Hypathie, une blogueuse renommée « Féminisme radical, écoféminisme, animaux êtres sentients, végétarisme. Antispéciste. Earthling. Childfree. » (). Je pensais que ce qui me semblait une arnaque pouvait l’intéresser. Cela a été le cas. Une des personnes la suivant a alors démenti l’info, Hypathie se désolidarisant sitôt du billet : on ne se connaît pas ; c’était légitime. Pour ma part, si Isabelle me dit quelque chose, je la crois. Il y avait donc un hiatus à lever.
La discussion s’engage. C’est un peu compliqué de vous donner les liens ; les discussions se croisent. Le plus simple est d’aller sur Twitter et de remonter au 5 novembre 2018 dans l’onglet « Tweet et réponses » de mon compte. En résumé, il est apparu que les mots renvoyant à de la viande étaient entre guillemets sur la carte, ce qui indiquait que ce n’en était pas… Bigre. Au final, Isabelle est retournée sur place faire les vérifications d’usage : le restaurant était bien végétarien mais il semblait impossible au non-initié de le penser. Isabelle s’en explique lala.
Pour ma part, je voudrais par ce billet avant tout remercier Hypathie et ses suiveurs (« follower » en anglais) pour la bienveillance dont ils ont fait montre. La discussion aurait pu tourner vinaigre, comme souvent sur Twitter, l’écriture en cent quatre-vingts signes ayant le don d’exacerber les propos de chacun. Il n’en a rien été ; Isabelle et moi avons appris quelque chose, moi un peu plus car j’ai eu en prime des conseils sur la gestion d’une discussion autour de ce qui apparaissait comme une fausse information (« fake news » en anglais). Nos points de vue de non-initiées ont également été pris en compte, sans dénigrement.
Est-ce le végétarisme de nos interlocuteurs qui les portent à s’exprimer sans violence ? Quand j’étais petite, c’est ce que nous disait maman en mâchant (oui mâchant) du bouillon de légumes, que les toxines produites par les animaux au moment de leur abattage se transmettaient à l’homme et augmentaient son taux de violence, comme si la violence était une donnée biochimique. Une conversation sur Twitter ne fait pas étude épidémiologique mais l’idée me va bien. À bientôt pour d’autres conversations aimables ici, sur Twitter, Facebook et même dans le monde tangible !

Note. Pour vous remercier encore, voici la fameuse recette du lait d’avoine, incontournable ! (lalala)