Archives mensuelles : octobre 2017

Clé @16

J’ai besoin d’écrire la mort de mon ami Daniel, professeur de judo, 4e dan, médaille de bronze de la Fédération française de judo. Vous trouverez ci-dessous une partie de mes souvenirs de mes deux visites au service de réanimation de l’hôpital Saint-Joseph, des visites qui interrogent, des visites qui disent la vie. La mort ? Si peu.
Merci à tous les judokas de l’Aclef d’avoir été si présents auprès de Daniel, et de moi. Sans eux, je n’aurais sans doute pas été capable d’aller au bout de cette histoire. Et merci aux soignants du service de réanimation de l’hôpital Saint-Joseph. Des personnes exemplaires (même la méchante !)

Après avoir été trouvé inanimé dans son canapé par les pompiers, Daniel a été hospitalisé en réanimation à l’hôpital Saint-Joseph. C’était un mercredi soir. Le jeudi, j’ai appris qu’il était possible de lui rendre visite. J’avais le temps de le faire avant d’aller donner le cours de judo que nous aurions dû donner ensemble. J’ai hésité. Je voulais y aller. J’avais peur. La personne qui m’avait passé l’info avait décrit le chemin de manière assez compliquée. Et surtout, qu’allais-je trouver ?
Je n’étais jamais allée dans un service de réanimation. J’en avais l’image des salles de réveil, une grande pièce, avec des lits alignés simplement séparés d’un paravent, souvent ouvert. Et puis chacun disait que c’était difficile à voir, une personne intubée, reliée à des tas de machines, quelqu’un que l’on avait vu quelques jours auparavant souriant, animé.
J’ai attendu le lendemain et la présence de Myriam pour y aller. L’accès n’était pas si compliqué. L’endroit était calme, ne sentait pas la soupe d’hôpital (perfusions obligent), les patients étaient chacun dans une chambre. Une infirmière nous a conduites jusqu’à Daniel. J’ai tout de suite reconnu son ventre avec son nombril qui semblait vouloir percer le drap (Daniel avait une grosse hernie ombilicale). Son visage était en effet dissimulé par le masque de l’intubation et d’autres choses. Je ne voyais pas bien quoi.
J’avais peur de voir du sang, des choses gores… Rien de cela. Les machines officiaient sans bips. Il y avait bien un pot au sol, avec un tuyau ; j’ai juste fait attention de ne pas mettre un coup de pied dedans. L’infirmière est passée nous donner quelques infos. Myriam ne cessait pas de parler à Daniel, en coma profond ; j’ai fait pareil. J’ai cherché sa main sous le drap. Elle était froide. Je l’ai tenue tout l’après-midi. Elle s’est réchauffée.
Myriam avait apporté des photos, des mots et dessins de ses enfants. Elle les a posés sur les jambes de Daniel, le temps d’attraper un rouleau de scotch.
— Excuse-moi Daniel, je pose les photos sur tes jambes.
Elle a dit ça avec une telle simplicité ! J’en suis restée baba. L’état de Daniel était critique, nous le savions. L’assurance de Myriam, sa manière d’être dans cette chambre de réa rendait notre ami si vivant ! Comment ne pas croire alors qu’il allait recouvrer la santé ? Nous y avons cru, Myriam et moi, en dépit de tout ! Merci Myriam. C’est bon de croire. Et Daniel est peut-être mort depuis ; mais il restera toujours ce fil que tu as débobiné et que nous tenions ensemble.

Alors que Myriam venait juste de finir d’accrocher la déco dans la chambre de Daniel, une nouvelle infirmière est arrivée, avec une sœur de Daniel. Autant la première infirmière était ouverte à notre foi, intéressée par nos explications sur ce mot magique « hajime » qui pouvait donner envie à Daniel de se battre contre l’infection qui le rongeait, autant la seconde était fermée, rude, d’emblée réfractaire à toute expression de nos sentiments. Nous avons senti Myriam et moi que, à l’instar de la sœur de Daniel, elle considérait qu’il était mort. Je tenais sa main. Il était vivant.
L’infirmière a conduit la sœur de Daniel vers le médecin (sans nous, on n’était pas de la « famille »). Elles sont revenues l’air encore plus grave. L’infirmière était face à moi, de l’autre côté du lit. Myriam était à ma droite, je crois. La sœur de Daniel était au pied du lit. Je tenais toujours la main de Daniel. L’infirmière nous a expliqué que la famille souhaitait que nous connaissions l’état de santé réel de notre ami : il allait mourir, dans les 24 heures ; l’infection avait gagné la partie ; ses organes ne fonctionnaient plus depuis la veille ; il était maintenu en vie, au cas où… Où quoi ? Je ne sais pas trop, peut-être pour attendre le reste de la famille qui arrivait le soir.
Il était vivant. Nous étions soudées, Myriam et moi, et cette femme nous disait les choses comme s’il était déjà mort. C’était insupportable. Je m’accrochais plus fort à sa main. Daniel était vivant ! Je le jure. Il l’était et que sa sœur et cette infirmière se comportent comme s’il était mort est le pire coup de massue que j’ai reçu sur la tête dans ma vie. En écrivant ces lignes, je me rends compte que je n’ai pas pensé, une fois qu’elles ont été parties, à m’adresser à Daniel pour lui dire qu’il était vivant ; peut-être Myriam l’a fait. Je ne sais plus.
J’ai bien conscience que cette femme a fait son métier, que ce qu’elle avait à nous dire était difficile, je n’accepte toujours pas la manière dont elle l’a fait. J’ai posé deux trois questions sur sa souffrance, son cerveau, comment sa mort allait survenir. Elle a répondu. Elles sont parties. Nous sommes restées là un bon moment avec Daniel, Myriam a ajusté un ours en judoka qui avait glissé du scotch. On a réussi à se parler avec Myriam, pour se dire que le fil était là, qu’on ne le lâcherait pas, jamais.
Vivant.
Et puis on a lancé l’alerte ! Allô les judokas ? La méchante infirmière dit que Daniel va mourir d’ici demain midi. Nous, on n’y croit pas et c’est maintenant qu’il faut venir, le soutenir, l’aimer, le sortir de là. Ils sont venus, toute la nuit. Pas de la famille ? Mes fesses !

La famille avait autorisé l’hôpital à me prévenir si besoin. J’avais demandé que l’on n’appelle pas avant 7 heures. Je me suis réveillée à 6 h 57. Aucun coup de fil. J’ai un peu hésité et ai décidé de lancer un appel à qui voulait aller voir Daniel en réa. Xavier était partant. On s’est retrouvés devant l’hôpital. Daniel était toujours là, vivant, ses fils et son intubation. Je lui ai pris la main gauche avec ma main gauche ; de la droite je rédigeais des textos. J’en ai envoyé et reçu un nombre incalculable ces trois jours ; et les suivants !
Richard, un ami de trente ans de Daniel, est arrivé. Il s’est installé de l’autre côté du lit. L’infirmière est passée plusieurs fois ; c’était la première de la veille, celle qui était dans la vie. Xavier a dû partir. Vers 11 heures 30, l’infirmière est venue.
— Je dois vous dire qu’il n’y en a plus pour très longtemps.
— Combien de temps ?
— Vingt minutes, une demi-heure. Le médicament pour la tension n’agit plus. On l’a arrêté. Il va s’éteindre doucement. Je viendrai vous dire.
Je lui ai posé quelques questions, les larmes dans la voix. Ses réponses m’ont permis de comprendre que le foie de Daniel était plus abîmé que ce qu’il m’en avait dit. C’est ce piètre état qui a empêché les antibiotiques d’agir. J’ai compris également que le chiffre au-dessus du pouls était celui de la tension. Quand il serait sur zéro, Daniel sera mort. L’infirmière est restée avec nous, coupant les alarmes, faisant des bidouilles à l’évidence pour rester avec nous.
Olivier la Perche est alors arrivé, casque et blouson de scooter en main, comme un coup de vent qui amène la vie, l’espoir, la force ! Il comptait rester dix minutes. C’est le temps qu’il restait à Daniel. L’infirmière nous a laissés ensemble. On regardait le décompte de la tension, du pouls. Je m’accrochais autant à la main de Daniel qu’à mon portable duquel j’envoyais des textos à mes amis. Je les sentais, tous, chacun, là.
Et Daniel est mort.
Je n’ai rien senti, rien éprouvé de plus triste ou de différent. J’ai tenu sa main encore. Elle était chaude. Olivier m’a prise par les épaules, la voix toujours forte et sûre. Il m’a demandé si je voulais rester, partir. Nous sommes partis. J’avais besoin de dire, que tous celles et ceux qui étaient là depuis trois jours, qui avaient partagé, qui avaient cru, sachent. Je portais comme un secret, celui de la mort de Daniel. Je devais le partager.
Je porte toujours ce secret. Il m’est une énigme. Il me faudra beaucoup de textes pour le percer. Ou pas.

Vroum @13

Permis de conduirePar le biais de mon travail, j’ai pu m’inscrire au BSR : brevet de sécurité routière. En effet, j’ai la possibilité de conduire des véhicules de service, dont des scooters. Or, je n’ai jamais conduit de scooter en France, seulement en vacances, il y a quelques années. Cela fait longtemps aussi que je n’ai pas conduit de moto. Une formation d’une journée me permettait de retrouver quelques réflexes et m’habituer aux scooters.
Près de vingt ans après mon permis A (motocyclettes toutes catégories), plus de vingt-six après mon permis AL (motocyclettes légères) et vingt-sept ans après mon permis B (voitures), je me suis retrouvée dans une école de conduite pour une journée de formation avec la délivrance d’une attestation m’autorisant à conduire des 125 cm³, ce que je pouvais déjà légalement depuis des années.
Surprise à réception de la convocation de formation : c’est la rue de l’école de conduite où j’ai passé mon permis B et mon permis AL. C’est le même réseau, dont je crois qu’une antenne était un peu plus bas dans la rue.
C’est en tous les cas dans le quartier où j’ai grandi et dont je suis aujourd’hui éloignée au quotidien. J’ai donc conduit par une belle journée d’octobre dans les rues où j’ai de nombreux souvenirs : primaire, collège, hôpital, association…

Écrivaine @32

Métro, boulot, dodoJe suis amenée, ces derniers temps, à me déplacer entre Paris et sa banlieue à l’heure des travailleurs. Une heure et quart le soir. Pareil le matin. Il y a toujours du monde ; je voyage souvent debout mais le trajet n’est pas des pires, considérant que j’en fais un tiers en tram et un autre à pied. Il a fait beau, cet automne. La partie à pied n’en est que plus agréable.
Je profite du tram pour m’avancer dans mon travail grâce à Petit 6 qui a rejoint la bande à Caddie : 4G sans coupures ; nouvel IOS très lisible… Nous sommes nombreux à faire de même. Et je profite de la marche pour réfléchir, chercher des idées, rêver, savourer la lumière du jour.
Je découvre aussi lors de ces trajets une sensation inconnue : celle d’appartenir à la foule qui est en transhumance quotidienne entre son domicile et son travail alors que je n’ai d’ordinaire qu’à parcourir 1,50 m pour aller de mon lit à mon bureau. Moi qui revendique d’être une travailleuse comme les autres (ici ou ), cela me va bien, avec l’espèce de rupture spatio-temporelle entre la maison et le travail qu’offrent les transports et qui donne au travail une véritable dimension sociale.
Isabelle, qui traverse Paris de part en part tous les jours (lala), me faisait remarquer que je serais sans doute moins ravie si je devais faire cela tous les jours ! C’est évident. En attendant, j’essaie de savourer ces moments ; cela passe plus vite que si je les prenais en grippe.

Objectivement @36

Un autre argument de la bonimenteuse aux myrtilles est que ce sont de bons antioxydants. En discutant avec une cliente, elle ajoute « Avant, les gens savaient consommer des antioxydants naturels. Ils savaient ce qui était bon. » Réponse de la cliente : « On mangeait aussi ce qu’on avait. »
Ah ! Le « C’était mieux avant ! » ne marche pas à tous les coups !

Adieux @32

Ce matin (22 octobre), je suis allée courir un brassard noir à côté du brassard fluo que je porte quand il fait encore nuit. Un brassard, noir comme la ceinture de Daniel, professeur de judo, 4e dan, ancien cheminot.
Daniel. Mon ami. Daniel.
On s’y était pourtant accroché à cette putain de ceinture ces trois derniers jours ! Cela n’a pas suffi en dépit de la trentaine que nous étions, solidaires, aimants, convaincus jusqu’à la dernière seconde qu’un simple « Hajime ! » conjurerait l’inéluctable descente de sa pression artérielle et de son pouls sur l’écran du service de réanimation de l’hôpital Saint Jospeh.
Cela n’a pas suffi. Notre amour n’a pas suffi. Nos dans cumulés n’y ont rien fait. L’infection a été la plus forte. Daniel est mort samedi. Je lui tenais la main, avec tous les judokas du club dans mon cœur et Daniel dans le leur. Je n’ai rien senti quand la mort a pris la place de la vie. L’infirmière avait coupé les alarmes depuis dix minutes. Je voyais sa tension baisser, son pouls et puis, « 0 ». Le « 0 » de pression artérielle m’a dit. L’infirmière est venue confirmer. Je n’ai pas pleuré à cet instant. J’ai serré fort sa main. J’ai dit « Ciao Daniel », en le regardant. Ma voix était presque inaudible. Olivier la Perche était là, si fort, si beau ! Il m’a portée ces dix dernières minutes, et les deux heures après. Il y avait aussi Richard, un ami cheminot de Daniel.
J’aurai beaucoup à écrire sur ces trois jours. Aujourd’hui, c’est ma peine qui s’exprime, mon impuissance, et aussi la fraternité de mes partenaires de club ; ils sont tellement exceptionnels, tous ! Chacun.
Je lui tenais la main, trente judokas avec moi. Ça en fait de la force, de l’amour. Daniel est mort. Daniel. Notre ami. Daniel.
Ce matin, au point de triangulation, mes tours étaient là, bien sûr, fidèles. La grue envolée aussi, le soleil dans les vitres de l’église. Les trois locos guettaient, un TGV a sonné de sa corne et est passé au ralenti. Dans le candélabre, une corneille était installée. Elle m’attendait. On a fait la triangulation. La joie. Lamou. Hajime !
Daniel.

Olivier, Daniel, Jean-Mi, Jacky, Xavier, Hervé derrière, Romuald caché…
Et nous tous tout autour.

Daniel.

Nous tous.

Objectivement @35

Alors que je suis au rayon fruits et légumes d’un supermarché, une bonimenteuse clame les bienfaits des myrtilles qu’elle incite à acheter. Son argument principal est « Les myrtilles, un produit 100 % naturel ! »
Certes, les OGM existent, mais j’ai été plutôt surprise que pour vanter des fruits, on en clame le naturel.

À table ! @39

Je dois déjeuner entre deux rendez-vous. J’hésite entre prendre le métro et manger dans un chinois à l’arrivée ou pique-niquer en y allant à pied. La météo m’invite à choisir la deuxième option.
J’entre dans une supérette : sandwich club, crackers, radis et pomme. 7,46 euros, dont 3,50 euros pour 350 g de radis « duo » (?) prêts-à-manger. Une invitation à la diététique ?

Hétéronomie @20

Dans un entretien croisé très intéressant publié dans Regards sur la notion de revenu universel, un des rares passages qui semble un peu abscons (de prime abord seulement) mérite d’être publié dans LVEH… Ne vous laissez pas décourager pour autant et n’hésitez pas à lire ce numéro de printemps 2017.
« Encore une fois, il me semble que défendre l’allocation universelle sans prendre en compte les conditions de rapports de forces nécessaires à établir la version dite de gauche est très risqué. Qui va dicter les termes du montant ? En faveur de qui est aujourd’hui le rapport de forces ? Vous évoquiez Gorz, mais il ne conçoit l’allocation universelle que dans une société où le travail hétéronome aurait déjà disparu. On est déjà dans le postcapitalisme ! »

Peur @12

J’ai reçu ma nouvelle box dans un grand carton, que j’ai stocké dans ma cuisine sachant que j’en aurais besoin pour réexpédier l’ancien matériel. Le temps a un peu passé et, alors que je faisais du ménage, j’ai un peu bougé le carton, lancé une tisane et… et… le carton a pris feu. Au début, je sentais bien l’odeur de papier brûlé sans faire le lien. J’ai quand même cherché un peu avant de voir une première flamme, sur l’arrière.
J’ai saisi le carton, l’ai porté sur l’évier où il ne rentrait pas et ai vu plus de flammes derrière. De belles flammes de carton qui brûle. J’ai repris le carton, l’ai emmené jusque sous la douche, ai allumé le jet, arrosé, arrosé… L’appartement s’est rempli de fumée. Le détecteur a hurlé. J’ai laissé le jet au milieu du carton, coupé le gaz, la chaudière, vérifié qu’il n’y avait pas de feu, de chaud, côté gazinière, suis revenue vers le carton, qui fumait toujours, suis sortie avertir ma voisine qu’elle file avec les gosses… Le feu me semblait éteint, mais que de fumée !
J’ai appelé mon gardien… mes voisins des étages supérieurs ont appelé les pompiers. Mon gardien qui a constaté encore des flammes (dix bonnes minutes sous l’eau étaient passées). Il a éteint, mis le carton rabougri dans un seau d’eau et m’a fait sortir de mon logement. Les pompiers sont arrivés avec la police. Vérifications d’usage. Tout va bien madame. Pas de dégâts. Pas de blessés. Je suis restée la porte ouverte pour évacuer fumées et odeurs une bonne partie de la journée ; cela va sentir encore longtemps. Putain d’odeur qui ravive le souvenir, la peur. La peur, rétrospective de ce qui n’a pas eu lieu. Combien de temps cela va-t-il durer ? La peur.
Mon gardien m’a félicitée pour mon sang-froid. Là, je crois qu’il bout. Et voilà que je reçois ce mail de la Croix-Rouge : « Suite à votre formation PSC1, nous nous sommes rendu compte que suite à une erreur, votre diplôme définitif n’avait jamais été envoyé. (…) Il est parti au courrier hier lundi. » Cette formation incluait une « Initiation à la réduction des risques ». Je crois que j’ai fait ce que l’on m’a appris ce samedi de juillet. Merci la Croix-Rouge ; pas de dégâts ; pas de blessés ; vous pouvez bien m’envoyer mon diplôme en retard !

Réclamation @72

Pour le départ d’une collègue, j’ai cherché un cadeau particulier : un porte-gobelet gonflable pour piscine. C’est seulement sur Internet que j’en ai trouvé un. La commande a été rapide, mais j’ai mis un mois à obtenir le paquet.
La livraison était dans un point relais. Après réception d’un courriel m’indiquant que le colis était arrivé, je suis passée au magasin : aucune trace, l’employé m’assurant qu’il y avait parfois un délai de plusieurs jours entre l’avis de réception et l’arrivée effective. Plusieurs fois, je suis repassée, en vain. J’ai écrit au service client pour savoir si le colis avait bien été livré. La réponse étant positive, j’y suis repassée, puis une autre fois…. À toutes mes visites, le ou les employés ont vérifié tous les paquets en relisant l’étiquette, même si le nom était à chaque fois bien noté dessus en gros au marqueur. Une fois, un employé a vérifié le suivi du numéro de colis pour m’assurer que c’est le livreur et non le magasin qui avait validé la réception du colis.
Plus de trois semaines après cette fameuse date de réception, correspondant à une demi-douzaine de visites, j’ai réécrit au site de vente qui m’a assuré que c’était bien le magasin qui avait récupéré le paquet. J’y suis donc retournée. Les deux employés ont de nouveau vérifié tous les paquets. Et là, par hasard, un « nom » a accroché mon regard… C’était celui de la marque du produit. Vérification faite, le numéro de colis était bon et l’étiquette comportait le nom de la marque à la place du mien.
Au moins, je vais pouvoir offrir ce cadeau… en octobre. Ce sera utile pour le printemps prochain.