Va chez l’gynéco @34

À l’occasion de mon dernier bilan gynéco, j’ai découvert au détour d’une prise de sang que j’avais sans doute la ménopause. La chose m’a plu d’emblée, ce qui m’a interrogée : n’était-ce pas étrange d’être ravie d’avoir la ménopause vu tout le mal que l’on en dit ?
Le mal ne m’inquiétait pas. Je suis adepte des traitements substitutifs et suis suivie dans un service hospitalier qui n’est pas frileux sur le sujet. Pour le reste… Je me suis dit d’abord que c’est un signe de vieillissement et vieillir me plaît de plus en plus, car vieillir, c’est être vivant à des âges où la statistique vous rapproche de la mort.
La ménopause, aussi, c’est sortir de la période dans laquelle une femme est en mesure de procréer. Je n’ai jamais eu envie d’avoir des enfants, sauf vers 20 ans ; je me sentais seule, je voulais un fils, pour ne pas l’être. Un fils-compagnon, en quelque sorte. Cela m’a vite passé. Par ailleurs, je me suis toujours battue pour que les femmes ne soient pas reconnues uniquement en tant que mères, et que ne pas l’être ne les dénature pas socialement. La ménopause me libère définitivement de cette contrainte chère à l’ordre patriarcal.
La ménopause, enfin, me garantit de ne plus avoir à souffrir de ce syndrome prémenstruel qui a pourri une bonne partie de ma vie. Je n’ai jamais considéré les règles comme sales ou répugnantes. Elles m’étaient simplement un calvaire.
Et la ménopause alors, n’est-ce pas aussi quelques souffrances ? Le traitement substitutif y pallie, semble-t-il. J’ai déjà quelques suées nocturnes que j’avais attribuées à un hiver riche en virus. La gynéco m’a fait découvrir que j’ai le vagin qui s’atrophie au point que c’est la première fois de ma vie que j’ai eu mal avec un spéculum. Voilà un point que je n’avais pas envisagé mais, comme je l’ai dit à la gynéco en prélude à mes questions sur le THS, c’est ma première ménopause. Je vais donc devoir tout apprendre, être à l’écoute de mon corps qui change, revoir ma sexualité vers quelque chose de moins génital, peut-être, pour tenir compte du kiki qui rétrécit et de la sécheresse vaginale que l’on me prédit.
Ma sexualité ? Encore faudrait-il que j’aie les moyens de la vivre. Si cela arrive, je sens que la ménopause va rebattre les cartes déjà dans la manière dont je vais l’appréhender. J’en suis tout intriguée !

2 réflexions sur « Va chez l’gynéco @34 »

    1. Cécyle Auteur de l’article

      Cela dépend de chacune, de ce que j’ai compris, de l’importance des désagréments et sa manière de le vivre.

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