Kendo @28

Natation eaux vivesJe voudrais revenir sur les Jeux olympiques — la règle typographique voudrait que la majuscule ne soit pas sur « olympique » (ici) mais la marque déposée l’y met ; on peut écrire aussi « jeux Olympiques », dit Antidote, jeux de l’Olympe, donc… — ce n’était pas mon sujet.
Les Jeux olympiques, donc. C’est une compétition sportive que je peux suivre avec intérêt, surtout l’athlétisme à condition que les épreuves ne soient pas à 3 heures du matin. J’y découvre de nouvelles disciplines, comme le 10 km en eaux vives (moins de deux heures ; plus vite que ma marche !) ou y nourrir mon judo (). Pourtant, un petit refrain ne me quitte pas…

« Ce s’rait chouette les Jeux olympiques / Si, nom de Dieu, il n’y avait
« Leurs p’tits drapeaux / Leurs p’tits fanions / Couleur kaki / Caca d’oie des frontières / Leurs p’tits drapeaux / Pour chaque nation / Qui claquent au vent / D’une musique militaire. » [Henri Tachan]

Autant dire que je peine avec de nombreux commentaires, qu’ils viennent des commentateurs ou de tout un chacun, qui mettent en avant les seuls exploits de « nos p’tits Français » (là, on pourrait mettre la majuscule à « p’tit » si l’on considère que le « P’tit Français » est un gentilé à part entière distinct du « Français », ce qui reste à démontrer) tout en comptant les médailles, comme si le fait sportif se trouvait là. Je sais, quand on est un athlète de haut niveau, on y va pour la gagne. Très bien. Mais que le gagnant soit Belge, Burkinabé ou Birman m’importe peu. Ce que j’aime, ce qui m’émeut, c’est la manière dont les uns et les autres se dépassent, s’affrontent, et que le meilleur gagne !
Alors, bien sûr, il m’arrive de supporter un « p’tit Français » (surtout une « p’tite Française ») plus qu’un autre mais sa défaite ou sa victoire a la même valeur que la défaite ou la victoire de son adversaire. C’est en général plus son caractère, ce qu’il ou elle dégage, les circonstances qui me donnent envie de le soutenir. Et quand un « p’tite-t Française-Français » est disqualifiée-é ou qu’un arbitrage fait doute, je ne crie pas à l’injustice ; la bagarre était belle (ou pas) ; la nationalité du gagnant m’importe peu. L’équipe de France ne m’a donc ni ravie ni déçue ; et je ne succomberai pas à ce commentaire d’une supportrice brésilienne qui, après la victoire de Bolt, a déclaré sur les ondes, « Il aurait dû être Brésilien. », comme si sa victoire était entachée du fait qu’il ne le soit pas.
Ce qui me ramène à vous faire écouter la chanson, dans la version de Catherine Sauvage ; Caddie l’adore !

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