Canette @30

Salon du livreLe 18 mars dernier, je suis allée faire la chasse à l’éditeur au Salon du Livre, pardon, à « Livre Paris », puisque c’est la nouvelle appellation. Je sais depuis un moment que le livre est devenu un objet plus commercial que culturel ; ce salon en apportait la preuve éclatante ! De gros éditeurs qui occupent de larges espaces en mode « librairie », des « espaces dédiés » à tel pays, telle région, tel domaine littéraire, également aménagés en librairies où l’on ne trouve que des vendeurs et des caisses enregistreuses et, au détour d’une allée, une vingtaine de stands qui ont l’air d’éditeurs indépendants, témoins de Jéovah en tête !
Ma chasse à l’éditeur a donc tourné court et je ne dois qu’à un rendez-vous avec un fort gentil garçon qui porte un projet littéraire novateur (et dont je vous reparlerai sans doute) d’avoir passé un agréable moment. Nous avons arpenté les allées ensemble, devisant de nos projets et intérêts respectifs, cherchant l’un et l’autre ces « éditeurs » devenus introuvables, dépités tous les deux d’être dans un vaste espace de vente où les effluves de crêpes ouvraient plus l’appétit que ces étalages de livres à l’allure morte.
Avant de venir au salon, j’avais téléchargé sur Petit Faune l’appli ad hoc, avec l’idée qu’elle pourrait m’aider à me repérer. Je cherche le plan ; je sélectionne « informations pratiques » ; la coquille me saute aux yeux (je vous ai mis une flèche). J’aurais dû me méfier ! Quand le livre se pare d’un si vilain atour il n’est plus que petite marchandise qui se brade, se solde, se galvaude, se… En fin de compte, c’est bien que les éditeurs indépendants n’aient majoritairement pas été là. Ils seront sans doute à l’Autre Salon. J’espère que moi aussi !

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