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Préfecture de police de ParisLes quelques fois où je me suis rendue dans un commissariat pour déposer devant un officier de police judiciaire (OPJ), dont la dernière, j’ai été surprise par trois choses.
Le décor d’abord. Les bureaux où j’ai été entendue avaient tous en commun d’être « décorés » au goût des policiers les occupant, je suppose. Le dernier en date arborait un magnifique drapeau français de bien 1,50 mètre de long, un autre du PSG du même gabarit et diverses représentations d’écussons en format A4 que je n’ai su identifier. La police nationale n’a-t-elle pas un devoir de neutralité, même en matière de football ? Quant au drapeau tricolore, même s’il ne me pose aucun problème, je lui ai trouvé, de par sa taille, un côté bien provocateur.
La confidentialité. Il ne m’est jamais arrivé de déposer seule dans un bureau. À chaque fois, à une autre table, un autre policier entendait une autre personne. Mes « affaires » ne touchaient jamais mon intimité, mais parfois celles d’autres personnes, ma-Jeanine, par exemple. Et pour ma dernière visite au commissariat du 14e arrondissement, l’homme qui déposait au bureau d’à côté proférait des propos aussi réacs que racistes. J’en étais contrariée, et presque gênée pour le policier prenant sa déposition. Et je n’avais ni envie de l’entendre, ni envie qu’il entende mes soucis numériques.
La longueur du procès-verbal. Pendant l’heure qu’a duré ma déposition, l’OPJ n’a pas cessé de taper au clavier. Au final, ma déposition faisait dix lignes, ne reprenant pas grand-chose des informations que j’avais données. Qu’a-t-il donc écrit pendant cette heure ? Où ? Cette impression qu’une partie des informations données n’atterrissent pas dans le P.-V., je l’ai eue à chacune de mes dépositions, longueur du P.-V. à l’appui.
Conclusion ? Y a-t-il un OPJ dans nos hétéronautes ? Je suis preneuse de son avis sur ces questions. Merci !