Lesbienne @13

LOS - Santé lesbienneIl n’est pas rare (entre nous) de faire de méchantes blagounettes sur la vie sexuelle des lesbiennes, considérant que le désir se dissoudrait rapidement dans la vie de couple. Et comme le dit Fernand Raynaud, le désir à dix sous, c’est pas cher.
Mais rien ne vient jamais étayer ces mauvaises blagues que l’on range finalement au rang des clichés à fort contenu lesbophobe. Il y a bien l’histoire de l’humanité qui conditionne nos comportements, donnant aux hommes les clés de l’expression du désir (« Viens là, chérie ! »), soumettant les femmes à leur bon vouloir sexuel. Dans la relation lesbienne, cela peut avoir une certaine incidence : si les deux attendent que l’autre se décide, le temps peut passer avant que, justement, il ne se passe quelque chose. Autre explication, un peu cliché peut-être mais fruit de l’expérience tout de même : si les deux sont clito-à-longue-détente (l’inverse de l’éjaculation précoce), faire l’amour peut être un peu longuet, surtout quand on est fatiguée par une longue journée de travail. On remet donc au lendemain, puis au lendemain…
Et voilà que nos amies suisses du groupe Santé plurielle (LOS) viennent de publier une fort intéressante étude sur la santé lesbienne, « La santé et le plaisir sexuel au féminin » (en téléchargement ici). Je lis.

« Les femmes vivant en couple avec une femme sont les plus satisfaites par leur vie affective, particulièrement celles qui décrivent cette relation comme exclusive. L’effet de l’exclusivité est moins important sur la satisfaction sexuelle. Les femmes en couple avec un homme ont un niveau de satisfaction plus bas que celles en couple avec une femme pour la vie affective, mais plus haut pour la vie sexuelle. »

Ah ! l’histoire de l’humanité.

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