Vérité syndicale @16

Conseils de quartierJ’ai assisté récemment à une conférence sur les conseils de quartier à Paris. Un des intervenants est un adjoint en mairie d’arrondissement. Il pointe un des problèmes qui peuvent se poser à moyen et long terme : la notabilisation. Il s’inquiète de la mainmise de certains habitants, notamment via des associations, sur les projets. Cela pourrait bloquer le fonctionnement démocratique en empêchant le renouvellement des participants.
C’est effectivement un des risques que l’on peut craindre. Des habitants peuvent manipuler ces institutions au bénéfice de leurs propres intérêts. C’est d’ailleurs une des raisons qui m’incite à me méfier de la démocratisions participative où les plus aisés, les plus éduqués, qui disposent de plus de temps et peuvent s’organiser vont prendre l’ascendant.
C’est bien aussi le risque, cette fois bien avéré, avec la démocratie représentative. Le renouvellement et la mixité sociale ne sont pas au rendez-vous et l’intérêt général parfois oublié. Sans surprise, l’adjoint au maire n’en a absolument pas parlé…

4 réflexions sur « Vérité syndicale @16 »

  1. Cécyle

    De mon expérience dans mon arrondissement, les conseils de quartier sont des « viviers d’élus » et en effet géré par des CSP++. Ils sont en même temps des assemblée de recyclage de celles et ceux que personne ne veut voir élus, les « emmerdeurs » pour faire court, mais pas dans le bon sens du terme.
    Ils sont en tout cas largement instrumentalisés par les élus et ne participent qu’en pas grand-chose à la vie démocratique locale. Les associations qui n’y vont pas sont beaucoup plus efficaces comme groupes de pression.

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  2. Salanobe

    Comme quoi, on montre la paille dans l’œil du voisin et on planque la poutre…
    La démocratie représentative étant, en effet, l’exemple parfait de ce que dénonce ce monsieur.
    Je ne connaissais pas les conseils de quartiers et j’imagine assez bien les dérives, abus ou intérêts personnels qu’ils peuvent susciter mais je trouve aussi que les gens critiquent souvent les personnes qui s’investissent mais ne souhaitent pas forcément s’engager, ne serait-ce que dans le milieu associatif.
    Il y a plein d’associations de quartier par exemple, qui font un travail remarquable et qui amènent leur petite goutte d’eau à la cruche, avant qu’elle se casse.

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    1. Cécyle

      Le problème principal des conseils de quartier, c’est leur rapport ambigu avec les autorités municipales. Et chez moi, justement, les associations très actives, sont absentes du conseil de quartier, par souci de conserver toute leur liberté d’agir.

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