Incyclicité @14

0847-cecyleLa Ville de Paris dispose d’un système d’enlèvement des encombrants gratuit et anonyme que l’on peut joindre par téléphone ou Internet. C’est simple, pratique… mais cela n’empêche pas les décharges sauvages de se former, souvent dans les mêmes endroits. Les services de la propreté déposent alors des panneaux mobiles avec mention du service des encombrants et des amendes encourues pour dépôt sauvage d’ordures sur la voie publique. Une ou deux fois l’an, ces panneaux sont doublés de campagnes de sensibilisation.
Rien n’y fait. Certains ignorent toujours l’existence de ce service, ou considèrent que c’est plus simple de déposer leurs encombrants sur le trottoir sans prendre la peine d’un appel ou de quelques minutes sur le Net. Se développe aussi l’idée que quelqu’un dans le besoin récupérera l’objet. Il est vrai que quand on dépose quelque chose de propre et en bon état, c’est souvent récupéré avant le passage des encombrants. Mais pas le reste.
Dans ce contexte, je me demande ce qui a pu motiver des Parisiens souhaitant se débarrasser du sommier et du matelas ci-contre. Ils n’ont à l’évidence pas prévenu les encombrants et ont pris la peine de le monter jusqu’en haut d’une passerelle, bien loin de tout immeuble (il faut traverser au moins une rue, monter la passerelle… et c’est lourd, ces choses-là !) N’est-ce pas la solution la moins pratique ?
En tous les cas, cela fait déjà une semaine que ces objets sont posés là et, comme cette passerelle n’a pas d’adresse postale, impossible pour moi de les signaler par le Net comme je le fais souvent. Je vais devoir faire un mail à une copine au cabinet du maire ; je ne vois que ça ou attendre qu’un jardinier passe par là si tant est que le service de la propreté accepte de monter jusque-là qui est du territoire de la direction des espaces verts. Je sens que ça va être compliqué tout ça !

Note : J’ai eu confirmation qu’il y avait un « conflit de territorialité » ; les deux encombrants ont néanmoins été enlevés moins de 24 heures après mon mail. Ah ! « l’effet cab' ».

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