Adieux… @15

Cécyle. Fête des jardinsLe 27 septembre dernier, nous avons rendu hommage à ma-Jeanine dans notre jardin partagé en inaugurant une extension de ce jardin et en lui donnant son nom, « Jeanine B ». Carine Petit, maire du 14e, a procédé à cette inauguration en présence d’autres élus, des présidentes du jardin partagé et de l’amicale de locataires. J’ai distribué la parole et ai conclu de quelques mots.
Je n’avais rien préparé. Je savais grosso modo ce que je voulais dire et je n’avais pas envie d’un texte trop écrit. J’ai raconté que nous sommes nombreux, dans le quartier, à nous dire « Tiens, c’est Jeanine ! » quand nous croisons une femme de sa corpulence, habillée un peu large, qui avance avec un petit mouvement de balancier, fort de la sensation que ma-Jeanine est simplement partie en vacances et qu’elle va revenir.
C’est étrange, comme sensation, mais beaucoup de voisins l’évoquent. C’est sans doute lié à la brutalité de sa disparition, au fait qu’il n’y a pas eu de cercueil ni de cérémonie. J’ai alors eu cette phrase :
— Mais Jeanine, elle ne va pas revenir.
M’entendre dire cela ne m’a pas tiré un sanglot, ni cassé la voix. Au contraire même, j’ai ressenti comme un soulagement, comme si le poids de quelque chose s’était envolé. Je ne peux guère en dire plus. Ma-Jeanine me manque mais non, elle ne reviendra pas. Peut-être est-il simplement temps que je la laisse partir… ?
Ma-Jeanine. Va tranquille ! Fais ton chemin. Je te garde dans mon cœur.
La joie. Lanmou. Boudhakarathaï !

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