Archives mensuelles : septembre 2014

Clés @11

BoudhakarathaiVous croyez au hasard ? Moi, de moins en moins, et mon « animisme urbain » (ici) rampant (galopant ?) me porte à faire des constats qui me réjouissent. Dans « réjouisse », il y a … joie ! De la joie, oui. J’aime quand les signes se rejoignent (la joie joint ?) au point que j’en fais le constat. Quel qu’il soit, je souris à ce qui dépasse mon entendement, ravie que ce qui a été mis en place, petit à petit, fasse sens. La foi ? Quelque chose comme ça.
Ce matin.
Je me suis rendormie après mon réveil, levée donc dans ce pâté cher au réveil à rallonge. Café. Je commence par relire mon billet du matin : « Régis @17 ». Je l’avais écrit deux semaines plus tôt. Il me va toujours et je m’en vais lire mon horoscope sans doute encore l’esprit (le mien) dans cette image efficiente qui est venue clore la souffrance de cette histoire-là.

« Et bien chère CY, que de changements ! C’est une journée à mettre au grenier les vieilles affaires dont vous n’avez plus du tout envie de voir dans votre intérieur. À moins que vous ne choisissiez de les donner ou même les jeter ? L’important pour vous aujourd’hui, c’est de faire réellement de la place à vos nouveaux goûts, à vos nouvelles relations, bref, à la nouvelle femme que vous êtes en train de devenir… »

Une souffrance s’évapore et voilà que mon horoscope, écrit par un mécréant à fins purement commerciales (ceci pour dire que les astres n’y sont forcément pour rien) me dit qu’une vie nouvelle commence. Je souris de la coïncidence. Je ne suis pas au bout de la synchronicité du jour.
Je bois mon café en préparant ma matinée de travail avant d’aller dérouler. Je dois écrire la nouvelle en [e-criture] pour octobre. J’ai un tableau où je stocke les « prétextes ». Je copie-colle dans un nouveau fichier avec l’idée de profiter du déroulé pour construire mon intrigue.

« [Le prétexte] Une femme avance vers moi. La voix d’une petite fille, venue des étages d’un immeuble, l’interpelle.
— Maman ! Maman !
— Je suis là ma chérie. Je t’aime !
Je ne comprends pas bien ce que dit la petite fille. La maman continue en marchant toujours vers moi. Elle a un téléphone à la main.
— Je t’aime ma chérie ! Je t’aime ! À tout à l’heure.
— Tu m’aimes ? Mais tu ne me regardes pas. »

Je ne sais pas de quand date cet épisode mais c’est aujourd’hui qu’il sort, en même temps que le billet est publié et que mon horoscope me dit que le ménage est fait. Voilà.
Autre chose ?
Oui. Je lis en ce moment Ségou de Maryse Condé (un régal !) Le héros de cette nouvelle en [e-criture] sera donc un Bambara qui… Avec tous ces signes que je vous livre, il faut bien que je garde quelques secrets. Sinon, vous allez croire qu’il n’y a aucune magie dans l’écriture…
Boudhakarathaï !

Gamine @16

"Hercule"Une campagne publicitaire pour un film d’action est affichée dans le métro sur deux panneaux contigus. L’un montre le héros du film éponyme et l’autre une femme (Sa compagne ? Son ennemie ?) Le titre du film est marqué sur les deux affiches, en bas. En haut, sur celle montrant l’homme, le nom de l’acteur, sur l’autre, le nom de l’actrice ne figure pas. Il est le héros et une star, elle n’est qu’un faire-valoir dont le nom ne mérite visiblement même pas d’être mis en avant. Voilà un film qui ne mérite visiblement pas d’être vu.

Décroissance @33

GazPendant nos deux jours et demi sans eau chaude ni gazinière (ici), nous avons pas mal échangé avec ma présidente d’amicale de locataires ; il fallait rassurer nos voisins, aller à la pêche aux infos, trouver quelques solutions. Un moment l’échange a viré à la bonne blague. Nous avions déjà eu les déconvenues d’une coupure d’électricité (), et moi celle de cinq jours sans eau chaude entre Noël et le Jour de l’An (lala).
[Elle] — Il nous manque la coupure d’eau !
[Moi] — On a eu, il y a longtemps, une journée et demie.
[Elle] — Ils pourraient couper l’eau un week-end, le gaz le suivant, l’électricité le troisième. On ferait des économies.
On est drôles, n’est-il point ? Ceci étant, des trois, je crois que c’est l’électricité que je crains le plus. Il y a la perte du contenu du congélo, de toute possibilité de travailler et de communiquer (pas d’ordinateur, pas d’Internet, très vite plus de batteries de téléphone, de tablette…), la nuit qui tombe vite… D’un autre côté, une fois tout éteint et la nourriture perdue, j’imagine que l’on s’habitue et que c’est moins contraignant que de vivre sans eau. Je ne sais pas. Pour le gaz, en tout cas, un camping-gaz réglera mon affaire. Et puis, restera l’amour. Cela ne se coupe pas, l’amour ! Quoique, quand la facture est un peu lourde, on est souvent tenté !

Réclamation @55

Prix du laitAu supermarché, je souhaite acheter du lait. Ne trouvant pas tous les prix sur les tranches des rayonnages, je regarde plus largement, jusqu’à lever la tête : ils sont sur un grand panneau, et pas écrit sur des papiers, mais sur des dispositifs à cristaux liquides. Bref, il est impossible de les lire pour la majorité, pour ne pas dire la totalité, des clients. Heureusement qu’il y a un système pour lire les codes-barres et obtenir le prix. Malheureusement, il ne fonctionne pas. Je n’ai pas acheté de lait à cet endroit, ce jour-là. Allô la DGCCRF ?

Fenêtres @11

lunettesVous me voyez peu avec mais je porte des lunettes pour lire. Elles corrigent mon astigmatisme et mon hypermétropie. Elles ne m’apportent aucune acuité visuelle directe, juste du confort visuel qui me permet, avec zoom et écran, de travailler dans de bonnes conditions. Celles que j’ai sur le nez ont six ans. J’ai eu envie d’en changer.
En 2008, je m’étais heurtée à la politique de ma mutuelle (celle qui se prévaut d’être « la référence solidaire ») d’utiliser des « opticiens agréés », ce que le mien n’est pas. Il a pourtant toujours trouvé des solutions optiques à mes problèmes, notamment en matière de monture (j’use beaucoup de solaires), car il a compris que mon « point de blocage du nystagmus » (petite et unique zone de « vision fine ») se situe en bas de mon œil gauche, sur l’extérieur. Il me faut donc des verres qui descendent jusque-là afin que l’image ne soit pas « coupée » par la monture. D’expérience (j’avais mis du temps à trouver cette boutique), je sais que tous les opticiens n’ont pas cette facilité de compréhension de la basse vision.
Comme j’étais un peu fauchée, j’ai décidé cet été d’aller au Centre optique géré par ma mutuelle, voir le prix, le service proposé. D’emblée, on m’a fait un devis pour des verres à 148 euros, dont 26,80 euros de reste à charge. En 2008, les verres avaient coûté plus de 300 euros. L’offre était alléchante. J’ai donc expliqué à l’opticien assis en face de moi qu’il me fallait des verres très grands, nystagmus oblige, et lui ai montré mon modèle actuel. Il m’a fait essayer une vingtaine de paires avant de prendre la peine de mesurer mes verres, de vouloir me montrer les millimètres manquants sur son double décimètre (un ambitieux, ce garçon !), et de me proposer de commander une monture où l’on pourrait peut-être augmenter la surface des verres.
J’y suis retournée avec Sarah, ai essayé avec elle une cinquantaine de montures. Aucune ne convenait. Revenues vers l’opticien (le même), j’ai essayé le modèle commandé. Sarah a vite compris que vu la forme du verre, l’agrandissement ne résoudrait pas le problème. Nous lui avons montré une monture homme dont la taille des verres était la bonne. Elles étaient particulièrement laides (monture très large bleu et noir) et, même si l’esthétique n’est pas ma priorité, j’aime bien avoir des lunettes qui ne se voient pas trop.
L’opticien a pris un air dégoûté, répondant esthétique du visage. Pour éviter que je ne lui colle une baffe (je trouve humiliant qu’un opticien ignore une forme de déficience visuelle et ne dispose pas de montures adaptées à tous les types de vision, surtout quand son site propose « La solution la mieux adaptée à votre vue et votre budget. »), Sarah est repartie très calmement sur le nystagmus, le point de blocage, l’amblyopie… il est allé chercher une autre monture qui ne tenait pas compte de mes contraintes. Sarah a demandé.
— Vous n’avez donc aucune monture à proposer à madame ?
Il a fait non de la tête. Nous avons pris congés. J’ai fait un courrier à ma mutuelle et au Centre optique. Je vous sens impatients de la suite. Moi aussi !

Anniv’ @17

Ô miroir...Près de deux mois avant mon anniversaire, Cécyle m’a fait un très beau cadeau. J’y reviendrai. Elle l’a acheté sur un site de VPC où il est possible d’ajouter un mot personnalisé, imprimé sur un papier d’accompagnement. Cécyle n’a pas de compte sur ce site, mais utilise depuis toujours le mien. Toutefois, depuis peu, elle a saisi ses coordonnées bancaires. Le cadeau a donc été payé directement par Cécyle, mais le message m’a été adressé à moi… par moi ! La technologie nous joue des tours parfois assez drôles, en plus de nous permettre d’avoir un chouette cadeau.

Extravagance parisienne @10

GazUn samedi matin, je me lève et vais directement dans la cuisine mettre en route la cafetière italienne. Je vide, je rince, je remets de l’eau, du café… le piézo fait entendre son cliquetis et… rien. Rien ? Je recommence. Au troisième essai, je suis devant l’évidence : pas de gaz. J’allume la chaudière pour vérifier. Même constat. Je me gratte la tête. Comment faire du café ? Je retrouve rapidement un porte-filtre plastique que j’ai conservé par je ne sais quelle intuition (une antiquité !), lui colle une feuille d’essuie-tout, deux cuillers de café, de l’eau chaude. Ce n’est pas très bon. Je vais devoir m’y faire. La plaisanterie va durer jusqu’au lundi midi !
* Samedi matin, 9 heures : GDF me dit que c’est une mise en sécurité de la VMC ; les urgences de mon bailleur me disent que l’intervention se fera dans la journée.
* Samedi soir, 22 heures 30 : Les urgences m’indiquent que la réparation est faite, qu’il appartient à GDF de remettre le gaz en service ; GDF me répond que faute de certificat d’intervention, pour ma sécurité, le gaz ne peut être remis ; les urgences de mon bailleur me jurent que ledit certificat a été faxé.
* Dimanche matin, 8 heures : Les urgences de mon bailleur m’invitent à harceler GDF pour qu’ils remettent le gaz.
* Lundi, 12 heures : GDF remet le gaz logement par logement.
* Lundi, 15 heures : Mon gardien m’explique tout.
La VMC de nos chaudières individuelles gaz se met en sécurité le vendredi 21 heures. Dans la nuit, le chauffagiste étant débordé par les urgences, une société multiservice intervient et coupe le gaz au compteur général alors qu’il est déjà coupé sur les chaudières. Samedi matin, le chauffagiste répare. Lundi matin, 8 heures, GDF reçoit le fax du chauffagiste avérant la réparation et entame la procédure de remise en service sécurisée.
Depuis, le chauffagiste, les urgences de mon bailleur et la société multiservice se renvoient la balle sur le fait de savoir qui devait prévenir GDF que le gaz pouvait être remis, le chauffagiste jurant qu’il ne savait pas qu’il avait été coupé. Nous sommes à Paris, en 2014, en fin d’été. Je sens qu’il est urgent que je m’équipe pour la crue centenale à venir !

Réclamation @54

redouteÀ la suite d’une commande chez un vépéciste, je suis informée qu’une partie des produits a un délai de livraison plus important, donc ne sera pas disponible tout de suite. Je ne suis débitée que de ce qui m’est envoyé immédiatement, le reste étant payé au moment de l’envoi. Quelques semaines après, débitée des produits retardataires, je ne les reçois pas pour autant et forme une réclamation. Un nouvel envoi est effectué mais, entretemps, le délai de livraison d’un des produits est de nouveau plus long. Un jour, je reçois un courrier avec un chèque : le prix de ce fameux produit ayant fait l’objet d’un rabais promotionnel, il m’est remboursé la différence entre le nouveau prix et ce que j’ai payé. 6,40 euros, le prix de l’attente…

Brosse @25

Courants PSLe Parisien du 30 août 2014 titrait sur l’université d’été du PS, proposant une infographie (fort moche d’ailleurs) qui présente les différents courants de ce parti. Un électron libre, en haut à droite (si c’est le Parisien qui le dit !), et quatre courants, avec chacun entre un et quatre « leaders ». Cela nous fait douze leaders… douze hommes ! Il y a bien Martine Aubry, qui est citée, mais en tant que ex-(première secrétaire).
Que doit-on comprendre de cela ? Quelques hypothèses, qui ne sont pas exclusives les unes des autres.
* Les femmes ont autre chose à faire que de mener en bateau les électeurs.
* Les femmes gardent les enfants à la maison pendant l’université d’été.
* Le PS affiche la parité quand elle est inscrite dans la loi mais s’assoit dessus à la moindre occasion.
* Il faut être une ex pour intéresser les médias.
Autre chose ? Oui, quelque chose qui s’appelle la « domination masculine », par exemple. Vous en doutez encore ? Plus loin, une double page de ce même Parisien est consacrée à la fameuse « rentrée littéraire ». Au centre, sur un petit tiers de la surface, une femme lit à plat ventre dans l’herbe une pile de livres posée devant elle. Et tout autour, une sélection de dix romans : huit auteurs hommes, deux auteures femmes.
Voilà.

Pauvres enfants ! @24

Blog Pingouin et Petit MoutonJe vais dans un supermarché et, à la caisse, je me retrouve avec un petit paquet donné à tous les clients. Le lendemain, Cécyle me dit m’avoir apporté quelque chose. C’est aussi un de ces petits paquets, qu’elle a eu dans un magasin de la même enseigne. En fouillant dans ses poches, elle ne le retrouve pas, sans doute tombé sans qu’elle s’en aperçoive tant c’est petit. Nous regardons donc le mien. C’est un jouet, un pingouin sur une ventouse. Petit Mouton en fait tout de suite un copain de foooooot. Cécyle et moi avons pensé aux enfants de tous âges qui se retrouvent à jouer avec un de ces jouets pendant que leurs parents rangent les courses, en nous demandant combien vont finir aux urgences pour l’avoir avalé.