Vérité syndicale @15

puréeLa « lutte » est un mot qui fait partie de mon vocabulaire oral et écrit tant son versant politique est au cœur de ma vie. Sur ce blog, par exemple, je l’ai utilisé dans deux fois plus de billets qu’Isabelle, vingt pour moi, neuf pour elle. C’est donc un mot que je sais écrire… Que je savais écrire ? Depuis quelque temps, j’ai une fâcheuse tendance à l’écrire avec un seul « t », ce qui donne « lute », soit une forme conjuguée du verbe « luter », « Fermer une ouverture avec du lut » nous dit Antidote, le « lut » étant une sorte d’enduit résistant au feu. Le feu du peuple en lutte ? Je ne crois pas que mon erreur vienne de là. Je me suis donc demandé d’où cela pouvait venir.
J’ai souvent un problème avec les lettres doubles, je vous avais déjà parlé ici. Et c’est vrai qu’un ou deux « t », je ne fais pas bien la différence, visuellement s’entend. Mais ce qu’il y a de surprenant avec « lutte » et « lutter » c’est que cela ne fait pas si longtemps que je leur retire un « t ». Et, allez savoir pourquoi, ce matin (nous sommes le 7 août), la solution m’est apparue telle Marie à Marie-Bernade (je trouve le prénom plus joli que Bernadette).
Verdict ? C’est la faute des frites ! Oui, des frites que j’ai toujours écrit avec deux « t » jusqu’à ce que Pascale, avec qui je vais en manger depuis quatre ans certains soirs de judo, me reprenne. Il a lui fallu plusieurs rappels à l’orthographe pour que j’intègre que l’on mange des « frites » avec un « t » là où la « fritte » (féminin aussi) est un « Mélange de sable siliceux et de soude, qu’on fait fondre à demi, employé dans la fabrication de certains produits céramiques ou de certains verres. » Même dans un mauvais bain d’huile, la première reste plus digeste que la seconde !
Donc, ce matin, alors que j’écrivais mon billet sur les « féminicides », j’ai écrit « lutte » spontanément avec deux « t », ai pensé à « frite » et ai retiré un « t » (avant de changer ma phrase et de supprimer le mot). Étrange association, tout de même, ce d’autant que dans les manifs, les sandwichs merguez ne sont pas accompagnés de frites… C’est par contre vrai que cela fait un moment que je ne suis pas allée manger des frites avec Pascale. Ô, mon Ça, tu as été le plus fort dans ta lutte avec le Surmoi. Bravo ! Et vivent les frites !

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