Kendo @10

Bleue 1À propos de partage et de biscotos, je suis de plus en plus émue par mes cours de judo. J’ai toujours senti le goût de l’échange de certains, le goût de transmettre, des sensei, bien sûr, mais aussi de nombre de judokas qui prennent autant de plaisir à apprendre qu’à enseigner.
J’entre aujourd’hui dans une nouvelle phase d’apprentissage. Ma ceinture bleue donne à mes professeurs l’envie de m’amener jusqu’à la noire, chose que je n’ai jamais envisagée dans ma pratique du judo. Et voilà Christian et monsieur C. qui me font travailler le nage no kata, Hervé et d’autres s’en mêlent, et mon sensei de me glisser « Bientôt la marron ! » à la moindre occasion.
J’en suis flattée, bien sûr, mais cela va au-delà. Les uns et les autres sont en train de me « porter » au sens littéral du terme : ils passent un temps infini à me faire répéter les prises, à m’expliquer le sens de ces enchaînements, à me donner des éducatifs qui me ramènent tous à ces équilibres que je dois acquérir. J’en suis parfois gênée tant ils me donnent du temps, tant ils peuvent me reprendre dix, vingt, trente fois dans un calme rare, tant ils tentent de me découvrir pour m’aider à adapter ma pratique à mon handicap, mon âge, ma « forme de corps ».
L’émotion me gagne. Et je les aime, mes hommes. Je n’ai jamais passé autant de temps dans des bras si audacieux. Ils me portent et j’avance, aussi pour qu’ils soient fiers d’eux à travers ce que j’aurai acquis moi. Ils ont tellement confiance en moi que douter me paraît inconvenant. Mais quelle belle idée j’ai eu de franchir un jour la porte de la ligue de Paris et de croiser mon sensei pour le suivre ? J’ignore la force qui m’a poussée là mais elle me nourrit encore.
Et mes hommes… Mes hommes… Merci.

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