Archives mensuelles : septembre 2013

Changement @12

EDF indisponibleDans le cadre de mon déménagement, je dois saisir dans mon dossier sur Internet le relevé de compteur électrique pour la prise en compte de ma demande de nouveau contrat. D’après ce que j’ai compris, je ne peux saisir ce chiffre que deux jours avant le début du contrat, donc le 30 septembre.
Or, le 29 dans la matinée, je reçois un courriel pour me rappeler de le faire. Tout de suite, je me connecte, me disant que comme cela, je ne vais pas oublier : « Suite à un problème technique, votre espace Client est temporairement indisponible. » Je mets donc cela de côté.
Un peu plus tard, je reçois un texto d’EDF pour me rappeler de bien effectuer la saisie. Je me reconnecte et c’est toujours indisponible.
L’intention est bonne, mais ce serait sympa que soit renvoyé un message quand le site est disponible. Je n’y crois pas trop et reste donc avec mon propre rappel sur un bout de papier posé sur la table, « à l’ancienne ».

Biodiversité @2

AlbinosOn sait désormais, en Hétéronomie, que les objets sont nos amis, et combien ils nous accompagnent et nous soutiennent. Mais à propos d’amis, on ignore encore trop souvent combien avoir un albinos près de soi peut être utile, voire salvateur.
Isabelle pourrait vous le dire. L’albinos n’a pas son pareil en matière d’organisation, d’anticipation, de clairvoyance et de sens de l’adaptation (rien que ça !) C’est d’ailleurs pour cela qu’elle me compte parmi ses amis, parce que je sais me rendre utile, ce qui compense (largement ?) les contraintes liées à la fabrication de gâteaux au chocolat, à la recherche des arrêts de bus et à la surveillance de mes jeux avec Pascale à la Villette.
Et après Isabelle, Sarah, aujourd’hui, pourrait se féliciter d’avoir su entretenir son albinos (toujours moi, je fais albinos pour plus d’une) tant elle vient d’en découvrir un talent assez rare : l’utilisation de l’empan (j’en parle déjà ici) pour réguler une vitesse de lecture. Je vous explique. Sarah préparait la lecture orale d’un texte. Elle l’a répété devant moi. Elle lisait trop vite. Et quand je lui disais de ralentir, elle mettait du silence entre les mots sans ralentir la lecture des mots eux-mêmes. Je me suis alors demandé comment se faisait-il que moi, je n’ai jamais eu ce souci de lire trop vite ? Et l’empan m’est apparu ! Je lui ai suggéré d’augmenter de trois points la police de son texte afin de réduire le nombre de mots par ligne et sans effort particulier, sa vitesse de lecture s’est ralentie, tout simplement parce que ses yeux n’avaient pas assez de « biscuit » à droite pour aller trop vite.
Si ce n’est pas une astuce d’albinos, ça, je me demande bien ce que c’est !
Qui d’autre pourrait aujourd’hui se féliciter d’avoir son albinos ? J’ai bien une idée mais on sort du registre de l’amitié… et je n’ai pas encore fait mes preuves en milieu tropical. Je vous tiendrai au courant !

Incyclicité @9

Blog vélo parc de l'îleLors d’une promenade à vélo le long de la Seine, je m’arrête pour déjeuner dans un endroit sympathique à l’entrée du Parc du chemin-de-l’île à Nanterre. Je cherche où accrocher mon vélo et vois des arceaux un peu design, qui semblent être installés exprès pour cela, mais sont vides. En revanche, plusieurs vélos sont installés autour d’arbres. Je ne trouve pas de tronc assez petit pour placer le U qui me sert d’attache principale et vais voir de près le système de parc à vélo. Je place l’engin dans un sens, n’arrive pas à passer les antivols, le retourne et arrive après quelques efforts à sécuriser le stationnement. J’ai vite compris pourquoi ces nombreux dispositifs très jolis ne sont pas utilisés. Ils auraient été juste un peu plus fins, cela aurait déjà été plus pratique.
Au moins, j’ai ensuite bien déjeuné et découvert ce très joli parc avant de continuer une bien agréable balade au bord de l’eau.

Agit-prop’ @7

SénatJ’ai reçu un mail via mes réseaux sur un sujet que je tairai mais que je vais néanmoins partager avec vous. Le mail, et non le sujet, donc. Je lis :
« Pour le moment, le sujet n’a pas déclenché de remous incontrôlés dans la presse et dans l’opinion. Il nous semble primordial pour le moment — et tant que nos opposants ne se sont pas saisis de l’affaire — de faire durer le plus longtemps possible ce silence médiatique pour augmenter les chances de faire avancer ces amendements. Ceci passe aussi par une absence de communication sur les réseaux sociaux.
« Nous vous demandons donc – si vous le voulez bien — de rester discrets. »
Je vous avoue qu’il me démange de dire de quoi il s’agit tant cet appel au silence me semble une piètre façon d’envisager le débat démocratique. Je comprends que certains soient un peu traumatisés par les débordements homophobes autour du vote de la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Pour autant, dans ce que j’en sais, il semble que les débats autour du mariage se sont éternisés suite à la fort mauvaise gestion politique de ce dossier de la part du gouvernement et des associations, à parité, sans que la publicité autour de cette loi ne soit en cause. Il semble.
Et voilà que la réponse apportée aujourd’hui, sur un autre dossier, est d’appeler au silence pour éviter que les opposants au projet puissent s’organiser. Une des bases, des clés, de la démocratie a toujours été la « publicité » (au sens de rendre public) les débats, les projets, les actions : elle en est l’essence et le garant. EELV, d’ailleurs, porteur d’un amendement sur le sujet, n’hésite pas à communiquer. Les associations qui appellent au silence se rendent-elles compte de l’atteinte qu’elles portent ainsi à la démocratie, se rendent-elles compte des arguments qu’elles fournissent à ceux-là mêmes qui s’opposeraient à leur projet et aux principes de justice et d’égalité qui vont avec ?
Je crains que non ; mais cela ne les dédouane pas car, à ce petit jeu de courte vue politique, ces associations scient la branche sur laquelle notre système démocratique est assis, plutôt que de le défendre en acceptant ses règles les plus élémentaires. Elles donnent du grain à moudre aux populistes de tout poil et se font les alliées inconscientes de ceux qu’elles prétendent combattre. Ah ! l’inconscience ; en politique cela ne pardonne pas.

Annonces @12

No foot last night...À l’occasion de la mise en cartons, je trie. Je donne, je jette, je vends. Une personne me contacte pour une annonce de vente d’un meuble télé. Je l’ai depuis des années, quand j’avais racheté une télé que je n’ai plus depuis un moment. Ce meuble me servait pour l’imprimante, mais ce n’est pas très pratique et je l’ai mis en vente.
Il a des roulettes, très utiles pour le déplacer dans une pièce. Ce l’est aussi pour pouvoir le descendre quand la personne se présente devant mon immeuble. Las, à peine passé le seuil de l’appartement, les roulettes partent les unes après les autres. J’en remets une, pousse le meuble de quelques centimètres et une autre se barre. Cela continue comme ça tout le trajet. Le sol moins plan ne leur réussit pas et en bas, c’est pire avec une pente en béton avec des trous pour accéder à la rue. Je mets un moment à atteindre l’ascenseur puis jusqu’à la rue. J’en suis arrivée à renoncer à remettre deux roulettes.
Au final, je me retrouve devant l’acheteur avec des roulettes à la main, en me disant que c’est bien mal parti. Mais, non, il trouve le meuble super, le soulève pour le mettre dans sa voiture et prend les roulettes dans son sac contre la somme convenue. D’une certaine façon, ça s’est quand même passé comme sur des roulettes.

Pauvres enfants ! @21

Forum 14Je reviens sur ma poignée de main avec Nathalie Kosciusko-Morizet.
La conversation qui a suivi, menée par les petites provocations de Sylvie, a duré cinq longues minutes. Il a été question du prix des loyers (en référence à une jolie passe d’arme entre la candidate d’EELV, Célia Blauel, et notre parachutée en cheffe), et, par effet ricochet, du salaire des enseignants (je suggérais de les augmenter), puis du nombre d’élèves par classe (la candidate de la droite affirmant que mieux valait moins d’enseignants mieux payés que l’inverse), conversation qui nous a menées à la modification des rythmes scolaires (à laquelle, forcément, elle est opposée), donc à l’atelier chocolat auquel participe son fils cadet.
C’est important, « pour une maman » (je cite) de savoir ce que son enfant fait dans le cadre des activités périscolaires, non ? Et madame Kosciusko-Morizet, en dépit de ses efforts, n’arrive pas à savoir ce que son fils fait dans l’atelier chocolat, preuve s’il en fallait de l’ineptie de la réforme. Sylvie lui a promis de lui obtenir l’info. Il ne faudrait pas que la destinée de Paris soit l’otage d’un atelier chocolat, tout de même…
Pauvres de nous !

Changement @11

EDF Bleu cielToujours dans le cadre de mon déménagement, je souscris un contrat EDF en ligne. Il m’est demandé plusieurs informations concernant le futur logement, notamment quels sont les équipements électriques qui y seront utilisés.
Un tarif correspondant à une « configuration conseillée » s’affiche : il y a un nombre de kW supérieur à ce que j’ai et l’option « heures creuses » que je ne souhaite pas. Pourtant, j’ai déclaré les mêmes équipements pour le prochain appartement que celui d’aujourd’hui (notamment une chaudière électrique individuelle). L’évaluation du coût annuel, abonnement et consommation, est d’environ 390 euros. C’est bien plus que ce que j’ai actuellement, sans modification notable de mes besoins.
Je cherche alors à modifier ces données, mais ne trouve aucun bouton pour cela. Je regarde bien, reprend la page précédente, rien n’est prévu pour choisir de ne pas suivre ce « conseil ». Je n’arrive à effectuer des changements qu’en déclarant des équipements différents (je supprime la mention d’une chaudière électrique individuelle). J’arrive alors au tarif que j’ai actuellement et qui correspond à mes besoins. Le tarif est de 288 euros par an.
En quelques minutes et une lecture attentive de la proposition, j’ai donc fait baisser de plus d’un quart ma facture, magique ! « Configuration conseillée » ? Ben, merci pour les conseils, mais je me débrouille mieux toute seule.

Changement @10

Dans le cadre d’un déménagement, j’appelle mon assurance pour assurer le nouveau logement. Il y a aujourd’hui trois formules. Mon contrat actuel correspond à la plus complète. J’évoque l’idée d’un changement concernant le montant de mon patrimoine protégé, car j’ai bien moins que celui qui est couvert.
Mon interlocutrice me donne les devis avec les nouvelles formules. Les deux premières, avec moins de protections, sont plus basses, mais celle qui correspond à l’équivalent de l’actuelle avec un patrimoine déclaré de la moitié est… cent euros de plus, ce qui correspond à pas loin d’un quart d’augmentation.
Décision facile : j’ai gardé ma formule actuelle même si je ne cesse de limiter le nombre d’objets qui m’entoure et donc que mon patrimoine mobilier ne cesse de diminuer.
Le changement, ce n’est pas maintenant !

Élection @20

Forum 14Je suis allée, comme chaque année, au forum des associations organisé par la mairie de mon arrondissement. Alors que j’étais près de Sylvie, une complice en politique et néanmoins amie, elle me prend par le bras et m’attire à l’intérieur du stand dont elle tenait la permanence. Je comprends que quelqu’un arrive… Comme je venais de lui parler de mes déboires avec mes ex-amis socialistes, je pensais que le maire arrivait, ou un autre élu. Je n’avais pas envie de les saluer. Je tentai alors de me dégager, mais comment résister à la poigne de Sylvie ?
Je restai donc là, sans me tourner, espérant ne pas croiser le regard de celle ou celui qui arrivait et là… Je vois passer une des candidates socialistes à la succession de mon maire et juste derrière, un grand gars, une dame dont la tête me dit quelque chose et un autre petit gars, bien musclé. Ils s’installent devant le stand. La dame serre la main des trois personnes derrière la table, puis celle de Sylvie qui lui dit.
— Attention ! J’ai la main verte.
Elle est comme ça, Sylvie ! Elle provoque pour avoir de quoi en rire les longues soirées d’hiver même si les siennes, à force de militer, sont toujours trop courtes. Je comprends alors qui j’ai en face de moi, Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate dans l’arrondissement. Je tente de reculer derrière Sylvie. La main de NKM se tend. Je n’ai d’autre choix que de la serrer.
— La mienne serait plutôt noire et rouge, avec une pointe de vert.
La main est molle, le sourire convenu. Sylvie me fait un clin d’œil et se tourne vers la dame.
— Notre arrondissement aime la couleur !
Sacrée Sylvie !
Ceci étant, cela m’a contrariée de devoir serrer la main à cette dame même si je sais être polie. Qu’aurais-je fait si la main devant moi avait été celle d’un responsable d’extrême droite, par exemple, ou d’une personnalité pour qui je n’ai qu’aversion ? Je ne sais pas. Il me semble compliqué de ne pas serrer une main qui se tend délibérément. Comment le faire sans que cela ne soit agressif, pour que cela soit un geste de résistance… J’y réfléchis.