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Manque @3

J’ai parfois des propos contradictoires sur ma vie sentimentale, les manques que je peux ressentir, mes désirs et mes envies, mon idéal amoureux et personnel (les deux peuvent-ils se confondre ?) Aujourd’hui, je dirais que je suis célibataire et qu’il m’est de plus en plus rare d’aspirer à ne plus l’être sans pour autant renoncer à vivre les aventures qui se présenteront (vous notez le futur et non le conditionnel, jusqu’au bout de ma phrase…), ni exclure véritablement de rencontrer quelqu’une avec qui les choses seront simples, d’emblée, et avec qui le bout de chemin sera source de vie, torrent de joie, lalala…
Mon désir d’une autre s’apparente les bons jours à un désir de rencontre, de partage, un désir de vie et de sexe, et les moins bons jours au désir d’une moindre solitude. L’un et l’autre surgissent comme par inadvertance, le premier plutôt quand je me sens très bien, quelquefois quand la vie me paraît un peu longue et sans saveur. Le second est plus rare mais, forcément, apparaît toujours quand je suis fatiguée ou triste.
L’autre soir, par exemple, en rentrant du judo, le désir de retrouver quelqu’une dans mon lit m’a meurtri le cœur et tiré quelques larmes en plein pique-nique dans le métro. Il était pourtant bon le cake salé de cet ami qui fait de si bons cakes salés… ! Car meurtrie, je l’étais déjà par un gros coup de genou assorti de 80 kg en phase de chute dans le pli de l’aine (rien de grave juste très mal), et le mélange de douleur et de peur m’a donné envie de me couler dans les bras d’une autre qui aurait su me consoler, me bercer, me chérir et me faire oublier toutes mes douleurs.
Cela colle si mal à cette relation empreinte de désir à laquelle j’aspire ! Je n’étais pas très sexy, à ce moment-là… Il ne me reste guère de solutions pour gérer le dilemme. Éviter les coups ! Et me délecter des tranches de cake…