Souvenirs @4

Je faisais référence, dans mon précédent billet, à ma crainte de voir entrer un pigeon chez moi. Je vous raconte. C’était il y a une quinzaine d’années…
Un matin, fort tôt, je suis réveillée par du bruit dans ma cuisine. Je sors de mon lit, y vais, ouvre la porte juste entrebâillée et me trouve nez à nez avec un pigeon qui vole dans tous les sens. Je referme la porte aussitôt, à deux doigts de défaillir. Je me cale dos à la porte pour réfléchir. Il va falloir que j’entre, et que j’ouvre la fenêtre en grand pour chasser l’intrus, mais…
1/ Je dois faire en sorte qu’il ne sorte pas de la cuisine.
2/ Je dois me protéger de ses miasmes, plumes et autres coups de bec (j’ai vu Les oiseaux, alors, forcément…)
Je réfléchis encore. Je l’entends qui massacre mon intérieur. Je dois agir.
À l’époque, je fréquentais une motarde. J’avais donc chez moi un casque, des gants, un blouson avec des protections comme Robocop… J’ai enfilé le tout, ajouté un pantalon de jogging et une paire de chaussures montantes. Hardi ? Je baisse la visière de l’intégral. Elle est fumée. Le jour est à peine levé. Je ne vois rien. Tant pis. Je meurs de chaud dans ma tenue de combat. Il me faut une arme. Je prends un grand torchon. Je suis parée. J’entrebâille la porte. Je me glisse. Je la referme et fonce tête baissée. Lui aussi. Je crie, il piaille. C’est la guerre. Les plumes volent et… il trouve le chemin de la sortie dès que j’arrive à la fenêtre (deux mètres à parcourir en plein Verdun). Je la referme aussitôt. Ouf ! J’ai gagné.
Et ma cuisine… ! J’ai dû appeler une amie au secours tellement il y avait de plumes, de fientes et autres saletés éparpillées du sol au plafond. Le ménage a duré deux heures. Et je n’ai plus d’amie motarde, donc plus de casque ni blouson. Je n’ai plus non plus mon casque de ski de quand j’étais ado (ci-contre). Il me reste un casque de chantier dans la cave ; peut-être devrais-je le remonter ?

 

9 réflexions sur « Souvenirs @4 »

    1. Cécyle Auteur de l’article

      Merci ! 😉

      Il se passe un phénomène étrange. Je n’ai jamais vraiment aimé regarder des photos de moi, jeune; Et, les années passant, je les trouve de plus en plus acceptable…

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  1. l-connection

    En tout cas, j’imagine bien le tableau de la scène à la Hitchcock dans la cuisine ! Assez désopilant au demeurant. Désormais je comprends mieux le précédent billet et l’angoisse du pigeon 😉

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