Va chez l’gynéo @8

La dernière polémique autour des pilules contraceptives des troisièmes et quatrièmes générations ressemble à une énième attaque contre la contraception, c’est-à-dire contre le libre choix, par les femmes, d’avoir ou non des enfants.
Je prends un « contraceptif » (ou plus exactement des hormones à fins thérapeutiques) depuis que j’ai l’âge de 17 ans. Et à intervalle régulier, j’entends que… c’est un risque de cancer accru… cela fait grossir… c’est un risque de maladie cardio-vasculaire supplémentaire… cela casse la libido… c’est… cela… Alors, bien sûr, la prise d’hormones n’est pas sans risque, sauf qu’en prendre depuis près de trente-cinq ans m’amène chez le gynéco une ou deux fois par an, avec le suivi préventif que cela implique. Et bien sûr, la femme qui a porté plainte contre ce contraceptif a eu raison de le faire si elle considère qu’il est responsable de son invalidité et qu’elle estime avoir droit à réparation.
Je me demande pourtant pourquoi, en matière de contraception, les autorités sanitaires ont réagi si vite au point que le Planning familial a dû s’en mêler pour calmer le jeu. Combien a-t-il fallu de plaintes sur les prothèses PIP pour que soit fait quelque chose ? Combien de temps a-t-il fallu pour que le Médiator soit officiellement incriminé ? Combien de temps faut-il pour qu’un médicament à effets indésirables graves fasse la une de la presse populaire ?
En plus de porter un lourd fardeau clérical, la France est un pays de culture nataliste. Nos combats pour la contraception et l’avortement ne seront jamais gagnés ! Et le temps qui passe n’y changera rien.

 

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