Ailleurs @8

Le journal de 20 heures de France 2 du dimanche 12 août 2012 proposait un reportage sur le port de Monaco, port qui accueille « les plus beaux bateaux du monde ». Il attire ainsi de nombreux touristes, venus là voir « les bateaux, les voitures, les célébrités », dit une dame au micro. Je ne regarde pas les images ; je me prépare une salade dans la cuisine. À la bande-son, je comprends que ledit port regorge de richesses et de gens fortunés et célèbres…
« Ce n’est pas la crise pour tout le monde », est mon premier commentaire à l’adresse de mes tomates achetées en promo. Oui, j’ai parfois des propos portés par un vieux fond de populisme. Je retire donc ma remarque et le reportage s’achève : ce port est une « vitrine » pour Monaco, dit la voix off, une « attraction » pour les touristes.
Une vitrine ? Une attraction ? Mais qu’est-ce donc que cette société où l’on va voir les riches et leurs richesses comme on va au Parc Astérix, ou au zoo… comme on allait au début du siècle dernier voir les « sauvages » au jardin d’acclimatation ?
Oui, c’est ça. Les riches sont aujourd’hui un spectacle, une « race » étrange qui sert d’attraction, s’exposant aussi volontiers que nous sommes voyeurs de leur vie et de leurs pompes. Juste retour des choses ? Malheureusement non ; car les « sauvages », eux, n’étaient pas volontaires et personne n’avait envie de leur ressembler. Il est vrai qu’alors, le loto n’existait pas…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.