Ailleurs @7

Que Choisir de mars 2012 consacre un dossier à la « consommation collective », dossier que j’envoie à Isabelle qui adore ce genre de sujet. Je relève juste un détail dans l’article consacré à la consommation alimentaire et aux sites d’achats collectifs, des sortes d’Amap en version « je choisis le contenu de mon panier ».
Il est écrit : « Et pas hors de prix, loin de là : des carottes à 2,10 € kg, du potiron à 2,30 € kg, des pommes à 1,25 € kg, rien d’excessif pour des produits majoritairement frais et pour le marché parisien. »
Rien d’excessif ? J’achète mes carottes à un tiers de ce prix en moyenne, le potiron à 50 % et les pommes… Oui, les pommes sont en moyenne à 2,80 euros mais en sac, on tombe vite à 0,80 euro le kg… Je ne fais évidemment pas mes courses sur les marchés bio, ne suis pas regardante sur la provenance, achète en promo et « en sac ». Et la qualité ? Que Choisir démontre régulièrement que la qualité nutritionnelle des légumes de culture intensive n’est pas moindre que celle des produits bio et que les pesticides n’y sont guère présents. Et le goût ? Hormis les fruits, que je cuis souvent, je n’ai rien à redire à mes légumes de grande consommation…
Et l’éthique ? Quelle éthique ? Faire payer des carottes trois fois leur prix sous prétexte que l’on supprime les transports et les intermédiaires tout en faisant des achats groupés… Il y a une logique que je ne comprends pas.

12 réflexions sur « Ailleurs @7 »

  1. Alex

    Cécyle…rappelle-moi pourquoi tu votes Éva déjà ?
    Concernant la présence de pesticides dans les fruits et légumes conventionnels par rapport aux biologiques, je ne sais pas quels sont tes sources mais il me semble que la DGCCRF a établi qu’il y avait bien une différence : cf. site de la DGCCRF

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Je vote Éva pour que les carottes bio soient à 0,80 euros le kg 😉
      Et le rapport de la DGCCRF me semble très positif pour le non bio : 4 % de dépassement contre 1,7 %. Pour une valeur nutritionnelle égale, je maintiens que ça ne vaut pas le triple du prix.

      Et pour aller au bout de mon idée, je pense que le bio est aujourd’hui un marché, comme un autre, qui frise l’arnaque alimentaire et économique.

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  2. salanobe

    On peut comparer deux valeurs nutritionnelles égales en comparant deux aliments différents. Ça ne veut rien dire.
    Le coût d’un produit, donc son prix, ne dépend pas uniquement du coût du transport. En agriculture bio, on obtient des rendements inférieurs à ceux de l’agriculture non bio, avec un coût de production supérieur.
    Je ne discuterai pas les chiffres sur la teneur en pesticides dans les fruits et légumes, vous pouvez lire cinquante études, vous trouverez cinquante chiffres différents mais elle est bien réelle.
    Pour avoir manipulé et appliqué ces produits, je sais les précautions qu’il faut prendre et un peu les effets qu’ils peuvent avoir.
    Je pense que pour la santé, l’environnement et le bien être des agriculteurs, la production bio est préférable.
    Cela représente un coût supérieur pour le consommateur évidemment mais en achetant moins de produits transformés et en consommant moins (pas que de l’alimentaire), on doit pouvoir s’y retrouver.

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Sur le principe, bien sûr que je suis d’accord. Mais d’expérience, les prix du bio parisien n’ont rien à voir avec les coûts de production. Le jour où l’on me prouvera le contraire, promis, je m’y mets ! 😉

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  3. salanobe

    J’aurais bien aimé vous prouver le contraire mais je ne connais pas les prix du « bio parisien » et j’imagine malheureusement que vous avez raison.

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    1. Isabelle

      C’est parfais agaçant, mais Cécyle a souvent raison (pas toujours, contrairement à ce qu’elle dit, faut pas pousser !) 😉

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    2. Cécyle Auteur de l’article

      Ne croyez surtout pas Isabelle ! 😉 Je sais aussi être de mauvaise fois.
      La dernière fois (en hiver) que je suis passée sur le marché Brancusi, les prix étaient entre deux et trois fois ceux d’un supermarché intramuros type Atac, hors promos.
      Et cela me rappelle une histoire : maman habite Avignon et va parfois faire son marché chez un fermier de l’île de la Bartelasse. Elle prend son vélo, et le bac. La ferme en question n’est pas bio mais revendique une certaine éthique de culture, et la proximité (slaw food). La vente se fait dans une grange, les légumes sont en vrac, dans des caisses. Pas d’intermédiaires, pas de transport, et sans doute peu de taxes et charges sociales (le jour où j’y suis allée, c’était un adolescent qui servait). Je l’ai accompagnée au printemps 2011. Verdict ? Les fraises à 4 euros, les tomates à 1,50 euros, les carottes à 1,30 euros et la salade à 1 euros. Soit plus cher que chez Lidl qui fait tout venir d’Espagne.
      Vous m’expliquez ?

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  4. salanobe

    L’agriculture raisonnée ! Cette grosse plaisanterie qui permet de justifier des prix plus élevés. Je vous passe les détails des cahiers des charges mais en France, une grande majorité de la production agricole est en fait de l’agriculture raisonnée (par soucis d’économie des agriculteurs ou par obligations), sans pour autant en avoir l’appellation. Ceux qui demandent ou revendiquent cette appellation, sans forcément l’avoir, cherche surtout à valoriser leurs produits et à augmenter les prix.

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Petit comparatif du prix du kilo d’oignons jaunes ordinaires (aujourd’hui)

      * Atac
      Filet 1 kg = 2,20 euros
      Vrac = 2,80 euros / kg
      Bio filet 1 kg = 2,60 euros
      Sac 5 kg (calibre inférieur) = 3,45 euros = 0,69 euro / kg

      * Tang (distance 500 mètres)
      Filet 1 kg = 0,66 euros

      Vive la marche à pied !

      Note : une amie est allée cueillir ses oignons dans une ferme (pas d’intermédiaires, pas de transport, pas de distributeur) = 1,60 euros / kg + l’essence.

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Nous avons créé un jardin partagé dans mon immeuble (sur un toit de parking, dans un square). 170 m2 et des mini-parcelles ! Mais les salades y sont très bonnes ! ;-))

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