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Déo @5

C’est en regardant les publicités à la télévision, cette fois, que je découvre une chose absolument incroyable : l’ « essoreur » à cils ! Sur le site de la marque, il devient « essoreur-doseur » et consiste en un procédé « stretch » qui contrôle la quantité de produit sur la brosse d’un mascara. J’ai dû mal comprendre la publicité, j’avais entendu que c’était les cils qui étaient essorés, pas par une essoreuse, réservée à la salade, j’imagine, mais par quelque chose de beaucoup plus sérieux… barbarisme au masculin.
Mon anglais étant aussi faible que ma science du mascara, je me tourne vers Google traduction pour comprendre « stretch » : « s’étirer », dit-il. J’imagine donc qu’il s’agit de quelque chose de flexible ; je n’en comprends guère plus en dépit du schéma que le fabricant a bien voulu nous fournir pour attester du génie de son innovation. Jusqu’où ira-t-on pour vendre un produit déjà connu dans l’Égypte ancienne ?
J’apprends enfin sur la fiche produit que ce mascara « dramatise au maximum le regard »… Le mystère s’épaissit et l’essoreur n’y peut rien. Dis, Isabelle, pour Noël, tu me montreras un regard dramatique ? Si cela ne fait pas trop peur, bien sûr !