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Non loin du Pic de BernadezJ’ai déjà parlé de mon aventure en montagne, lorsque je me suis complètement perdue. J’avais évoqué un randonneur sympathique qui m’avait aidée, Maxime. Nous avions cheminé un moment, discutant un peu de nous et au moment de partir, il m’avait fait la bise et donné son adresse électronique afin que je lui dise comment je m’étais sortie de ma situation, notamment si le chemin qu’il m’avait indiqué était le bon.
De retour chez moi, je lui avais envoyé un courriel où je narrais la suite de ma randonnée, l’absence de sentier à l’endroit indiqué et par conséquent, mon errance, terminée par une reprise énergique de la raison sur l’émotion, puis un retour sur les bonnes traces.
Maxime m’a alors répondu, impressionné par la capacité que j’ai eue alors à ne pas me laisser submerger par la peur. En revanche, j’avoue ne pas avoir pu empêcher l’agacement m’envahir à la lecture de son message. C’était un texte agréable et bien écrit, mais alourdi par une drague ressassée. J’aurais volontiers correspondu avec lui s’il n’y avait pas eu cette pénible charge sur mon charme, mes qualités, mon sourire, mon énergie, mon sang-froid… À chaque tentative pour lui répondre, j’étais accablée par un manque de simplicité et de spontanéité face à ces hommages par trop appuyés et que je trouvais plus pathétiques que flatteurs (comme l’allusion à une bière bue à son retour de randonnée en la comparant, en ma faveur, à la brune que je suis et autre idée du même tonneau). Au final, j’ai classé le message…