Pauvres enfants ! @11

Je vais prendre le métro. En haut des marches, deux femmes, une très jeune, l’autre moins, se séparent : la première descend ; la seconde la regarde partir et bloque le haut des marches. J’entends ainsi la fin de leur conversation.
— Audrey ! Tu m’appelles demain…
Audrey remontre deux marches. Je me faufile.
— Pourquoi ?
— Pour me dire si tu viens manger… et que tout va bien.
— Oui maman.
Audrey est déjà repartie et file devant moi. Je jette un œil à sa maman, restée figée en haut des marches.
Cours ! Audrey. Cours ! Et ne te pose surtout pas la question de savoir ce que tu fais si « tout va mal » ; quoi qu’il arrive, ne te retourne pas !

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