Colère @1

Récemment, une potentielle relation amoureuse s’est soldée par des échanges tendus, dont la phrase finale que j’ai reçue est « Cela te donnera l’occasion d’être totalement en colère envers moi et ce sentiment qui a bien des défauts peut aussi avoir la qualité de nettoyer. ».
Lorsque je lui en parlais sur son répondeur, Cécyle m’envoya un texto où elle écrit « Cultive un peu ta colère. C’est bon pour toi. », puis « Sarah dit que c’est très bon la colère. Et je suis d’accord. Ça permet de sortir une partie de ce qui ronge. ».
Aucune ne m’a convaincue. Dans ma vie adulte, j’ai souvent été énervée, mais seulement une ou deux fois vraiment en colère. Je me rappelle très bien de l’une, il y a une quinzaine d’années. Plus récemment, je me souviens d’une montée de colère que j’ai maîtrisée. À chaque fois, la colère était liée à une usure, une impossibilité de répondre autre chose tant en face, il y avait un mur, le dialogue n’était plus possible. Je n’ai jamais trouvé positive la colère, j’en ai le souvenir d’un épuisement et d’une perte de maîtrise qui m’avait fait peur. C’est une forme de violence contre l’autre, mais aussi contre soi.
Peut-être est-ce parce que je n’ai jamais vécu cette colère positive, voire salvatrice ? Peut-être la vivrai-je un jour, j’ai presque envie d’espérer tant on me la vend si bonne…

3 réflexions sur « Colère @1 »

  1. elle17

    C’est vrai, on me dit aussi que la colère est salvatrice. cette p…. de colère qui ne vient pas et qui me tétanise lorsque je la vois chez les autres. Je suis en colère de ne pas être en colère. Zut.

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    1. Cécyle

      Je vous conseillerais volontiers le judo mais Isabelle va dire que c’est dangereux ! 😉 Alors le squash. C’est bien le squash… 😉

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