Archives quotidiennes :

Réclamation @2

Je suis dans une période où la consommatrice que je suis réclame beaucoup, soit parce que le hasard me place en position de le faire, soit parce que je suis disponible à la protestation. Après La Poste, c’est un débit de boisson du Carreau du Temple qui a déclenché mon courroux.
Nous sommes deux. La carte annonce : « Perrier… 33 cl, 3,50 euros » et « Thé frappé… 25 cl, 4,00 euros ». Je demande si le thé frappé est maison…
— Bien sûr.
Nous commandons et le garçon nous apporte nos consommations dans deux verres identiques, un rempli de Perrier, l’autre d’un Ice tea industriel enrichi de glace pilée et d’une rondelle de citron. J’hésite à protester sur le mensonge de l’Ice tea (la carte ne précise pas qu’il serait maison). Par contre, lors d’un passage du garçon, je lui demande s’il est certain que le verre qui reçoit le Perrier fait bien 33 cl.
Il dit qu’il va demander au barman (je verrai plus tard en allant aux toilettes qu’il faisait lui-même office de barman), embarque le verre vide et revient, le verre rempli à moitié.
— Cela doit faire 33 cl, maintenant.
Si mes calculs sont bons, cela signifie donc que nos verres faisaient chacun 20 cl, soit loin de ce qui était annoncé. Qui plus est, le Perrier a été servi au verre, ce qui n’était pas indiqué sur la carte et constitue, de ce fait, une infraction.
En rentrant, j’ai hésité à faire un courrier à la DGCCRF ; l’idée de « dénoncer » ne me plaît pas mais ce bar n’avait pas de site et à ne pas protester on encourage ce type de pratique… J’ai finalement décidé de faire un courrier, pour le principe, et parce que je sature que les commerçants de la capitale jouent le gagne-petit qui frôle souvent l’arnaque plutôt que le bon rapport qualité-prix : à force, j’en viens à ne plus fréquenter les terrasses et je ne dois pas être la seule. Je serais pourtant ravie de « faire vivre le commerce local » ; il participe activement de la qualité de vie en ville… tant qu’il ne me prend pas pour une nouille !