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Manque @1

Le manque est-il forcément synonyme de souffrance ?
J’ai été confrontée à plusieurs reprises à cette question ces derniers mois ; face au manque, celui concomitant à l’absence physique de l’autre, je n’ai pas éprouvé de souffrance insurmontable, ou plus exactement, j’ai réussi à « sublimer » (est-ce le mot ?) la souffrance en concentrant mon attention sur le souvenir, la perspective de se retrouver, autant de choses qui m’ont ramenée dans la joie. Cela a fonctionné avec l’aide de la technologie moderne (texto, mail, téléphone), autant de moyens de communiquer qui permettent de garder le lien sans forcément se voir.
Parce que j’ai exprimé cela, je me suis vu opposer mon manque de désir, mon manque de sentiment : puisque je ne souffrais pas à l’absence physique de l’autre, alors, je ne l’aimais pas. « Aimer »… Je n’en étais certainement pas là, mais je ne crois pas que c’était le fond de la question. J’en ai discuté avec Sarah, qui me connaît bien. Elle m’a dit qu’en effet, le manque est le plus souvent associé à la souffrance et que si je ne fais aujourd’hui plus cette association, je l’ai eu faite. Serait-ce à dire que j’avance ? Qu’est-ce que ce serait chouette !
Voilà où j’en suis de cette question qui aura peut-être une suite sur ce blog… Une dernière remarque : cette « sublimation » ne fonctionne que si l’autre existe, entendre par là que s’il s’agit d’affronter le manque que provoque le célibat ; je ne sais pas (encore) capable de cultiver ma joie sur un autre putatif… mais comme je m’intéresse à la vie de Jésus, qui sait, cela peut arriver !