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Apéro @3

Ah, un cola !Le billet de Cécyle (cf. Apéro @1) fait écho à ma propre expérience. Souvent les gens me font des remarques sur mon peu de penchant pour l’alcool. Je bois un peu, mais j’ai sans doute eu deux ou trois sacrées vraies gueules de bois dans ma vie. Peut-être d’autres petites dans ma jeunesse, lorsque j’étais au lycée ou à la fac, et encore… Je n’aimais déjà pas trop boire beaucoup, notamment  je n’aimais pas être lamentable à ne plus tenir droite et ne me souvenir de rien. D’ailleurs, si je supportais moins l’alcool que d’autres, c’est que j’en buvais moins souvent. En tous les cas, ma dernière cuite avec laquelle je suis quand même rentrée chez moi, sans chercher le chemin, m’a donné envie de ne pas me refaire avoir par les mélanges dont on ne voit pas venir les effets.
Cécyle évoquait les effets de l’alcool et la façon différente de parler et se comporter. C’est vrai, mais je crois qu’en plus, le fossé se creuse tellement avec celle qui ne boit pas ou peu, que la prétendue facilité de communication devient une non-communication : monologue, répétitions, incompréhension… Parfois, je sens le point de basculement : l’échange était sympa, puis le contact et l’attention à l’autre sont perdus. Je suis toujours gênée et finalement ennuyée par le spectacle pas très drôle et rarement créatif de celui ou celle qui picole mécaniquement sans se rendre compte de l’éloignement des autres.  Je sais que cela est vrai dans l’autre sens : peu boire dans une assemblée  à une soirée arrosée isole. Dans ces occasions, il faut savoir partir au bon moment. Avant, je me disais que c’est dommage, maintenant c’est sans regret, car je sais que cela n’apporte rien de rester.
Un verre ça va, trois verres… au revoir les gars !