Pédé ! @3

La revue de presse de Media-G.net observe, autant que faire se peut à une petite main et demie, comment la presse papier traite de l’homosexualité. Dans le cadre de cette observation à fins de compilation, je suis tombée sur un article du Parisien du 10 février 2011 où il est question du spectacle de théâtre de boulevard que Laurent Ruquier consacre à l’affaire « Bannier-Bettencourt ».
Dans le début de l’article, je lis : « Dans un salon tout en dorures et tableaux trône un canapé carmin en forme de lèvres. Confortablement assise, Marianne Caquencourt (Catherine Arditi) interpelle Jean-Florent Marnier (Ariel Wizman) : (…) « (…) » rétorque le dandy. »
Je me trouve ici devant un de ces cas d’espèce qui alimente certains de nos échanges avec Isabelle. Peut-on considérer que « dandy » est ici synonyme d’homosexuel, une façon de dire sans le dire que Jean-Florient, à l’instar de son inspirateur, est pédé ? Je pose la question à Isabelle. Elle me répond : « Je ne suis pas d’accord. Ce peut très bien être un hétéro. Le dandysme était une posture esthétique pour hétéro et homo et j’aurais tendance à dire beaucoup plus pour hétéro. »
Sur le fond, elle a raison ; et les dictionnaires que je consulte vont dans ce sens. Pourtant… Je tente d’argumenter, invoquant le contexte. Isabelle ne veux rien savoir — elle est si sévère, parfois ! N’y aurait-il personne pour me sauver ? Eh bien si, il y a : Madame H. Dans son Petit Madame H illustré, elle écrit « Dandy : Folle chic. » Ouf ! Et même si c’est sans doute trop allusif pour se retrouver sur Media-g, comme le dit Isabelle, au moins j’aurai trouvé un usage homocentré de « dandy ». Quand même !

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