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Thalasso-« thérapie » @3

J’ai testé aussi la « Douche à jet ». Cela vous évoque quoi ?
Deux choses pour moi : les lances à eau des policiers pendant les manifestations et, j’ai envie d’ajouter « bien sûr », les camps de concentration où les nouveaux arrivants étaient passés au jet et au désinfectant alors que d’autres étaient punis en plein hiver par des jets d’eau glacée… N’oublions pas que ce n’était pas les seules « douches » mais ce n’est pas aujourd’hui mon sujet.
En entrant dans la pièce, plus longue que large, j’ai pensé aussi à ce film dont j’oublie toujours le nom dont le héros doit courir pour sauver sa peau. Je me suis déshabillée, suis allée au fond de la pièce, nue donc, avec mes lunettes de piscine sur le nez pour éviter que l’eau de mer ne me brûle les yeux.
Ça démarre. Je suis dos au jet. Je reviens à mon image de lance à eau. Elle ne tient plus, sans doute à cause de ma nudité. Celle des camps revient, aussi puissante que le jet qui, paraît-il, me « masse ». L’hydrothérapeute me dit de me retourner. Je lui fais face, paumes ouvertes (elle le commande ainsi). Auraient-ils été saufs à Mauthausen s’ils avaient eu des lunettes de piscine ?
Je ne veux pas être cynique. J’arrête là.

Thalasso-« thérapie » @2

Ma deuxième séance de « modelage sous affusion » a été différente de la première. L’hydrothérapeute, une femme d’au moins mon âge, n’a pas éteint la lumière. Elle ne m’a pas fait de « papouilles » non plus, donnant une certaine dynamique à son « modelage ». Mes muscles n’ont rien senti mais ma peau, elle, a été largement frictionnée, de pied en cap toujours, avec une insistance particulière sur mes fesses et mes hanches, quand même. Mes plantes de pied ont été épargnées — ouf ! — et la seule chatouille à laquelle j’ai eu du mal à résister a été quand les mains ont insisté dans le pli de mes genoux, au risque, chaque fois, d’une magistrale ruade — allez ! thalasso, je ne te hennis point.
L’ambiguïté a donc été levée, même quand le « modelage » s’attardait sur mes fesses et mon coccyx, les gestes étant plus toniques, … plus assurés ? L’hydrothérapeute d’hier était une très jeune femme… en début de carrière ? Je ne saurais le dire, pas plus que je ne saurais dire si cela m’a fait du bien. Je me suis ennuyée, quoique très concentrée sur ce nouveau billet et j’étais ravie que cela s’arrêtât. Les courbatures de la course de ce matin étaient toujours là, ma peau collait de sel et d’huile et ça me gratouillait un peu.
Et comme hier, je suis remontée dans la chambre juste après et ai mangé aussitôt un carré de chocolat. Isabelle me dit que cela attaque bien la cellulite. Quoi ? Le chocolat ?

Note : J’ai eu aussi ma deuxième séance d’avion à réaction. L’hydrothérapeute qui m’y installe m’a indiqué qu’il s’agissait du tout dernier modèle. J’ai remarqué en effet que le jet entre mes cuisses était plus constant…
Ah ! chérie. Mais pourquoi t’ai-je laissée à Paris ?