Archives mensuelles : novembre 2010

Contre @1

Il y a quelques années, Cécyle et moi projetions de customiser des tee-shirt blancs avec des transferts afin de promouvoir media-g.net, site auquel nous participions activement depuis déjà un moment. J’étais très contente (et fière !) de mon slogan… :
Contre-nature ?
Contre-culture !
J’en suis toujours contente et fière !

Préférences @2

Blague à part, je suis comme Isabelle ; je n’ai pas de « livre préféré » ou de « film préféré ». Et pire qu’elle (qui a une belle mémoire de ses sources), je ne me souviens même pas de ce que j’ai lu ou vu, au sens où je suis incapable de citer tel ou tel auteur ; si cela m’a intéressée, je l’intègre dans mon imaginaire ou mon savoir ; cela devient mien.
Il n’y a d’ailleurs pas, côté livres — le cinéma m’intéresse peu —, d’auteurs qui m’aient vraiment marquée. Étudiante, je me souviens avoir cherché, sans succès, un « maître à penser », les « maîtresses » étant ici fort rares. Je ne l’ai jamais trouvé. Et en littérature, c’est un peu comme ça que j’en suis venue à écrire des « romans lesbiens » : faute de trouver des récits satisfaisants au regard de mes « préférences », sexuelles cette fois, j’ai décidé de les écrire.
Doit-on en conclure que mes livres préférés sont les miens ? Oui. Ça me va.

Lens @3

La troisième fois que je suis allée à Lens, c’était encore avec des collègues.
Nous logions toujours au même hôtel juste à la sortie de la ville et après le dîner, nous sommes partis à deux (les mêmes !) nous promener. Juste au débouché de l’autoroute, à l’orée de Lens, une type en 4 L nous a interpellés de l’autre côté de la rue en nous criant « Tu vas où ? ». Il insistait, voulait nous emmener.
Nous avons eu le plus grand mal à lui faire comprendre que nous allions marcher. Il est du coup reparti, plus ou moins droit, complètement beurré.

Princesse @1

 

Une vraie princesse

Tout à l’heure, pendant le soutien scolaire organisé par mon amicale de locataires, il a été question de princesse. Trois petites filles sont là. Elles ont six, sept et neuf ans. Leur enseignante leur demande « C’est quoi une princesse pour toi ? ». Les réponses fusent :
— Elles ont une belle robe !
— Et une bague !
— Des boucles d’oreilles !
Leur enseignante remarque alors que chacune d’elles a une robe, des bijoux et n’est pas pour autant une princesse. Elle repose sa question.
— Du maquillage !
— Des talons !
À bout d’arguments, les petites filles laissent leur enseignante conclure.
— Pour être une princesse, il faut que leur papa soit un roi.
De derrière mon ordinateur, je lance :
— Ou leur maman une reine !

Lens @2

La première fois que je suis allée à Lens, c’était avec des collègues.
Nous logions à un hôtel juste à la sortie de la ville et après le dîner, nous sommes partis à deux la visiter un peu. Il y avait une grande fête plus loin, au stade, avec un feu d’artifice que nous avons regardé assis sur un bout de muret d’où la vue semblait pas mal.
Quelqu’un est alors passé et nous a lancé, admiratif : « Ah, il y en a qui connaissent les bons coins ! ».

Sucer @1

Dans le cadre de mes activités associatives de locataire, j’organise la gestion collective d’un local pour les associations du quartier. La grille de ce local est un peu capricieuse et, à trois reprises, un des utilisateurs de ce local m’a appelée pour que je vienne fermer la porte, sans se soucier de savoir si j’étais ou non dans les parages. À chaque fois, j’ai dû faire appel à des locataires qui sont descendus de chez eux pour fermer cette grille jusqu’à jeudi dernier où Ma-Jeanine est passée par hasard au moment où ce monsieur tentait, toujours en vain, de fermer cette grille.
Elle s’arrête et lui propose de lui montrer comment faire. Elle prend sa clé et, dans un geste réflexe (elle avait fait de la couture tout l’après-midi), suce la clé comme on suce le bout d’un fil pour qu’il pénètre mieux le chat (de l’aiguille). Lui : « Ah bon ? Il faut sucer la clé ? » ; Ma-Jeanine, sans se démonter : « Bien sûr, cela rentre mieux » ; et de fermer la grille à clé sans aucune difficulté. Éberlué, le monsieur tente sa chance, non sans oublier de sucer la clé… Et hop ! la grille se ferme.
Reste à savoir s’il la sucera à chaque fois !Dans le cadre de mes activités associatives de locataire, j’organise la gestion collective d’un local pour les associations du quartier. La grille de ce local est un peu capricieuse et, à trois reprises, un des utilisateurs de ce local m’a appelée pour que je vienne fermer la porte, sans se soucier de savoir si j’étais ou non dans les parages. À chaque fois, j’ai dû faire appel à des locataires qui sont descendus de chez eux pour fermer cette grille jusqu’à jeudi dernier où Ma-Jeanine est passée par hasard au moment où ce monsieur tentait, toujours en vain, de fermer cette grille.
Elle s’arrête et lui propose de lui montrer comment faire. Elle prend sa clé et, dans un geste réflexe (elle avait fait de la couture tout l’après-midi), suce la clé comme on suce le bout d’un fil pour qu’il pénètre mieux le chat (de l’aiguille). Lui : « Ah bon ? Il faut sucer la clé ? » ; Ma-Jeanine, sans se démonter : « Bien sûr, cela rentre mieux » ; et de fermer la grille à clé sans aucune difficulté. Éberlué, le monsieur tente sa chance, non sans oublier de sucer la clé… Et hop ! la grille se ferme.
Reste à savoir s’il la sucera à chaque fois !

Villes @1

Frac LorraineNovembre 2010, à Metz, j’ai visité la ville et au fil de ma promenade, des édifices dont l’hôtel Saint-Livier qui abrite le FRAC (Fonds régional d’art contemporain) et l’église Sainte-Ségolène.
Dans le premier, j’ai voulu visiter le jardin à l’arrière du bâtiment, aménagé avec des panonceaux donc invitant à être parcouru. J’ai poussé la porte puis, lorsque j’ai voulu rentrer, me suis rendue compte qu’elle était verrouillée d’un côté comme une issue de secours et empêchait de ré-entrer. J’ai toqué à la porte pour que quelqu’un vienne m’ouvrir.
À l’église, je suis entrée par la porte principale, grande ouverte. Je n’étais pas seule, car une femme était assise à la dernière rangée de chaises. J’ai marché, regardé les vitraux, entendu des bruits de clés et de portes. M’inquiétant, je suis allée voir la dame pour savoir comment ressortir, car la grande porte venait d’être fermée. Elle m’a regardé, surprise, car elle ne m’avait ni vue ni entendue entrer puis déambuler. Elle a dû chercher ses clés au fin fond de sa poche pour me libérer.

Lens @1

Lors des voyages organisés dans le cadre du travail (par l’association du personnel par exemple), les chambres sont toujours doubles, avec des lits jumeaux, pour des questions de coût. La séparation des genres est bien respectée.
Au cours d’une sortie d’un week-end à Lens, nous devions noter sur une feuille avec qui nous souhaitions partager la chambre. J’étais partie avec un collègue à côté duquel j’étais assise dans le car, vers le fond. Arrivé à notre niveau, l’accompagnateur du groupe nous tend la feuille avec des listes de binôme du même genre et nous mettons nos noms. Nous avons fait sensation. Le lundi matin, la rumeur circulait bon train, avec des interrogations, car mon homosexualité alimentait les conversations depuis déjà un moment. Cela nous a beaucoup amusés.
Nous sommes allés plusieurs fois à Lens, j’ai toujours partagé la chambre avec lui. La seule fois où l’on nous a demandé en raison du nombre d’inscrits de nous séparer pour éviter qu’une autre femme se retrouve avec un homme, il y a eu un souci de réservation. Du coup, ils ont cherché des volontaires pour partager des lits doubles et nous avons été candidats. Mon collègue avait même emporté son drap, car il a tendance à s’entortiller dedans. L’honneur des organisateurs a été sauf, car en raison de désistements, nous avons eu des lits séparés.
J’ai un autre collègue que ce type de règle n’a pas dérangé du tout : c’est au cours d’un de ces voyages entre collègues qu’il a rencontré son compagnon…