Ouf ! @1

Le moment qui m’a fait le plus de bien dans la thérapie que j’ai suivie pendant deux ans est quand j’ai arrêté. Ce n’est pas qu’elle ait été inutile, car je n’aurais sans doute pas eu ce ressenti sans tout le cheminement qui précédait, mais j’avais pris la bonne décision. Cela était un soulagement et une formidable puissance que d’être sûre de ce qui était bien et bon pour moi. Ce d’autant que la thérapeute ne partageait pas mon avis.
J’avais déjà effectué, avec sa bénédiction, une pause pendant un temps, à deux reprises. J’étais alors revenue une fois après rupture, une fois après un décès. Quand je lui ai dit à l’avant-dernière séance que je voulais arrêter, elle a trouvé que ce n’était pas « une bonne idée ». Lorsque j’ai réitéré mon propos pour affirmer que j’arrêtais, sa réaction a été « chaque fois, vous revenez cassée », dans une tentative de me garder, d’une certaine façon en me culpabilisant. Ça a été le meilleur moyen de me conforter dans ma décision : j’arrêtais de la voir et surtout définitivement. Transfert dit-on, je l’ai visiblement trahie, abandonnée… pour une fois que ce n’est pas moi qui avait ce sentiment-là.

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