Sauna @4

Elle est partie en vacances. Loin. Longtemps.
Je ne sais pas ce qu’elle a mis dans mon café mais depuis que je l’ai déposée au métro Crimée, elle m’obsède. Jour. Nuit. Je pense à elle. J’ai à peine une image à moi, elle, de l’autre côté de la table, son cou, épaule droite.
Pourquoi je ne l’ai pas embrassée ?
Je n’en ai pas eu envie, à cet instant-là. C’est maintenant que j’en rêve.

Après notre déjeuner, je suis allée voir Sarah. Elle m’a donné un Boudha à vendre au vide-grenier. Arrivée chez moi, je l’ai posé dans la bibliothèque de l’entrée en lui mettant les cartes en main : soit elle m’embrasse et il reste là ; soit elle ne m’embrasse pas et il finit au vide-grenier au profit de l’îlot.
Pauvre Bouhda !

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