Archives quotidiennes :

Aïe ! @1

King Kong ThéorieLe dernier rêve dont je me souviens bien : j’assistais à une scène dans la rue, où des hommes en voiture roulait intentionnellement sur une jeune femme qu’ils ne semblaient pas connaître. La voiture avançait avec cette jeune femme en dessous, brinquebalée et ne pouvant sortir. Les hommes s’amusaient beaucoup de la situation. Je les suivais et très vite avisais pas loin des policiers que je prévenais au plus vite et accompagnais à un carrefour où la voiture était arrêtée. La jeune femme se relevait, les vêtements déchirés et couverte d’ecchymoses, de bleus, de contusions. A l’écart, m’assurant que les policiers géraient tout cela, je m’éloignais, prenant soin que les agresseurs ne me regardent.
Ce n’était pas un cauchemar laissant moite de sueur et de peur, mais plongeant dans la sidération de la violence, grande violence, facile, gratuite, de la domination et de l’avilissement. J’ai refait un tel type de rêve le lendemain, qui m’a aussi réveillée, mais je n’ai pas pu m’en rappeler dans le détail. Cela fait des mois que je ne m’étais pas souvenue d’un rêve, d’un cauchemar. Cela fait des jours que je l’ai fait et il est encore vivant. Cela fait quelques jours à peine que j’avais terminé King-Kong théorie de Virginie Despentes où elle évoque notamment le viol qu’elle a subi par des mecs qui l’avaient prise en stop. A chaque fois que je repense aux lignes de récit de Despentes ou aux images de mon rêve, j’ai encore la gorge sèche et un goût de malaise.

Pauvres enfants ! @1

À Cheverny, le château qui a inspiré Hergé pour Moulinsart.
C’est du pain béni pour les descendants propriétaires du lieu qui peuvent marchander avec la féroce fondation Hergé, grande protectrice des intérêts des héritiers du dessinateur, pour tenter de tirer quelques bénéfices de l’affaire. Ainsi, une exposition permanente a été installée en juin 2010 avec des reconstitutions de lieux « haddockiens » ou « tournesolesques ». Le final est un clin d’œil aux habitants de la ville, avec des portraits de personnages de la bédé accolés aux photos de leurs incarnations actuelles (le maire de fiction et l’élu local, le journaliste de papier et le reporter du coin, etc.).
Les photos sont bien récentes et le travail d’Hergé a, disons au bas mot, plus d’une cinquantaine d’années. Voyant cela, une grand-mère a seriné doctement à son jeune petit-fils : « Tu vois, ce sont les gens qui ont servis de modèles ! ». Elle l’a même répété, ce qui nous a permis de vérifier que je n’avais pas halluciné.
Pauvre gamin, encore un qui risque de trouver injuste qu’on se foute de sa gueule à l’école, à moins que, prudent, il soit déjà conscient que tout le monde peut dire des conneries et que l’admiration filiale peut avoir des bornes. Dans ce cas, chapeau ! il est bien en avance sur beaucoup d’autres…

M’sieur, M’dame @1

Piège... ce n'est pas un château de la Loire ! ;-)Lors d’un séjour en Val-de-Loire, j’ai circulé avec mon neveu de dix-neuf ans (vingt de moins que moi), à vélo de château en château, d’hôtel en hôtel. À chaque fois, j’allais à l’accueil pour nous annoncer et demander où garer les bicyclettes que gardait mon compagnon de route à l’extérieur. Une fois, l’hôtelier m’a tendu les clés pour moi « et mon mari ». J’ai répondu que non ce n’était pas mon mari, du coup, il s’est repris pour « votre compagnon ». J’ai précisé « non plus ». Il s’est alors rabattu sur « la personne qui vous accompagne »… C’est sûr, à chaque fois, nous détonions et devions susciter les interrogations : visiblement pas dans un rapport mère – enfant ni amants.
Une autre fois, nous dînions lorsque la serveuse est venue nous demander « nos numéros de chambre » :
— La 48
— Et l’autre ?
— La 48…
— Ah, merci !
Eh oui ! en plus, nous partagions une chambre avec deux lits jumeaux…