Archives par étiquette : Ouf !

Rigolo @13

Les Mouton en rient encore…
– Mais d’quoi ?
– La blaaaaaaaaaague que nooooootre Cécylou s’est faite aaaaaavec Uke !
– Hum, j’vous suis pas là, j’suis en pleine prépa’ de sa nouvelle carte sim.
– Cécylou nous a dit qu’elle ne trouv*aaaaaaaaa*it plus un ore*iiiiiiiii*ller. C’était tr*èèèèèèèèèè*s *ééééééééé*trange. Il avait dispar*uuuuuuuuu* !
– Ah ! oui, ça a duré quelques semaines, on en était tout retourné à la maison et on y a tout retourné. Ma ménagère était un peu perturbée, car ce n’est pas grand chez nous. J’ai roulé partout pour le chercher, enfin pas tout à fait partout…
– Ouiiiiiii ! Cécylou l’aaaaaa retrouvééééééé… dans Uke.
– Eh ! Uke confiné avait joué avec l’oreiller, pas pour faire croire qu’il était enceint, mais pour prendre un peu de volume et être plus à même de judoker.
– Judok*eeeeeeeee*r ?
– C’t’une invention d’Caddie.
– Bref, on a retrouvé l’oreiller. Et les Mouton en rient encore.

Bigleuse @122

Toujours dans le cadre de mes feuilletons estivaux, je reviens sur mon billet où j’évoquais le manque de lisibilité des supports de communication de mon bailleur avec ses locataires ; j’ai donc reçu une longue réponse de l’assistante du directeur général. Celle-ci faisait état d’une bonne volonté évidente, avec une maîtrise partielle du sujet. Je lui ai donc répondu sur les aspects de sa réponse que je trouvais discutables en lui mettant quelques copies d’écran pour être plus explicite puis, quelques jours plus tard, ai envoyé la photo d’un nouveau support illisible* affiché dans mon hall (ci-contre) avec un lien sur le point de mon article sur la communication numérique basse vision qui parle des textes.
Ce second mail m’a valu une réponse de la « Responsable pôle communication digitale » qui me remercie des informations transmises, m’annonce la refonte de leurs « outils digitaux » et m’invite à lui faire part de toute nouvelle difficulté que je pourrais rencontrer. Le langage utilisé, très convenu, me fait douter des conséquences réelles de mon expertise. Mais, qui sait ? Je resterai donc attentive et ne manquerai pas de poursuivre cet échange autant que de besoin. Je vous dirai.

* Il s’agit d’une affiche indiquant les gestes de prévention covid-19 dans nos immeubles. Je ne peux en dire plus. Je ne la lis pas.

Déo @29

Salut, c’est Caddie !
— T’as changé d’look ?
Rigole pas, là, j’suis scotché. Et pour me scotcher, faut y aller. C’est que ma ménagère a reçu un appel personnel du musée du Louvre ! Mais pas pour elle, pour Isabelle. Si, si, on appelle Cécyle pour contacter Isabelle. Elle fait assistante d’attachée principale.
— Raconte, mon pote !
Vous savez, Isabelle a écumé les musées et la très grande bibliothèque. Alors, à la Culture, c’est une star. Ils la regrettent à fond. Y en a même un qui en a parlé à la Bachelot et ils ont pensé à elle pour être secrétaire d’État auprès de la ministre de la Culture.
— Celle aux tailleurs rooooses ?
Celle-là.
— T*aaaaaa*nt que Isabelle doit p*aaaaaa*s p*ooooo*rter un tailleur r*ooooo*se…
C’est clair que ce serait rédhibitoire. Le service public, oui, mais y a des limites.

Corps @27

Dans mon précédent billet, j’évoquais comme il m’a fait du bien de commencer à enlever les meubles pour l’impression bénéfique d’avancer, d’évoluer, d’ouvrir l’horizon, d’amorcer le changement. Cela m’a aussi fait du bien de mettre la main à la pâte.
Pour les manipulations les plus physiques, j’ai eu de l’aide. Mais j’ai démonté, dévissé, porté, ce qui m’a été très bénéfique aussi. D’autant que j’ai appris et compris le fonctionnement de charnières ou l’installation d’équipements.
Du coup, il m’a été possible d’en donner des parties. Un élément bas par-ci, une planche avec des taquets par-là ont réjoui ceux que tout cela dépannait.
Quant aux restes, j’ai pu obtenir un créneau pour les premières tournées d’encombrants post-confinement. Comme je devais déposer la veille, peut-être que ces planches ont fait le bonheur de passants.
Tout ceci est un bon équilibre de bienfaits. Des satisfactions mentales, physiques, intellectuelles, affectives… tout cela s’annonce bien.

Vérité syndicale @33

Salut, c’est Caddie.
Je sais pas comment vous dire… je suis tellement malheureux ! Faut me comprendre ; si j’avais su mais y a tant à contrôler quand on fait les commissions avec ma ménagère albinos que ça m’a échappé. Et voilà, à cause de moi, elle aurait pu mourir.
— Quoi mon Caddinounet ? C’t’une blague ?!
Si seulement, Petit Koala. Si seulement ! Mais c’est grave ! Trop grave. Je dois me faire vieux en dépit des soins du kiné. Il faut que j’arrête mes fonctions de Caddie officiel. Je ne peux pas la mettre en danger comme ça. Tout le monde compte sur moi.
— Pour sûr mon Caddinounet ! Et on a l’totale confiance. T’as pas pu faire u’truc grave à c’point.
Si tu savais…
— Ben raconte !
Tu diras pas aux Mouton ? Ils m’en voudront à mort !
— D’abord, l’Mouton, n’en’ont jamais voulu d’quoi qu’c’soit à personne, surtout pas à toi. Ils t’aiment si fort. T’as bien l’droit d’faire d’boulettes. Tu fais tellement pour tout l’monde. C’est à cause d’c’jambon ?
Non, ça, c’était pas moi ! C’est à cause du gel contre le minus. Je lui ai fait utiliser du gel qui n’en est pas.
— Non ?
On a vu au Magazine de Marina. Y a gel et gel. On en avait acheté deux petits flacons au Lidl y a plusieurs mois. Y a marqué « gel hydroalcoolique » et j’avais regardé qu’il y avait de la bibine dans la composition. Mais c’était pas le premier ingrédient et pas le bon tord-boyaux ! Ça m’a étonné qu’y avait pas le taux indiqué mais bon, ça m’avait pas inquiété ! Alors tout le début qu’elle a utilisé ce stock, ben le minus, il aurait pu lui rentrer dans la voie respiratoire.
— C’t’histoire !
Tu comprends pourquoi faut que j’arrête les commissions ? et la protection rapprochée ? Je devrais me trouver un petit coin tranquille à la cave, pour la retraite…
— C’est hors d’question mon Caddinounet chéri ! J’savais pas non plus qu’y a gel et gel. Et je t’parie que t’lui as trouvé l’vrai d’puis.
Ouais, à la pharmacie. J’ai vérifié, c’est bon. Mais quand même. J’veux pas la tuer !
— Arrête av’ça. Elle va bien et tu m’as dit qu’elle s’lave l’mains au savon quand elle rentre et t’passe la poignée au vinaigre.
Je confirme, ça pue.
— Alors, viens ! Les Mouton nous attendent pour l’foooooot ! J’dirai rien, promis. Mais toi, t’mouches ton nez et t’oublies cet’ idée d’arrêter. J’aime pas d’t’voir comme ça.
Merci. T’es un vrai pote.
— T’es mon Caddinounet, l’seul, l’unique.

Manque @12

À propos de manque, Danielle ne sort plus. Je lui fais ses courses. Elle a un grand appartement avec un balcon mais son confinement prend un tour particulier. Elle devait déménager définitivement en Vendée pour se rapprocher de sa famille le 29 mars dernier. Quand on a commencé à comprendre que le confinement allait avoir lieu, la moitié de son électroménager était vendu, ses cartons pour beaucoup faits… Elle a pu sauver in extremis son frigo de la vente, récupérer deux plaques électriques chez une voisine et reporter son congé.
Elle vit donc dans des conditions un peu spartiates, défaire ses cartons étant pour elle une épreuve autant que cela l’est de les faire. Mais Danielle n’est pas du genre à réclamer. J’ai donc mis quelques jours à comprendre que, quand je lui propose des choses, et qu’elle n’en veut pas, c’était pour « pas déranger ». Avant de le comprendre, et de m’en expliquer avec elle, j’avais toujours augmenté ses commandes, sachant peu ou prou ce qu’elle aime. Mais ce n’est pas si pratique de faire les courses pour quelqu’un qui ne demande que le minimum. Pas grave. Je m’en arrange.
Je lui ai ainsi proposé de lui apporter des lentilles corail au curry coco avec un peu de riz. Elle m’a répondu « Non, je me ferai des pâtes. » et, quand je lui ai proposé quelques carottes au retour des commissions, elle m’a dit « Ma râpe est dans les cartons. » J’ai fini par lui poser clairement la question : « Tu n’aimes pas les lentilles corail au curry coco ou est-ce que c’est pour ne pas m’embêter que tu as décliné ? » Réponse : « Je n’en ai pas dégusté comme ça mais c’est pour pas t’embêter. »
Elle a donc eu des lentilles, du riz, des carottes râpées et quelques noix décortiquées après qu’elle m’a dit qu’elle me donnait son restant vu que son casse-noix était dans les cartons. En discutant depuis le couloir, à trois mètres de distance, elle m’a dit « Je ne veux pas que tu manques. » C’est donc ça ! Danielle est née en 1941, elle a connu les tickets de rationnement, les files devant les magasins, les produits que l’on ne trouve pas… et le président a dit « C’est la guerre ! » Oui et non, Danielle, c’est la guerre contre le virus mais pas la guerre tout court : nous ne sommes pas en 1941 ; l’approvisionnement se fait (presque) normalement et le confinement n’est pas là pour échapper aux tirs des nazis, mais pour éviter d’attraper et diffuser un virus.
Il y a des jours, comme ça, où je me dis qu’il y a des mots à inventer car à faire certaines références, on entretient des peurs qui n’ont pas lieu d’être et on provoque cela même qu’il faut éviter : que les gens sortent tous les jours faire des stocks qu’ils finiront par jeter. Quant à Danielle, je lui enverrai ce billet pour qu’elle se sente bien gourdasse de croire que les deux carottes que j’ai râpées seraient susceptibles de me manquer. Quand il n’y aura plus de pain, on mangera de la brioche !

Bigleuse @116

En octobre 2018, j’ai bénéficié d’un bilan optique gratuit dispensé par une fondation financée par un grand lunettier. C’était la deuxième fois que j’y allais. La première visite n’avait pas été concluante mais je cherchais de quoi limiter l’effet de la photophobie. Après un passage express auprès d’un orthoptiste qui ne savait rien de l’albinisme, un opticien m’a reçue, avec sa batterie de verres et de filtres. Il ne trouvait rien pour m’aider avant de me proposer des filtres polarisants n°1. J’utilise déjà ce type de filtre intégré à mes solaires ; c’est très confortable.
Sur le coup, cela m’a semblé bien. L’opticien m’a donc orientée vers un opticien (de la marque qui subventionne la fondation) en recommandant que l’on me prête ces filtres en mode surlunettes quelques jours. J’y suis allée et en suis ressortie avec un devis de 481,20 euros dont 258,80 pour un support-monture en plastique qui se pose sur des lunettes, et sans période d’essai. Je suis allée voir mon ophtalmo qui m’a vivement conseillé de faire jouer la concurrence.
Chez un autre opticien réputé pour son rayon basse vision, j’ai eu un devis à 200 euros. On en trouve sur le Net à moins de 40 euros, 20 euros sur le site d’un marchand qu’il convient de boycotter. Mais, sur le Net, le n°1 n’existait pas. Genespoir, association française des albinismes, m’a orientée vers un opticien du 15e arrondissement que je ne suis finalement pas allée voir, un peu dépitée par toutes ces recherches.
En novembre 2019, mon ophtalmo m’a suggéré de me préoccuper de ce filtre à l’occasion de nouvelles lunettes. Je suis allée voir cet opticien du 15e. Il était très dubitatif sur l’effet possible du filtre polarisant pour apaiser la photophobie, surtout en intérieur. Il m’a fait essayer quelques verres et filtres, écoutée surtout, et, de fil en aiguille, on a compris que ce qui m’apaisait dans le filtre polarisé n°1 était la légère teinte grise qui peut être reproduite par un simple filtre solaire !
Une semaine plus tard, j’avais, pour un prix modique, des filtres solaires montés sur des surlunettes. Il ne m’a pas fallu une journée pour m’y adapter et le constat est sans appel : devant un écran, et même chez moi à faire la cuisine ou autre, c’est le bonheur ! Mes yeux tirent et pleurent moins. Je vais donc vite retourner chez l’ophtalmo pour avoir la bonne ordonnance (qui ajoute la correction de ma « presbytie naissante »…) et avoir des lunettes adaptées à mes soucis particuliers d’albinos.
Verdict ? Si vous cherchez un bon opticien, un qui connaît son métier et fait beaucoup plus que vendre des lunettes, demandez-moi. Je vous donnerai ses coordonnées.

 

Noël @41

Je suis très déçue par mon fournisseur d’énergie. Je comptais bien avoir ma prime de Noël, comme l’année dernière où, après un prélèvement abusif suite à une erreur d’échéancier, j’avais bénéficié d’un « geste commercial » de 30 euros, mais je crains n’avoir aucun argument pour réclamer cette année alors que tout avait si bien commencé… À échéance du relevé de mon compteur, je reçois un « calendrier de paiement » (je suis mensualisée) qui porte mon échéance à 87 euros mensuels là où elle est d’ordinaire de 24,79 euros. Mon sang ne fait qu’un tour. Je me connecte à mon compte client, trifouille et trouve finalement le relevé fait qui apparaît en grisé à l’endroit où je pourrais saisir moi-même un relevé.
Je compare le chiffre avec le précédent, trouvé sur ma facture. Il fait apparaître une consommation de 2474 kW/h contre 549 kW/h les six mois précédents. Caddie se shoote au 220 en mon absence ? Il dément. J’appelle mon gardien. Il vient m’aider à faire le relevé : 51944 ; soit une consommation de 590 kW/h ; c’est plus raisonnable (même si je cherche la cause de ces 41 kW/h supplémentaires…) J’appelle ; après quelques tergiversations d’usage, ma bonne foi est reconnue et mon échéancier repasse à 25 euros. Je dois recevoir un courrier de confirmation.
J’attire l’attention de mon interlocutrice sur le fait que nous sommes le 31 octobre, et que le premier prélèvement est indiqué au 6 novembre alors que le montant de mon « chèque énergie » n’est pas épuisé. Si mon fournisseur d’électricité fait ce prélèvement, c’en est fait de lui et j’exigeais des réparations, prélever un indu étant parfaitement illégal. La dame est désorientée ; son ordinateur lui dit qu’il n’y aura pas de prélèvement ; mon échéancier dit le contraire ; et l’expérience me pousse à le croire. C’est donc sans une certaine impatience que j’attends le 6 novembre et là ; patatras ! Aucun prélèvement ! Mon fournisseur ne s’est pas mis hors la loi et je perds tout argument pour ma prime de Noël. Mais qui va payer mes chocolats ?
— Tu ferais bien d’en manger moins…
Caddie ! Ne me dis pas que tu es partie prenante à cette conjuration ?
— Va pas me traiter !
D’accord, Caddie. Mais quand même, mes chocolats

Biodiversité @20

Pour mon treeeeeeebonziiiiiversaiiiiiirt, j’avais décidé d’aller au square faire un peu de sport sur les machines, avec un petit échauffement, abodos et étirements à suivre. Je me suis habillée un peu chaudement, corsaire, sweat avec capuche sur la tête, veste de sport par-dessus, solaires… Je pars en petites foulées et passe devant le collège. Un ados me lance, goguenard :
— Vous pouvez le faire, madame !
Je m’arrête, coupe le chrono et m’avance vers lui.
— Pardon ?
Il rigole. Ses potes regardent.
— Vous pouvez le faire !
— Ah oui ? Et pourquoi vous dites ça ? Parce que je suis une vieille femme qui fait du sport ?
— Non madame ! C’est que vous pouvez le faire.
Je dois mal comprendre le langage des jeunes. Je trouve son insistance blessante. Je lui demande s’il en fait lui, du sport, car moi, j’en fais une heure par jour et le lui recommande.
— Juste un peu au collège.
Je n’arrive pas bien à savoir s’il se fout de ma gueule ou pas. Je crois bien que oui. Je lui souhaite une bonne journée et repars en courant, un peu en colère, en lui lançant un nom d’oiseau d’assez loin pour qu’il ne comprenne pas. Déjà, j’étais en forme en me levant, un effet du billet des Mouton et des cadeaux reçus la veille. J’étais désormais au taquet, un peu plus fière de mes 56 ans et mon deuxième dan en cours.
Hajime la vieillesse ! Je suis vivante.

Va chez l’gynéco @35

L’approche du 31 décembre sonne l’heure des bilans. Forcément. Que vais-je retenir de cette année 2018 ? Un événement majeur me vient sitôt, un qui finalement me permet de dire que ma vision de la vie s’est affinée dans un sens qui me va bien. L’histoire est un peu longue, je fais court.
Trois mois après la mort de mon ami Daniel d’un choc septique lié à un cancer avancé du côlon, début janvier donc, je fais le test de dépistage dudit cancer, test toujours aussi délicat pour moi (ici), sereine quant au résultat ; je n’ai pas bu une goutte d’alcool depuis quinze ans, ai arrêté de fumer il y a quatorze ans, fait six à sept heures de sport par semaine, mange peu de viande et cuisine beaucoup en mode méditerranéen… Bingo ! Test positif. Je passe les détails de l’annonce, de la peur de mourir, de mon aversion pour les coloscopies, mon anus étant la seule voie de passage que je n’autorise à personne ; je n’ai pas eu le choix.
Coloscopie. Deux heures trente d’intervention pour un foutu polype tout plat qui ne voulait pas bouger de là. Il n’est pas si gros, bénin, mais coriace me mettant à deux coups de bistouri près d’une intervention plus invasive. Une anesthésie compliquée et douloureuse. Trois agrafes. Une nuit d’hôpital. Contrôle dans six mois. Coloscopie. Un autre polype, tout aussi bénin, pas coriace. Tout va bien. Contrôle dans deux ans. Ouf ! J’ai eu mal. J’ai eu peur. J’ai été autant bien que malmenée. Une seule chose pourtant retient mon attention : je suis sauve, grâce au test systématique et à l’efficacité des équipes de l’hôpital Saint-Joseph et de ma médecin traitante. Merci.
Oui, c’est ça que je retiens : que je suis vivante ; que c’est précieux de l’être ; que je ne suis à l’abri de rien ; que je veux vivre encore, longtemps ! Je retiens également l’amour de Isabelle, Sarah, Frédéric, Johnny, Danielle et Chloé ; puis de mes judokas et des amis à qui j’en ai parlé après avoir été rassurée (à demi) par la première coloscopie. Je n’oublie pas les Mouton, Caddie, la bande, mes Tours… Je suis vivante. Voilà ce que me dit 2018. À l’écrire, je mesure un peu plus le caractère incroyable d’un tel bilan. Vivante. Et aimée. Particulièrement aimée.
Si là n’est pas le bonheur, où est-il ? Le bonheur.