Archives par étiquette : Juris

Vroum @26

Entendu lors d’une manifestation de motards à Paris ce samedi 6 février pour protester contre l’expérimentation du stationnement payant des deux-roues motorisés :  » Rouler en moto, c’est être libre et mobile. »
Libre de quoi ? De ne pas respecter le Code de la Route et les autres modes de déplacement ?

Noël @48

Après le Nouvel An, le journal télévisé a proposé un reportage sur ces Français qui ont choisi de partir célébrer la nouvelle année à l’étranger pour éviter les contraintes sanitaires. L’une des villes les plus prisées était Dubaï dans les Émirats arabes unies. Une famille française explique son choix : « Ici, on est libre : pas de masques à porter, pas de distanciation sociale et pas de limitation du nombre de personnes. À Dubaï, c’est la liberté. »
À chacun son idée de la « liberté » manifestement.

Pucer @49

Je vous avais promis un troisième épisode dans le feuilleton « Paris Habitat au pays des hackers », le voici. Je vous renvoie au premier, et au second, si vous n’avez pas suivi.
Toute correspondance étant couverte par le secret, je ne peux pas reproduire la réponse qui a été faite par une responsable de mon bailleur à mon interpellation sur la préservation de mes données personnelles après l’attaque subie par son réseau informatique. Mais j’ai eu une réponse, très vite, qui m’a fait rire. Celle-ci, en trois lignes, avait vocation à m’assurer que mes données personnelles n’étaient pas sorties des disques durs mais une coquille s’est glissée dans le texte, perfide coquille qui faisait dire à mon interlocutrice le contraire de ce qu’elle souhaitait.
Dois-je considérer que la coquille dit l’indicible, soit que des données personnelles ont été volées, ou que les gestionnaires des réseaux ignorent si tel a été le cas ? Je n’ai pas l’habitude de considérer que les institutions publiques, par principe, mentent ; elles s’arrangent parfois avec la réalité mais guère plus. Je n’ai de toute façon pas le moyen de vérifier. J’accorde donc volontiers le bénéfice du doute à mon bailleur en restant vigilante, bien sûr.
L’affaire est close ? J’espère.

 

Pucer @48

Mon téléphone sonne.
« Bonjour. M. Flanagane ?
– Ah non désolé.
– Ce n’est pas M. Flanagane ?
– Non pas du tout, c’est M. R.
– Bonjour M. R. J’avais une proposition à faire à M. Flanagane mais comme elle n’est pas nominative, je peux également vous en faire bénénéficer…
 »
Depuis plusieurs mois, je reçois régulièrement des appels pour ce « M. Flanagane ». Une erreur de numéro dans un fichier ? Que nenni. Il s’agit en fait d’une technique utilisée par des commerciaux manifestement dépourvus de talents marketing pour tenter de vous vendre un produit, un service ou une prestation.
Après deux ou trois appels de ce type il y a plusieurs mois, les conversations sont aujourd’hui bien plus courtes :
« Bonjour. M. Flanagane ?
– Ah non. Bonne journée.
 » et je raccroche.
Quant à ma liste de numéros de téléphone bloqués, elle est bien plus longue.

Chouette @41

Cette année, j’ai fêté mes vingt-deux ans dans la fonction publique. Et j’ai eu pour la première fois une promotion, une vraie, celle de changement de grade. Je ne pensais pas que cela m’arriverait, car je ne savais pas que cela pouvait m’arriver (ce qui est la raison la plus plausible, non ?)
Non, je ne pensais pas, car je ne savais pas trop comment se déroulait ce type de promotion. Je croyais que c’était plutôt en fin de carrière, et j’ai encore pas mal d’années devant moi. À tel point que je n’ai pas encore ouvert le courrier sur ma retraite, arrivé le jour de mes 50 ans. D’autant qu’ayant pris récemment mon nouveau poste, je n’avais pas envisagé d’étudier la question. J’avais encore en tête la dernière fois que j’avais préparé jusqu’au bout un examen professionnel, pour que l’on m’annonce finalement que je ne remplissais pas les conditions pour y prétendre.
Bref, je suis passée « attachée hors classe ». Et c’est la vraiment classe ! C’est surtout une reconnaissance professionnelle majeure. On ne devient « hors classe » que par promotion, il n’y a aucun examen professionnel ou concours. Alors je ne boude pas du tout mon plaisir, moi qui tirais une fierté, peut-être puérile, d’avoir avancé dans ma carrière par la voie des examens, écrits ou oraux, donc par des épreuves. Peut-être puis-je me permettre de ne plus être dans l’effort pour savourer ce qui vient ?
Dans le contexte actuel d’incertitude et d’inquiétude, cette promotion a une saveur particulière. Merci à toutes celles et tous ceux qui m’ont permis d’arriver là. Cette reconnaissance à mon égard est aussi ma reconnaissance à leur égard.

Réclamation @82

En mai dernier, je vous indiquais que EDF me réclamait 2 000 kW/h d’électricité, moi qui n’en consomme pas 1 000 par an. Mes échanges avec le service commercial ont duré jusqu’en juillet à grands coups de factures, contre factures, prélèvements indus, etc. Ma réclamation finale n’ayant pas résolu notre différend (le montant de ma consommation réelle a été rectifié mais sans grande clarté ni respect du droit), j’ai décidé de saisir le médiateur de l’énergie.
Une procédure contradictoire en ligne a eu lieu, chacun avançant ses arguments. Aujourd’hui, le médiateur m’a fait une proposition de conclusions qui comporte une indemnisation financière de la part d’EDF mais aussi de Enedis à l’origine du différend. J’ai refusé ces indemnisations, d’un montant dérisoire, considérant que la reconnaissance des fautes commises m’est plus importante. J’avais déjà renvoyé un chèque à EDF en juillet qui m’avait directement indemnisée sur mon compte ; ils l’ont encaissé et ont de nouveau fait un virement, que je ne peux contester. Il faudra que je me penche un jour sur cette question.
Ceci étant, la conclusion du médiateur de l’énergie n’est pas encore définitive mais j’ai reçu une lettre chèque de Enedis. J’en trouve les intitulés très drôles. Il est écrit « En règlement des créances détaillées ci-dessous, veuillez trouver un chèque à l’ordre de madame… » Et quand je regarde le libellé, il y a trois informations que je masque pour préserver mes données personnelles et l’anonymat de l’agent Enedis mentionné ; ce sont un numéro de référence, un nom avec un tel qui n’y est pas, et le numéro de mon point de livraison (celui de mon compteur).
Drôle de détails d’une créance, aussi abscons et opaque que le fonctionnement de ces fournisseurs d’énergie que j’invite chacun à surveiller de près (relever du compteur, facturation, etc.)

 

Question @9

Lundi dernier, le ministère de l’Intérieur annonçait la glaçante augmentation de 16 % des violences conjugales en 2019. 142 000 victimes dont 88 % de femmes. Et tout porte à croire que ces violences seront encore plus nombreuses cette année en raison des deux périodes de confinement.
Ce même lundi midi, je regarde les infos et ces chiffres sont repris. Étant en train de préparer mon déjeuner, je prends moins de dix secondes pour m’assurer que rien ne brûle sur le feu et me retourne vers les infos pensant y trouver un reportage sur cette augmentation… Et effectivement, il y avait bien un reportage sur les violences mais pas du tout sur les violences conjugales : il s’agissait d’un reportage sur les violences à l’encontre des forces de l’ordre (par ici la police). Alors surtout, pas de méprise : je suis aussi révolté par les violences à l’encontre des forces de l’ordre que par les violences conjugales mais je me suis retrouvé bien circonspect en me demandant comment (et pourquoi) en moins de 10 secondes, on avait pu d’une part passer de l’un à l’autre (en cliquant ici à 4’26 de la vidéo) et d’autre part consacrer aussi peu de temps aux premières pour, du coup (si j’ose dire), en passer autant aux secondes.

Route @18

Le lendemain de l’épisode dit « de la banane » (retrouvez ledit billet en cliquant sur ce lien), je repars à l’assaut de La Défense sans encombre cette fois-ci.
Arrive le moment du retour. S’il a plu dans l’après-midi, le ciel semble plus clément pour reprendre la route. Le début du trajet est toujours agréable : ce qui était à l’aller une côte un peu pénible à monter en fin de parcours devient une descente bienvenue au retour.
La piste cyclable est protégée mais je reste prudent tout de même car il y a deux croisements avec les véhicules motorisés et les conducteurs de voitures ayant tendance à penser qu’ils sont non seulement les seuls usagers de la route mais aussi qu’ils ont toujours tous les droits et toutes les priorités, c’est potentiellement dangereux. Le premier de ces croisements est la sortie de la station-service où j’avais trouvé la veille la fameuse clé à molette. Je ralentis donc à son approche et j’aperçois un véhicule qui s’avance de la sortie. Il marque l’arrêt au « Stop » juste devant la piste donc je continue. Mais au moment où je passe, il avance brusquement et vient heurter mon vélo sur la roue avant. Je ne peux alors rien faire d’autre que d’essayer d’accompagner la chute. Je viens heurter le capot du véhicule, tombe puis glisse sur la route. Le feu en face est rouge donc, ouf, aucun véhicule ne vient vers moi. Avant de comprendre ce qu’il s’est passé, je me relève, récupère mon, vélo et me mets sur le trottoir. Le chauffeur de taxi (oui, c’était un taxi) sort de son véhicule et une personne qui était à la station vient vers moi. Tous deux me demandent si tout va bien, si ma tête a heurté le véhicule, si j’ai mal ailleurs. Ma tête n’a rien heurté, j’ai un peu mal à la jambe, pas celle que le véhicule a touché mais l’autre, celle qui a d’un côté heurté la route et, de l’autre, reçu le vélo. Rien de grave apparemment mais je suis un peu sonné, un peu groggy. J’engueule le chauffeur et là, j’ai droit à une série d’explications de sa part qui, si je l’avais eue avec moi, aurait donnée à la clé à molette une utilité toute pratique. Attention, c’est un festival :
– « Je savais ce matin que je n’aurais pas du prendre la route car je ne le sentais pas. »
– « D’ailleurs, je voulais rentrer chez moi car rien ne va depuis tout à l’heure. »
– « J’étais justement en train d’en parler au téléphone avec un ami lorsque je vous ai heurté. » (je n’en croyais pas mes oreilles alors je lui ai fait répéter plusieurs fois et à plusieurs moment !)
– « J’ai appris aujourd’hui un décès dans ma famille. »
Je lui ai demandé en quoi ça l’autorisait à venir me couper la route et à être un danger public… J’attends toujours la réponse.
Au final, plus de peur que de mal (quelques beaux hématomes). Le chauffard de taxi a payé la réparation du vélo (la roue avant était morte) et m’a ramené chez moi dans son taxi. Pour la petite histoire, on a mis bien plus de temps dans son véhicule que je n’en mets à vélo pour faire le même trajet. Pour la grande histoire, la prochaine fois (j’espère qu’il n’y en aura pas), j’appelle les flics.

Rigolo @16

J’ai recroisé samedi dernier une de mes voisines d’immeuble. La dernière fois que je l’avais vue, c’était en juin dernier dans le hall d’entrée alors que nous discutions « masques » avec une autre voisine. Pour rappel, à l’époque les masques n’étaient obligatoires que dans les magasins… Une autre époque en somme.
La dame était arrivée alors que nous terminions notre conversation et elle nous dît spontanément qu’elle ne mettait le masque que lorsque cela était obligatoire car, je cite : « Depuis tout ce temps, le virus a disparu. »
Je l’ai donc croisée à nouveau, toujours au même endroit. Nous nous sommes salués et je lui ai demandé en lui souriant si elle avait une nouvelle expertise à partager sur le virus. Elle a également souri (peut-être pas le même sourire que le mien derrière son masque) et a poursuivi sa route…
A suivre ? Espérons que non.

Question @8

L’un des multiples reportages sur le port du masque au travail la semaine dernière montrait l’interview d’un menuisier dans une fabrique de meubles en bois. Couvert de sciure, l’artisan était questionné sur la difficulté du port du masque dans son activité professionnelle. Évidemment, comme pour tout le monde, porter le masque est une contrainte et n’est pas agréable. Mais il ajoute un argument propre à sa profession : avec un masque, toutes les sciures et micro sciures viennent s’accumuler sur le masque qui devient alors totalement hermétique et donc étouffant bien avant les quatre heures consécutives de port recommandées.
Je comprends tout à fait la difficulté bien spécifique de la chose mais j’ai quand même du mal à comprendre en quoi le fait de ne pas avoir de masque et donc d’inspirer toutes ces sciures est finalement bien plus agréable et surtout moins dangereux. Évidemment, personne n’a relevé le sujet dans le reportage tant il ne fallait pas sortir de la question du jour.