Archives par étiquette : Emplettes

Déo @42

L'image montre les quatre marquages évoqués dans le billet.J’ai remarqué sur un gobelet un nouveau logo, dont j’ai eu du mal à comprendre véritablement le sens. Recherches faites, il s’agit d’un marquage issu d’une directive de l’Union européenne sur les plastiques à usage unique. J’ai trouvé les quatre déclinaisons.
À chaque fois, il y a deux carrés : à gauche, un dessin sur fond rouge est partiellement ou totalement barré (une main jetant un objet d’une pichenette, une main au-dessus d’un objet à terre, des objets au-dessus d’une cuvette de toilette) ; à droite un dessin sur fond bleu avec une ligne représentant des flots sur lesquels flottent les objets vus dans l’autre case, et dessous, une tortue.
D’abord, je n’ai pas reconnu l’un des objets barrés. Il s’agit d’une lingette. Ensuite, je n’ai pas trouvé évident le rapport entre les deux cases. D’un côté, ce n’est pas bien de jeter tel objet dans les toilettes ou en l’air. Quant au gobelet, le dessin n’est pas d’une grande lisibilité, la main à distance à la verticale semblant bénir ou effectuer un exercice de magnétisme plutôt que d’être celle qui a jeté l’objet. De l’autre côté, le fond bleu rassurant semble être plus positif, dois-je déduire que plutôt que jeter les tampons hygiéniques et lingettes dans les toilettes, je devrais les jeter dans la mer ? Enfin, que les objets jetés en l’air ou laissés par terre (pour les toilettes, c’est plus facilement compréhensible) finissent dans la mer est évoqué dans des articles, mais n’est pas d’une appréhension immédiate, surtout pour toutes les personnes qui ne résident pas sur le littoral.
Bref, j’ai rarement vu un marquage autant à côté de la plaque. Pourquoi ne pas « juste » bien indiquer de jeter dans une poubelle plutôt que n’importe où ailleurs ? Mystère. Et, je le crains, inefficacité.

Galère @17

Copie d'écran de l'appli de la banque poste, mode d'emploi. Je ne peux pas vous dire ce qu'il y a dessus, je ne lis pas.LBP — Épilogue ?
Il est important de lire l’Épisode 1, puis l’Épisode 2 pour bien comprendre ce feuilleton.

J’attendais donc la réponse de ma banque à mon message « Certicode défaut d’accessibilité » pour désactiver ce système de certification que je ne pouvais pas utiliser. Elle a mis quelques jours à venir. En voici les trois premières phrases :

« Dans votre message ci-dessous, vous souhaitez activer le service Certicode Plus.
« Nous vous informons que nous ne sommes pas en mesure de prendre en charge cette demande depuis la messagerie.
« Nous tenons toutefois à vous préciser que ce service n’est obligatoire que si vous souhaitez consulter vos comptes via l’application mobile. »

J’ai donc confirmation que l’activation de ce service n’est pas obligatoire pour l’utilisation de mon compte et des paiements en ligne contrairement à ce que laissait supposer le message initial et les insupportables fenêtres intruses (français de l’angliscisme « pop up ») qui s’activent à chacune de mes connexions. Je lis néanmoins la longue suite du message, espérant y trouver un mot sur la question de l’accessibilité qui était au centre de mon message d’origine. Il n’en est pas question, bien au contraire ! On me ressert la procédure pour activer Certicode+ sans tenir compte de mes remarques initiales.
Je me fends donc d’une réponse, un peu colère.

« Bonjour, Je crois que vous n’avez pas bien lu mon message… Ce n’est pas très grave ; le juge administratif sera sans doute plus attentif à mes demandes. Bonne journée ! »

Pour cette fois, la réponse vient dans l’heure…

« Dans votre message ci-dessous, vous souhaitez obtenir des informations concernant le service Certicode Plus. (…) Pour vous assurer toujours plus de sécurité dans la gestion de vos comptes en ligne, La Banque Postale propose le service : Certicode Plus. Ce service gratuit vous donnera un accès simplifié à toujours plus de fonctionnalités (ajout de bénéficiaires, virements, gestion de vos cartes…) depuis votre Espace Client… »

Blablabla blablabla… Je remarque que l’on me sert cette fois un « accès simplifié » alors que mon souci est que ce service n’est pas accessible ; la notion de « simplification », dans ce contexte, m’échappe. Ignorant sans doute ce que signifie « basse vision », cette réponse pousse le vice validiste à m’inviter à me rendre dans mon bureau de poste si « Si vous ne voyez pas ce cadenas » ; à chaque opération ? Mais non, juste parce que ça voudrait dire que mon téléphone n’est pas le bon.
Je réponds encore, plus pédagogique.

« Non, je ne souhaitais pas d’information sur Certicode+ ; je souhaitais dénoncer le défaut d’accessibilité RGGA [je mets le lien] de votre application ce qui m’empêche de l’utiliser (ce qui constitue une discrimination). Je vous invite à continuer à répondre à côté de ma question, le juge administratif va s’en régaler.
« Très bonne fin d’année !
« Je souhaite à la banque postale pour 2022 d’appliquer la loi en matière d’accessibilité numérique. »

Cela fait dix jours ; je n’ai pas de réponse… Je n’en aurai sans doute pas.

Extravagance parisienne @74

Cécyle sur un Vélib' garé en station.Je suis abonnée depuis plusieurs années à Vélib’. Le 24 décembre 2021, je reçois un message étonnant :
« Votre abonnement Vélib’ expire demain.
« Pour continuer à utiliser le service, vous devrez souscrire un abonnement à partir de 25/12/2021 depuis votre compte abonné sur le site ou l’application Vélib’.
« Vos identifiants ne changent pas, vous aurez toujours accès à votre espace abonné et le parcours de souscription est simplifié avec un formulaire d’inscription pré-rempli.
« Pour rappel, la grille tarifaire évolue et entrera en vigueur le 1er août 2021. »
Je cherche à prolonger mon abonnement, qui était auparavant en renouvellement automatique, mais impossible de trouver comment faire.
J’appelle le service client. L’employée vérifie mon compte et m’explique qu’il faut effectuer la même manipulation que pour une nouvelle souscription. Je la remercie, raccroche, essaye et… ça ne marche pas.
Je rappelle. Un autre employé m’explique qu’en raison du changement tarifaire d’août 2021, il n’est pas possible de renouveler son abonnement quand il est en cours. Les indications de sa collègue n’étaient pas justes, je dois effectuer le renouvellement à partir du lendemain après l’heure indiquée d’expiration. Et à partir de là seulement, je pourrai demander un renouvellement tacite.
Pourquoi cette façon de procéder ? D’après ce que je comprends, c’est pour être sûr que tout le monde choisisse son option de préférence en fonction des nouvelles offres. L’argument me paraît mince. Le courriel ne précise rien et les employés ne sont pas tout au fait du sujet. Et j’ai donc attendu l’expiration pour reprendre le même type abonnement. Le numérique, c’est pas mal quand toutes ses potentialités sont exploitées, non ?…

À table ! @79

La boîte en plastique qui fait office de bol à soupe, et le plateau pastique du chirachiCela fait quelques années que Isabelle m’invite dans un petit restaurant japonais un peu plus cher que la moyenne mais nettement meilleur ; le poisson est bien travaillé, très varié, les « petites herbes » et autres subtilités gustatives nombreuses. Selon les époques de nos vies respectives, et leurs contraintes, on y va plus ou moins souvent.
Nous n’y étions pas allées (au moins moi) depuis… je ne sais pas ; le premier confinement sans doute. Ce restaurant a toujours pratiqué les plats à emporter, ne serait-ce que parce qu’il ne dispose que d’une petite quinzaine de couverts. Avec la pandémie, il semble qu’il ait intensifié ce mode de vente jusqu’à considérer que les clients consommant sur place ne méritaient pas d’égards particuliers : soupe servie dans une boîte ronde sans son couvercle, salade itou, shirashi posé dans son plateau rectangulaire en plastique prêt à l’emport.
Pour le coup, la nourriture est moins travaillée, plus de jolie présentation (hormis deux fausses herbes en plastique) et plus aucune subtilité gustative. Quant à manger « au restaurant » dans du plastique jetable, outre que c’est très désagréable, cela me choque profondément. Verdict ? C’est moins bon et toujours plus cher ! Donc…
— Boycott !
Oui Caddie, on n’y met plus les roulettes.

Déo @41

L'image montre le distributeur à pizza 24 heures sur 24.En ce mois de juillet 2021, j’ai passé du temps en Normandie. Il y a eu comme un peu partout en France beaucoup de pluie et j’ai parfois limité mes déplacements. Dans le village à côté de mon gîte, j’ai découvert un distributeur à pizza 24h/24, 7j/7, que j’ai testé.
Un peu de choix de pizza, un prix modique, une attente assez courte, une odeur de four chaud et dans la fente indiquée par la flèche est sorti mon déjeuner. Le résultat était un peu moins gras et plus goûtu que ce que je ne craignais. Reste que c’était une expérience à limiter aux vacances.
Cela reste une aventure bien modeste, à l’image de moments tranquilles avec Helgant. Et la seule incursion hors de ma cuisine pendant trois semaines, un peu de fantaisie en somme.

Aïe ! @40

L'image montre la confection des charcutiers dans l'église.En promenade dans le quartier des Halles en bonne compagnie, je rentre dans l’église Saint-Eustache. Dans une des niches proches de l’entrée, un étrange objet attire notre attention. Il s’agit d’un montage constitué de « pièces décoratives en pâte sèche et pastillage ». Au sommet se trouve un cochon, sur les plateaux inférieurs, on voit des tranches de pâté en croûte, des saucissons et autres charcuteries. Une indication évoque une messe des charcutiers. Une affichette précise qu’il s’agit d’une réalisation de l’école nationale supérieure de la charcuterie qui l’a offerte à la paroisse à l’occasion d’une messe.
Quel kitsch ! Et cette croix en fond. C’est sûr qu’il s’agit bien de cochons sacrifiés : ils ont donné leur vie pour les hommes, mais eux ne l’ont pas choisi par amour. Saint-Porcelet, martyr.

Décroissance @78

Un ventilateur branché sur un panneau solaire sollé à la vitre de ma fenêtre.Je suis dans la rue, casque sur les oreilles. Mon téléphone sonne, annonçant un numéro inconnu. Je décroche.
— Bonjour, Madame, je vous appelle pour les nouveaux tarifs de gaz et d’électricité.
— Ah ?
— Vous utilisez le gaz et l’électricité ?
— Bah non ! je n’en ai pas besoin.
— Vous n’avez pas besoin d’électricité ?
— Non.
— Vous faites comment pour la lumière ?
— J’ai des bougies
— Et pour charger votre portable ?
— J’ai un panneau solaire sur lequel je charge une batterie.
— Ah ? Et le chauffage ?
— Je fais du vélo. Avez une dynamo, ça fait l’eau chaude aussi.
— Vous n’avez donc pas le gaz ni l’électricité ?
— Non, désolée ; j’ai résilié mes contrats depuis longtemps déjà.
— Vous n’en avez donc pas besoin.
— Non, madame, c’est gentil de me l’avoir proposé.
— De rien. Bonne soirée madame !
— Merci. Bonne soirée.
Ni elle ni moi n’avons perdu notre sérieux. Que du bonheur !

Déo @40

La photo montre l'enseigne Agence automobilièreDans mon quartier, je remarque une enseigne « agence automobilière » Hum, je connaissais les agences automobiles et les agences immobilières, mais pas le croisement des deux. Je vérifie sur Antidote et ne trouve pas ce mot. Après vérification sur le Net, je trouve une chaîne dont c’est le nom. Cela a été repris par d’autres.
Est-ce pour donner un plus de chic au simple « automobile » ? On sait que la voiture est juridiquement un domicile, mais quand c’est effectivement le seul, c’est aux antipodes d’un quelconque glamour, car une solution de recours dans la pauvreté. C’est encore une invention marketing pathétique.

Bééé @22

Copie d'écran de dix titre dans la liste Miw prférés, ceux cité dans le bilelts.À force de râler sur Deezer, j’ai fini par m’abonner à Apple musique, censément plus compatible avec mes HomePod et me permettant plus aisément (et pour le même prix) de partager ma musique sur mes différents appareils. J’ai remarqué très vite que les listes de diffusion sont plus proches de ce que j’écoute ; je soupçonne même l’algorithme d’aller fouiller dans les MP3 stockés sur l’ordinateur tant la liste « Mix préférés » me propose ce que j’ai déjà.
Je peine toujours à trouver les nouveautés croyant que la liste « Mix découverte » va me faire écouter des choses inattendues. Ce matin, j’ai été particulièrement gâtée : Lavilliers, Thiefaine, Tori Amos, James Blunt, Francis Cabrel, Sting, Arthur H, Têtes raides… que des petits nouveaux avec, en point d’orgue, Laisse béton de Renaud ! Ce que j’ai.

Déo @39

L'image montre le radiateur bain d'huile en fonction.L’hiver dernier, j’ai été contrainte d’acheter un radiateur bain d’huile, ayant manqué être bien malade en raison d’un problème de chauffage dans ma chambre. Me voilà donc avec un appareil électrique et sa « notice d’utilisation » à propos de laquelle je lis sur le carton « Pour vous aider à bien vivre votre achat ».
Euh, certes oui, mais disons qu’il y a des obligations réglementaires à ne pas me fourguer trois lignes en polonais et que c’est un peu légitime de permettre à l’acheteur d’utiliser l’engin sans trop de difficultés. L’argument est donc de ne pas trop se pourrir la vie à acheter leur produit.
L'image montre sur le carton le texte évoqué dans le billet.Remarquez, c’est un peu simpliste : juste « bien vivre » un achat pratique et utile, où on s’en tire pas trop mal à arriver à se chauffer avec un truc chauffant, donc sans une « expérience d’achat », cet apogée de la consommation, cette extase de la carte bancaire, cette acmé du chéquier. À me demander sur le coup si j’ai pris le bon radiateur.