Archives par étiquette : Emplettes

Déo @33

Il y a trois semaines, on m’a offert une boule à mettre dans mon lave-linge et dont le pouvoir lavant s’expliquerait par des histoires d’ionisation de l’eau. Ce principe est déjà à l’œuvre chimiquement dans les lessives dites « classiques », bio ou pas.
Pas de comparaison des résultats à ce stade : mon linge n’est jamais à proprement parlé « sale », il me faudra plus de temps mais par contre, je peux déjà vous l’avouer, mon lave-ligne a le sens du rythme !

Féminité @8

Je n’ai pas porté de robe ou de jupe depuis mes dix ou onze ans, je pense. La dernière photo que j’ai de moi en robe (ci-contre) date de juillet 1973. Je me souviens d’ailleurs très bien de cette robe en jean, assez courte avec un haut à bretelles comme une salopette. Ce n’était pas un vêtement de tous les jours car au quotidien, j’étais déjà accro aux pantalons, plus confortables, et moins « fille ». Le côté « salopette »…
— Petite salope ?
Caddie ! Tais-toi.
Le côté salopette donc était sans doute la raison qui me faisait encore accepter ce genre d’accoutrement. J’ai 57 ans et n’ai jamais démordu du pantalon, ou du short ; la jupe me donne l’impression d’une vulnérabilité qui m’est insupportable. Pourtant, dans le confort de mon appartement, je viens de renouer avec l’objet, me rendant compte qu’il pouvait avoir des qualités.
J’ai évoqué dans ce billet du premier confinement mon accoutrement maison. Cet hiver un peu plus froid que les précédents m’a fait renouer avec la pratique du plaid sur les jambes quand on est assis dans une version « jupe » tout à fait inattendue. J’utilise une cape en polaire que je ne trouve pas très chauffante sur les épaules mais qui, grâce à ses deux cordons terminés par un pompon, tient parfaitement à la taille et forme une jupe qui maintient une chaleur fort agréable.
Je vous rassure, je n’enlève pas pour autant mon bas de jogging : elle vient par-dessus ! Il faudra que je regarde dans les solderies de vêtements si je ne trouve pas une jupe longue en laine qui vienne me réchauffer un peu plus l’hiver. J’en rêve déjà.

NB.  J’étudie, bien sûr, toute proposition de don de jupe longue en laine. Quant à glisser une main sous une jupe avec le consentement express de sa propriétaire, j’avoue que j’aime beaucoup tout en étant toujours un peu peureuse.

Déo @32

J’aime Helgant, mais pas de confusion, je ne suis pas zoophile ! Je l’aime comme le très chouette chien qu’il est. Ce n’est pas de cet amour de Saint-Valentin, l’amour amoureux romantique d’un couple d’humains (enfin, comme le dit la légende).
Je n’ai donc pas cédé aux offres de publicités reçues par texto et courriels de l’animalerie où je commande ses croquettes avec le slogan « Parce qu’on aime VRAIMENT nos animaux ! » et leur code promo spécial Saint-Valentin.
Les pubs de magasins d’électroménager pour cette fête du 14 février avaient le don de m’exaspérer, mais d’une animalerie, ça m’a déconcertée, voire un peu effrayée. Donc, je vous rassure : non, Helgant n’est pas mon Valentin, et pas seulement parce que je préférerais une Valentine, hein ?! Je l’aime vraiment, mais vraiment comme j’aime mon chien.

Entendu @40

Entendu ce week-end dans un journal télévisé sur une grande chaîne nationale du service public : « Le centre commercial, c’est aussi un moyen de se balader. »
Et une passante réagissant à l’annonce de la fermeture de ces centres commerciaux géants : « On a besoin de sortir… sinon on se lève le matin, on va travailler et on rentre le soir et on ne voit plus personne. »

Déo @31

A la suite de mes aventures médicales (à redécouvrir ici), je suis parti quelques jours en Auvergne pour profiter du grand air.
Dans mon départ précipité, je n’ai pas pris le temps de vider mon seau de compost. À mon retour, j’ai donc tout jeté dans la poubelle « traditionnelle » car après dix jours, le tout rendait trop de jus.
J’ai profité de l’opération pour bien nettoyer ledit seau en le faisant tremper vingt-quatre heures dans de l’eau vinaigrée. Du coup, pendant ces vingt-quatre heures, j’ai jeté mes déchets végétaux dans ma poubelle « traditionnelle » et quelle ne fut pas ma surprise de constater le surlendemain qu’elle ne sentait pas très bon. En effet, depuis des années, cette poubelle n’accueillait quasi plus que des emballages qui, s’ils polluent et prennent de la place, n’ont pas d’odeur… Comme la nature est mal faite.

Noël @48

Après le Nouvel An, le journal télévisé a proposé un reportage sur ces Français qui ont choisi de partir célébrer la nouvelle année à l’étranger pour éviter les contraintes sanitaires. L’une des villes les plus prisées était Dubaï dans les Émirats arabes unies. Une famille française explique son choix : « Ici, on est libre : pas de masques à porter, pas de distanciation sociale et pas de limitation du nombre de personnes. À Dubaï, c’est la liberté. »
À chacun son idée de la « liberté » manifestement.

Noël @47

Depuis quelques années, la période de « Noël » est l’occasion pour la société marchande de valoriser la famille en tant que garantie d’amour et de sécurité. C’est d’autant plus pathétique que la famille est le premier lieu des violences faites aux femmes et aux enfants, premier lieu de leur exploitation aussi. J’avais fait, sur ce thème, un édito au moment du vote de la loi sur le « mariage pour tous » et multiplie depuis les mises en garde pour que les personnes prennent soin d’elles et ne se sentent pas obligées de succomber à l’hystérie collective.
Cette année, j’ai publié une nouvelle qui dit bien le fond de ma pensée. Je l’avais écrite l’hiver dernier suite à un appel à textes de mon éditeur canadien. Je n’imaginais pas alors combien le covid-19 allait marquer ce « Noël 2020 », exacerbant un peu plus les « valeurs familiales », chacun y allant de son couplet sur ces retrouvailles (extraordinaires) qui n’auront pas lieu, sur ces repas (pantagruéliques) que l’on partagera en visio, sur ces étreintes (surjouées) que l’on ne pourra se faire, sur ces cadeaux (fabriqués en Chine) que l’on sera obligés d’envoyer par porteur (précaire) spécial, etc.
J’écris ce billet le 25 décembre et j’avoue que je suis au bord de la rupture. En plus des tartes à la crème médiatique(s) qui veulent nous faire pleurer misère face à ces situations (insupportables) de familles qui ne peuvent se rassembler, à ce Noël dont les messes se déroulent dans des gymnases (mieux chauffés que les églises, et sur deniers publics), à ces personnes obligées de faire le choix de la solitude pour se prémunir du virus (quelle veine !), je surprends quelques amis, « pas Noël du tout », qui cette année crient famille… justement parce qu’ils en sont privés ? Quant à tous ces mails misérabilistes que je reçois, si vous saviez comme je me retiens de les envoyer se faire f… avec leurs vœux de m… qui, par leur suffisance c(h)rétino-familialiste (le h pour chrétien, bien sûr), ne respectent ni mes convictions ni mes choix.
Caddie ! sors de mon billet !
— Assume !
Caddie…
J’ai passé le réveillon seule, avec une délicieuse soupe d’orties cultivées dans le jardin partagé et me suis couchée de bonne heure, ravie que mes voisins aient décidé de rejoindre leur famille loin de Paris. C’est effectivement un choix de ma part : je ne crois pas en Jésus fils de Dieu qui ressuscitera à Pâques et ne fréquente pas ma famille au profit de mes amis ; je vis en mode décroissance en combattant autant que faire se peut la société de consommation ; je fais des cadeaux quand bon me semble ; et j’ai plus de plaisir à une balade à pied dans Paris qu’à n’importe quelle tablée alcoolisée.
— Allez ! viens… on a un panier récup’ à aller chercher.
Tu as raison Caddie. On y va ; les poubelles du monde recèlent tant de trésors.


Dans ce panier récup’ (en photo) pris chez un primeur à proximité le 25 décembre, deux ananas, 750 g de figues, trois pommes, sept clémentines, cinq tomates, trois blancs de poireau, une pomme de terre, une barquette de champignons découpés, trois champignons, 250 g de petits poivrons jaunes, deux mini concombres, deux avocats et trois gros oignons blancs. 4,99 euros.

Noël @46

Dix jours avant Noël, j’ai trouvé dans ma boîte aux lettres un catalogue publicitaire du supermarché en bas de chez moi : 36 pages, couverture comprise. Ça démarre par un décor de paquet-cadeau (en illustration), gros ruban doré sur fond de logos de l’enseigne et nous annonce les « promos fêtes », comme si les promotions étaient un cadeau.
J’ouvre.
La première page contient des informations que je n’arrive pas bien à lire. Je comprends juste que je peux « économiser plus de 219 euros en avantages fidélité » et « bénéficier de plus de 185 euros de réductions immédiates en caisse ». Ça fait une somme ! Mais combien dois-je dépenser pour cela ? Et dois-je acheter tout ce qui est dans le catalogue ? Bien sûr que oui. J’en ai déjà la nausée.
Je continue.
Alcool, alcool, alcool, alcool, chips… je suis déjà page 5 et je n’ai rien acheté. Caddie me suggère de creuser l’affaire et de mener une étude de ce que l’on voudrait que je mange pour les « Fêtes ».
Je compte 311 produits qui se répartissent comme suit :

Alcool, vin, bière, cidre : 55 produits
Sodas, jus de fruits, eaux en plastique, thé, café : 17 produits
Apéro (biscuits, olives, tartinables, bouchées salées) : 45 produits
Poissons, fruits de mer, viande : 20 produits
Poissons, fruits de mer et plats cuisinés : 33 produits
Charcuterie, foie gras, volaille cuisinée : 24 produits
Pain, pâtes à tarte, galettes, pâtes fraîches : 10 produits
Condiments, sauces, beurre, crème fraîche : 14 produits
Fruits et légumes (frais ou boîte) : 17 produits
Fromages, yaourt nature : 23 produits
Desserts lactés, glaces, gâteaux, bûches, galette des Rois, chocolats : 53 produits

Isabelle m’a fait un joli graphique avec ces chiffres. Édifiant !

Aïe ! @33

J’avais envisagé il y a quelque temps de changer de matelas. Ce n’était pas urgent, le mien ayant sept ans, mais il était un peu abîmé. J’avais regardé d’autres tailles et modèles puis j’avais mis de côté l’idée.
Un soir de décembre, au moment de me coucher, je trouve mon lit mouillé. J’investigue et me rends compte que Helgant a uriné dans mon lit. En réfléchissant, je repense que ce matin-là, je n’ai pas pris le temps d’un câlin à Helgant avant de prendre ma douche, pressée de pouvoir sortir avec lui avant d’aller travailler au bureau pour une longue journée. J’avais vu que la porte de la chambre était passée d’entrouverte à ouverte sans m’interroger plus avant.
Me voilà tard le soir à éponger et essayer de limiter les dégâts et trouver le moyen de pouvoir dormir. Me voilà le lendemain à essayer de trouver une solution plus durable… donc à changer de matelas.
Je retourne au magasin en face de chez moi où j’avais acheté le précédent matelas. L’enseigne a été reprise, les conditions et modes de livraison ne sont plus les mêmes… La note est un peu élevée pour une livraison dans plusieurs mois.
Après réflexions et nouvelles recherches, j’opte pour un vépéciste et le matelas de sa marque. Livraison prévue un samedi trois semaines plus tard, prix à moitié moins que l’autre pour une qualité qui me semble bien convenir. Quelques jours après ma commande, je reçois des messages m’indiquant une livraison ce samedi. Je peux choisir un créneau de deux heures. Je m’organise pour réserver un créneau aux encombrants dans la foulée.
Le jour dit, avant 8 heures, début du créneau, j’ai déplacé l’ancien matelas. À 8 heures, le livreur apporte le neuf dans la pièce et me l’installe sur le sommier. Je teste, le matelas est parfait.
Peu après, je me décide à me lancer dans l’aventure de descente du matelas seule. Et j’y arrive plutôt facilement par l’escalier en aidant à la glisse la literie.
Voilà une affaire rondement menée. J’ai acheté une alèse imperméable. Et je ferme bien la porte de la chambre. Sans compter que je prends le temps d’un câlin le matin, l’avoir omis une fois m’a rappelé l’importance qu’il a pour Helgant, mais aussi pour moi. C’est notre moment de démarrage de bonne journée.