Archives par étiquette : Emotion

Clope @4

Les Mouton en rigolent encore. Helgant en H. baron de la drogue, c’était fumeux. Et ils savent qu’il n’y a pas de fatalité. Ce n’est pas parce qu’on fait un billet produits stupéfiants que sept ans après, ça arrive. Ça a marché une fois, mais jusqu’ici une seule. Ils savent compter sur leurs onglons. Ouf !

Anniv’ @46


– C’est jour d’trébonziversaire. L’premier qu’on l’fête d’not’copain Helgant !
– Tréééééééébonziiiiiiiiversaire !!
– Tr*éééééééé*bonz*iiiiiiii*versaire !!
– Il d’vient senior chez l’copains canins. Mais l’est toujours un peu jeune. Hier, au parc, l’était tellement content qu’il s’est frotté par terre. Juste sur d’la fiente d’oiseau.
– C’est riiiiiiiigoooooloooo !
– *Oooooooo*h ! ou*iiiiiii* ! A faire p*iiiiiii* p*iiiiiii* de rire !
– Les Mouton en rient depuis hier. Helgant est encore comme un chiot dans sa tête. Et un farceur !
– C’est un suuuuuuuuuper copaiiiiin.
– T’*eeee*s un s*uuuuu*per copa*iiiii*n !

Joyeux trébonziversaire Helgant !

Bonheur @49

Lors du premier confinement, j’ai beaucoup lu au début puis je n’y suis plus arrivée. Pendant des mois, j’avais même du mal à me concentrer et à terminer un court article. Si je n’arrive pas encore facilement à finir un magazine, en ce mois de mars, j’ai retrouvé l’envie, la concentration, l’attention, mais aussi la décontraction me permettant de profiter d’un roman. J’ai pu en lire plusieurs à la suite, avec satisfaction et soulagement, la lecture me semblant un bon indicateur de mon état psychologique. Je savoure.

Bonheur @48

En ce mois de janvier, je suis partie une dizaine de jours à la campagne avec Helgant. C’était très agréable et reposant. À mon retour, un mot sur du papier quadrillé plié était apposé sur ma porte avec du ruban adhésif. Je l’ai lu rapidement en rentrant puis l’ai posé en me disant que je le relirai tranquillement.
Une fois Helgant réinstallé dans son panier et les affaires posées, j’ai d’abord déjeuné. Juste après, on sonne à la porte : c’est ma voisine de l’escalier d’à côté. Pour préciser : j’habite dans un immeuble avec deux escaliers, correspondant à deux numéros de la rue et deux halls bien distincts. Mon appartement est mitoyen avec celui de mes voisins de palier et avec celui du même étage de l’escalier d’à côté.
Depuis mes plus de six années ici, j’ai croisé plusieurs fois cette voisine dans la rue. Nous avons échangé un peu plus l’été dernier sur des questions de bruit lié aux travaux chez moi. Mais surtout depuis que j’ai adopté Helgant, nous discutons de ce super compagnon qu’elle m’avait dit entendre parfois quand il aboie en raison de la présence de gens sur le palier, la venue de livreurs ou de coups de sonnette. Je n’ai jamais prévenu ma voisine de mes déplacements.
Or, n’entendant plus Helgant, ma voisine s’est inquiétée. D’où son mot, avec son numéro de téléphone au cas où, et sa venue à plusieurs reprises le week-end d’avant mon retour puis à ce moment-là. Elle était très rassurée de nous voir en forme. Entendre Helgant lui manquait. Depuis, quand il aboie, je me dis que quelqu’un y trouve plaisir et réconfort. Nous avons échangé des messages et je sais qu’en cas de besoin d’aide pour Helgant, je pourrais m’adresser à elle comme elle pourra me solliciter quand de besoin.

Chouette @42

— Un nouveeeeeeeau copaiiiiiiiiin !
— Ou*iiiiiii* !!!
C’est la fête dans la bande ! Les Mouton ont accueilli un petit nouveau… un émigré de…
— …d’Bretagne. Et c’t’un jeunot.
— Ouaip’, c’est un gamin. On v’la bien l’protèger. C’est not’Cécylou qui nous l’a confié.
— Déjàààààààà, iiiiil jouuuuue suuuuper au foooot !
— Il n’*aaaaa* p*aaaaaa*s peur mou*iiiiiii*ller son p*uuuuu*ll.
— Et c’t’un bon pull.
Bref, Petit Agneau a rejoint la bande !
– Petit Agneau des Prés-salés, un p’tit gars à particule, yo !
— Biiiiiienvenuuuuuuue !
— B*iiiiii*enven*uuuuuuu*e !
— Yep bienvenue p’tiot !

Chouette @41

Cette année, j’ai fêté mes vingt-deux ans dans la fonction publique. Et j’ai eu pour la première fois une promotion, une vraie, celle de changement de grade. Je ne pensais pas que cela m’arriverait, car je ne savais pas que cela pouvait m’arriver (ce qui est la raison la plus plausible, non ?)
Non, je ne pensais pas, car je ne savais pas trop comment se déroulait ce type de promotion. Je croyais que c’était plutôt en fin de carrière, et j’ai encore pas mal d’années devant moi. À tel point que je n’ai pas encore ouvert le courrier sur ma retraite, arrivé le jour de mes 50 ans. D’autant qu’ayant pris récemment mon nouveau poste, je n’avais pas envisagé d’étudier la question. J’avais encore en tête la dernière fois que j’avais préparé jusqu’au bout un examen professionnel, pour que l’on m’annonce finalement que je ne remplissais pas les conditions pour y prétendre.
Bref, je suis passée « attachée hors classe ». Et c’est la vraiment classe ! C’est surtout une reconnaissance professionnelle majeure. On ne devient « hors classe » que par promotion, il n’y a aucun examen professionnel ou concours. Alors je ne boude pas du tout mon plaisir, moi qui tirais une fierté, peut-être puérile, d’avoir avancé dans ma carrière par la voie des examens, écrits ou oraux, donc par des épreuves. Peut-être puis-je me permettre de ne plus être dans l’effort pour savourer ce qui vient ?
Dans le contexte actuel d’incertitude et d’inquiétude, cette promotion a une saveur particulière. Merci à toutes celles et tous ceux qui m’ont permis d’arriver là. Cette reconnaissance à mon égard est aussi ma reconnaissance à leur égard.

Paris @64

À l’occasion de la Rentrée des associations dans mon arrondissement, j’ai eu le bonheur de bavarder quelques minutes avec Anne Hidalgo accompagnée d’une jeune élue, Anouch Toranian, et de Olivia Polski qui a eu la gentillesse de me prévenir de l’arrivée de la maire de Paris, sachant ma déficience visuelle. Ces conversations publiques sont toujours un peu surjouées, de part et d’autre. J’étais contente de lui rappeler un moment qui l’était moins (pour moi), la première fois que je l’ai rencontrée, à l’occasion de l’inauguration du local de Pascal Cherki où j’accompagnais Célia Blauel. C’était en… 2014 ? Quelque chose comme cela.
Nous avions ce jour-là devisé plus longtemps dans une conversation tout en séduction : Célia menait la liste EELV pour le premier tour ; la fusion pour le second était acquise ; pourquoi ne pas voter directement pour elle, alors ? me suggérait Anne Hidalgo. Le message ne s’adressait bien sûr pas qu’à moi. J’étais ressortie de là conquise, après deux bises appuyées… mais avais voté pour Célia au premier tour ; sans jamais le regretter.
Mon attachement à Anne Hidalgo trouve ici sa source ; comme quoi, les conversations convenues peuvent produire leur effet. Celle que nous avons eue en septembre me laissera moins de traces (le premier baiser est toujours le meilleur), ce d’autant que covid-oblige, point de baiser ni de poignée de main. Cela m’a manqué. J’en ai, pour le coup, peut-être un peu rajouté (c’est mon genre) mais j’étais contente de la remercier chaleureusement pour son action, lui parler de la médiation et de la encore trop grande distance entre les services et les Parisiens, et lui dire que je l’aime.
Là, comme ça ? Bah vi. J’ai dit à Anne Hidalgo que je l’aime ; j’ai senti sa surprise ; je ne sais plus ce que j’ai dit, comment, pour qu’elle comprenne que mon amour était grand mais n’engageait que moi. J’ai évoqué Célius, mousquetaire de la reine qui semblait lui dire quelque chose… J’ai donné ma carte à Anouch Toranian ; Anne Hidalgo m’en a demandé une. Elle l’a mise dans son sac ; et est passée au stand suivant.
La suite ? Quelle suite ? Mon amour n’en a pas besoin ; mon plaisir citoyen non plus.

Rigolo @13

Les Mouton en rient encore…
– Mais d’quoi ?
– La blaaaaaaaaaague que nooooootre Cécylou s’est faite aaaaaavec Uke !
– Hum, j’vous suis pas là, j’suis en pleine prépa’ de sa nouvelle carte sim.
– Cécylou nous a dit qu’elle ne trouv*aaaaaaaaa*it plus un ore*iiiiiiiii*ller. C’était tr*èèèèèèèèèè*s *ééééééééé*trange. Il avait dispar*uuuuuuuuu* !
– Ah ! oui, ça a duré quelques semaines, on en était tout retourné à la maison et on y a tout retourné. Ma ménagère était un peu perturbée, car ce n’est pas grand chez nous. J’ai roulé partout pour le chercher, enfin pas tout à fait partout…
– Ouiiiiiii ! Cécylou l’aaaaaa retrouvééééééé… dans Uke.
– Eh ! Uke confiné avait joué avec l’oreiller, pas pour faire croire qu’il était enceint, mais pour prendre un peu de volume et être plus à même de judoker.
– Judok*eeeeeeeee*r ?
– C’t’une invention d’Caddie.
– Bref, on a retrouvé l’oreiller. Et les Mouton en rient encore.

Paris @62

Le second jour de l’arrivée de Helgant, nous avons fait une promenade pour aller dans une boutique spécialisée lui acheter des affaires, dont un harnais qu’il devait essayer. C’était un trajet aller-retour un peu long, mais je ne pouvais pas d’emblée prendre le métro avec lui, il faut qu’il s’habitue déjà à moi et à sa nouvelle ville.
En passant pour rentrer, j’ai vu un affichage, que j’ai photographié, sans être en mesure de trop réfléchir à ce que je lisais et comment y réagir. Tout est nouveau aussi pour moi avec la responsabilité d’un chien à promener en ville, je me devais de me concentrer sur sa sécurité et son bien-être.
Quelques jours plus tard, j’ai envoyé un tweet avec ma photo, qui m’avait remuée. Le collage jouait sur un collage féministe pour le détourner en « Osez l’inceste ». En soi, l’inceste n’est pas forcément synonyme de domination et de violence, si la relation est entre deux adultes consentants (frère et sœur par exemple), mais il a été assimilé dans notre société à une la violence sexuelle d’un parent, le plus souvent d’un père, sur un enfant, le plus souvent sa fille. L’auteur de ce texte le savait pertinemment. C’était donc une incitation au viol familial.
J’ai envoyé ce tweet juste avant de partir en balade avec Helgant. Il a suscité une réaction de Cécyle puis des réactions en chaîne. C’était là aussi un peu compliqué à gérer en balade.
Très vite, il a été question d’un « Dans ma rue », une élue municipale arguant que la Ville pourra déposer plainte puis nettoyer. Je n’y avais pas pensé. Il m’était compliqué de retourner sur place, car c’était un peu loin de chez moi. Voilà que Frédéric se propose d’enfourner son vélo et s’y rendre. Je lui donne les indications sur le croisement où je me rappelle avoir pris ma photo. Il part. Une autre personne dit savoir où est le collage et avoir utilisé ma photo pour le signalement. Frédéric arrive sur place et en fait un direct. Frédéric m’a envoyé la photo quelques jours plus tard du résultat de l’action de la Ville : collage retiré.

Bonheur @46

Il y a plus de sept ans, lors d’un 1er avril, Cécyle et moi blaguions sur l’adoption d’un chien. En cherchant ce billet sur le blog, je suis retombée sur un billet où j’évoquais mon hésitation à adopter un chien. J’ai regardé la vidéo que j’évoquais et j’ai de nouveau été émue.
Et ce d’autant plus que mes hésitations m’ont peu à peu amenée à franchir le pas. Il restait à rencontrer le chien avec lequel partager les quelques années à venir. Et le 22 août dernier, j’ai rencontré Helgant.
Depuis ma vie a été chamboulée, pas seulement à marcher plus, arpenter le quartier, câliner longuement un chien adorable… C’est un engagement, une responsabilité, et surtout un bonheur. Bienvenue à Helgant dans ma vie !