Archives par étiquette : Chouette !

Paris @69

Helgant en pension fait connaissance d'autres chiens.Helgant ayant toujours peu envie, voire ayant peur, de se promener dans le quartier et le besoin de continuer à apprendre à se connaître tous les deux étant toujours fort, j’ai rencontré à plusieurs reprises une éducatrice canine. Nous avons d’abord marché en forêt, où Helgant se sent bien. Une fois, elle est venue avec sa chienne, une bergère allemande, bien tranquille. Helgant l’a suivie sans qu’il y ait la moindre anicroche entre eux.
Un des soucis avec nos descentes quotidiennes pour ses besoins est que Helgant a pris les quelques mètres devant l’immeuble comme une extension de son domicile et donc d’un territoire à défendre, le moindre chien s’y aventurant subissant des reproches aboyés et Helgant ne voulant plus s’aventurer au-delà. Sachant cela, l’éducatrice est venue devant chez moi avec sa chienne. Quand nous sommes sorties, la chienne était assise dans le périmètre du territoire de Helgant. Il l’a juste salué sans un son, acceptant d’emblée sa présence.
Nous avons ensuite cheminé. S’il y a parfois eu des blocages, réglés à coup de friandises, nous avons pu refaire le tour du pâté de maisons, un trajet effectué la dernière fois il y a des mois. Helgant a suivi la chienne, qui elle-même suit en toute confiance sa maîtresse.
Nous avons même croisé plus loin un vieux chien que Helgant acceptait jusqu’à ce qu’il annexe la voie publique et s’y insurge des passages de concurrents à quatre pattes. Le pauvre chien était tremblant et ne comprenait pas pourquoi Helgant ne lui aboyait pas dessus.
Depuis cette séance, Helgant recommence à effectuer le tour du pâté de maisons, ce qui nous dégourdit les jambes et permet de ne pas seulement effectuer des aller-retour de quelques mètres dans ma rue, assez bruyante, donc désagréable et source de peurs soudaines. Helgant a même redécouvert les points très intéressants où il est susceptible de trouver de la pâtée pour chats que des riverains déposent à même le sol. C’est une très bonne motivation.
D’ailleurs, l’autre jour, je revenais avec lui de chez le toiletteur où je le dépose quelques fois par an. Je n’ai tout d’abord pas compris pourquoi il ne prenait pas le chemin le plus rapide, jusqu’à le voir foncer truffe au sol sur les spots de dépose.
Je ne suis pas favorable à ces déposes sauvages de nourriture, ayant participé dans une autre vie à la verbalisation de leurs auteurs. Car cela favorise la remontée des rats en surface. Mais, là, je dois reconnaître que c’est une indéniable moyen de faciliter les sorties pour le « tour de pâtées de maisons ». Je ne pousserai pas jusqu’à remercier ces personnes, mais Helgant n’hésite pas : ouafmerci !

Anniv’ @50

Caddie, barré de tricolore, avec en slogan : 20222 avec Caddie, amour, gloire et roulettes !Mes chers comptriolettes !
En ce jour historique où l’on commémore la victoire de Basarab Ier Întemeietorul, à la bataille de Posada…
— C’est quiiii ?
Pardon, nous célébrons donc le sacre du roi Lothaire…
— T’es s*ûûûû* cand*iiii*dat Caddie ?
Ben je crois… quoi que, je me suis trompé de calendrier ! Nous pleurons donc l’exclusion du camarade Léon Trotski du parti communiste soviétique…
— C’est triiiiste !
— C’st pas certain Petit Mouton…
Je m’embrouille encore. Alors que l’on enterre le Général de Gaulle…
— T’crois qu’y’a un rapport ?
Avec quoi ?
— Le tréééééébonziiiiiiversaireeeeee mon Caddiedounet !
— Avec le ouafgâteau pour ma ouafmaîtresse !
Oui ! C’est ça qu’on fête ! Merci. J’ai retrouvé la bonne note. Avec cette campagne, je dois tout savoir ; j’ai des papiers partout ! Remarquez, si on a enterré le Général le 12 c’est qu’il est mort…
— Le 9, mon Caddidounet, d’la même année. D’où ma question : t’crois en l’réincarnation ?
— C’est quoiiii ?
C’est quand t’es mort, ton âme cherche un corps où habiter.
— C’est quo*iiii* la m*ooooo*rt ?
— Comme ouafmoi quand on m’a ouafcoupé les ouafcoucougnettes, j’ai dû ouaftrouver un ouafrefuge ?
— Pareil !
— On a couuuupé le Général ?
Mais non, il est juste mort trois jours avant que notre Isabelle ne vienne au monde. Ça change tout à ma campagne ! Faut que je me désiste en sa faveur si elle est le Général ! C’est historique !
— Elle sera présideeeente !
— Ça peut, si t’l’monde sait qu’elle est l’Général. C’t’un sacré pédigré !
Un gateau maison— On va lui ouafcouper les ouafcoucougnettes ?
— Elle en a p*aaaa*s !
— Ça alors ? Je ouafcroyais. Elle est si ouaffortiche !
— Ç’doit être l’âme d’Général.
Ça va être dur de s’en remettre… Recentrons-nous (si vous me passez l’expression) ; on commence par le tréééééébonziiiiiiversaireeeeee et on voit après pour la candidature quand on aura consolidé la filiation.
— Vive le tréééééébonziiiiiiversaireeeeee !

Bonheur @51

Helgant au parc regarde la photographe.La vie au quotidien avec Helgant est une source de joies, de moments drôles et tendres. L’autre jour, je suis partie en forêt avec un ami et Helgant. C’était un peu loin alors nous avions prévu d’y pique-niquer.
Après deux heures de marche, nous avons pris le temps de déjeuner puis de nouveau deux heures de marche. C’était un long périple pour Helgant, avec parfois un terrain accidenté. Il a été très courageux.
Le soir, en plus de sa ration de croquettes, je lui ai mis deux des petits biscuits offerts par Cécyle. Helgant dévore toujours  ses croquettes en temps record. Mais cette fois, il a tout d’abord pris le premier biscuit dans sa gueule et est allé le manger sur le canapé. Puis il est allé prendre le second biscuit et est allé le manger dans son panier. Enfin, il a mangé ses croquettes comme d’habitude directement, et rapidement, dans sa gamelle.
Ces petits moments me font sourire et un bien fou.

Chouette ! @45

Les Mouton, Petit Agneau et Petit Koala découvrent Kito Katoka.J’aime beaucoup Gaël Faye. Dans Histoire d’amour, il y a une partie chantée dans une langue africaine. J’entends alors « Kito » ! Je bondis.
Je regarde les paroles et lis que c’est en fait « Kitoko ». Mais en cherchant, j’apprends que Kitoko est un adjectif en lingala, qui peut être simplement traduit par « beau », « belle », « beauté » en français. Le lingala est langue bantoue essentiellement parlée en République Démocratique du Congo ainsi qu’en République du Congo (Congo-Brazzaville).
J’en conclus que Kito est un diminutif de Kitoko. Et surtout que son prénom lui correspond parfaitement.

 

Extravagance parisienne @69

La photo montre la boite d'emballage en carton avec le slogan "Artisan du vivant".Je suis retournée à la boulangerie végétale, même si j’y vais sans doute moins que cela me dirait en raison de l’employée désagréable. Elle n’y était pas, mais il y avait un jeune homme que j’avais vu lors d’un de ses premiers jours.
Il était seul, très gentil, très aimable, enthousiaste. À la caisse, alors qu’une personne arrivait derrière moi, il m’a demandé si j’avais senti le changement d’atmosphère en rentrant dans la boutique. Je n’ai pas trop compris, car il n’y a pas de climatisation… Puis il a continué sur sa lancée : oui, l’atmosphère, l’ambiance. Il s’y sent bien. Il avait d’abord choisi cette boulangerie pour les animaux, puis il a trouvé les produits très bons, très digestes. Et il aime venir à son travail… Il a continué sur sa lancée encore un peu puis j’ai laissé ma place à l’autre cliente.
C’était un plaisir de rencontrer un jeune homme enthousiaste et heureux de son travail. Un joli moment.

Anniv’ @49

— Un ouafanniv’ !
— Chouuuuuuette un tréééééébonziiiiiiversaireeeeee !
— C’est ç’s’fait quel âge ?
— 11 ans !
— Il *eeeeee*st b*iiiiiii*zarre le gâtea*uuuuuu* !
— C’est qu’c’est un cake aux croquettes.
— Aaaaaah ????!!!
— *Aaaaaa*h *????**!!!*
— C’est mon ouafgâteau ouafmaison, ça vous plaît ?
— Y a des coooooourgetteeees ?
— Oui ! C’est moi, Caddie, votre serviteur et maître des commissions, et du monde pour faire simple, qui ait acheté les ingrédients, que des légumes, à la place de Poussette, qui est parti pour un long voyage. Et, je vous assure qu’il y a des courgettes et…
— Ell*eeeee* est parti*eeee*e en Estomac ?
— Euh, en quelque sorte. Avec des petits hommes verts, dans leur grand camion !
— Oh !!! non, il fait trop ouafpeur ce ouafcamion !
— Bon, ben, il était peut-être petit, ou bleu. Enfin, bref, y a des courgettes !
— Choueeeeette, c’est la fêêêêête !
— Bon, on va c’l’manger avant que Caddie parle encore d’roulettes qu’font peur à Helgant. Enfin, après souffler l’bougies pour sûr !

Corps @32

Je me rends dans un laboratoire d’analyse pour une prise de sang visant à rechercher la présence de marqueurs d’allergies. C’est un examen en deux temps : la recherche d’une positivité de présence puis un ciblage sur des marqueurs spécifiques.
À l’accueil, la secrétaire m’indique que si le premier test est positif, il faudra revenir pour un second prélèvement pour la suite. J’en reparle à l’infirmière qui s’occupe de moi pour savoir quels sont les délais. Elle me répond qu’il n’y aura pas besoin de revenir, car elle a pris deux tubes. En voilà une bonne solution ! D’autant que je sais qu’il y aura besoin de ce second échantillon sanguin. Merci à elle de m’épargner ainsi un second passage à l’aiguille.

Bateau @11

Helgant et moi dans une barque sur un étang Durant les vacances de ce mois de juillet, j’ai passé une semaine dans un gîte avec étang privé. Mon neveu a passé quelques jours avec Helgant et moi, et tous les trois, nous avons vogué. Oui, un homme et une femme (sans compter le chien) dans une barque (pour le clin d’œil, cf. lien).
Nous avons passé de savoureux moments sur l’eau, et aussi dedans pour Helgant (involontairement en tombant d’un kayak) et pour moi (volontairement en plongeant du bateau) grâce au rameur, et quand de besoin sauveteur, hors pair que nous avions avec nous.
Helgant a pataugé dans l’eau et pour la première fois, je l’ai vu nager. Pas longtemps, mais sûrement.
Que du bonheur.

Changement @30

Helgant en pension fait connaissance d'autres chiens.

Étant présidente de bureau de vote pour les élections régionales, je savais devoir passer deux dimanches très occupés hors de chez moi. Cela me semblait long pour Helgant. Après avoir réfléchi à différentes options, j’ai retenu une pension canine à la campagne.
Je l’ai d’abord déposé pour deux jours. Il est beaucoup resté dans son coin, à l’écart de la trentaine de chiens présents sur place.
Pour la période suivante, j’ai demandé son avis à la vétérinaire comportementaliste qui avait vu Helgant il y a quelques mois, car pour m’organiser, il était question que je l’y laisse une semaine. Pour elle, cela serait positif pour sa sociabilité en général. Donc, suite à ses conseils, c’est l’option que j’ai retenue. Pendant ce laps de temps, j’ai reçu des vidéos de Helgant. J’ai appris qu’il se mêlait plus aux autres chiens et commençait à jouer avec eux.
Ces expériences ont été compliquées pour moi en raison d’erreurs ou incompréhensions avec les responsables de la pension. En tous les cas, elles ont été positives pour Helgant. Je trouve que ça se passe un peu mieux dehors, mais on reste à quelques mètres de la maison. En revanche, chez la vétérinaire, c’était notable : il a même sauté de lui-même sur la table en attrapant une friandise et il salivait bien moins d’anxiété. En vacances, il partage un grand terrain avec deux vieux chiens recueillis de la SPA après des maltraitantes et ils s’entendent bien.
Je pense que ça n’a pas toujours était facile, mais plutôt agréable pour lui. En tous les cas, ça a été long pour moi. On est bien tous les deux dans la pension de Petit Mouton.

Incyclicité @38

Le vélo est un nouveau dieu parisien. Il est loué, parfois adulé, comme la solution. Je suis moi-même passée du vélo occasionnel au vélotaf à l’occasion d’un changement de bureau le rendant effectivement plus rapide que les transports en commun pour mes trajets. Pour autant, je suis souvent atterrée par l’attitude incivique de certains cyclistes.
Mais, je dois dire aussi que tous les discours du monde sur le fait que le vélo c’est la simplicité de déplacement n’occulte pas que c’est une organisation. Il faut prévoir tout le matériel et le transporter. J’ai un vélo à assistance électrique grâce à mon genou. J’enlève à chaque arrêt la console qui permet de gérer l’assistance et la batterie, qui est un des éléments les plus chers du vélo (je viens d’en racheter une, je le mesure donc bien). J’ai un casque et des gants. Et il faut transporter les antivols.
Je vais donc au travail avec un sac qui va dans le panier puis que je transporte dans les couloirs. C’est une des raisons pour lesquelles il m’est parfois plus pratique de prendre les transports quand je ne vais pas directement au bureau.
Peut-être suis-je trop prudente, mais mes vingt ans dans la sûreté me portent à croire que je suis plutôt réaliste. Ce qui est une forme assez adaptée de prudence. Et j’y tiens à mon cher vaillant Vélectro.