Archives par étiquette : Aïe !

Agit-prop’ @35

La magie du rangement est un best-seller. Je peux dire que je l’ai parcouru, car je l’ai plus que feuilleté mais pas entièrement lu, sautant quelques passages. Son auteure, Marie Kondo, explique qu’elle s’est passionnée toute petite pour le rangement et a mis peu à peu au point une méthode. Car comme le dit le slogan « La vie commence après avoir fait le tri. » Donc, le tri, c’est la vie. Elle a une clientèle en tant que consultante et a publié cet ouvrage où elle explique comment procéder.
Premier point : l’essentiel, la base de tout, est de faire du vide en… jetant. Oui, il faut jeter, des vêtements, des livres, des papiers administratifs, etc. Certes trier passe effectivement pas le fait de séparer ce que l’on veut ou doit garder du reste, mais réemploi, recyclage, don sont anecdotique voire considérer comme négatif quand c’est se débarrasser sur quelqu’un de proche de ce dont on ne veut plus. Elle indique qu’il est d’ailleurs bien de jeter tous ses papiers comme les feuilles de paie une fois que l’on a touché son argent. C’est peut-être tout à fait acceptable au Japon mais en France, cela peut être problématique, car « Les bulletins de salaire, contrat de travail et certificats de travail doivent être conservés jusqu’à la liquidation de la retraite. » (site du ministère de l’Économie et des Finances). En cas de perte, il est possible de réclamer des doubles à son employeur, si ce n’est pas une boite qui a depuis fermé. Considérer que tout est à prendre littéralement pour l’ensemble du monde me semble un peu problématique.
Mais, il y a aussi des perles sur la vision du monde de Marie Kondo, assez normative quant à la manière de s’habiller. Je ne citerai qu’un extrait :

« Le véritable gaspillage n’est pas de jeter des vêtements que vous n’aimez pas, mais de les porter alors que vous vous efforcer de créer l’espace idéal pour votre mode de vie rêvé. C’est justement parce que personne ne vous voit qu’il faut renforcer l’image de soi en portant des vêtements qui vous plaisent.
« Idem pour les pyjamas. Une femme devrait porter pour la nuit quelque chose de féminin ou d’élégant. Le pire serait de mettre un survêtement débraillé. Il m’arrive de rencontrer des gens qui traînent tout le temps dans cette tenue, de jour comme de nuit. Si le jogging est votre tenue de tous les jours, vous allez finir par ne plus faire qu’un avec lui, ce qui n’aura rien de séduisant. Ce que vous portez à la maison influe sur l’image de soi. »

Voilà qui me donne d’un coup envie d’une vie rêvée en jogging débraillé.

Gamine @31

J’ai découvert sur un réseau social local un nouveau « service » de restauration à domicile. Le concept est simple : une personne fait à manger chez elle, vous avez faim, vous commandez sur l’appli et vous venez chercher votre plat. N’est-ce pas une bonne idée ? Quand je dois faire deux litres de soupe parce qu’il y a urgence à cuire des invendus et que mon congélateur est plein, ce serait pratique, non ? Et elle est si bonne ma soupe !
— Vrai de vrai !
Merci Caddie. Mais tu sais, parfois, les idées simples sont particulièrement délétères. Pour celle-ci, j’y vois d’emblée de nombreux biais.
* Une communication sexiste et âgiste. Bah oui, c’est une femme qui fait à manger, on la nomme « mamy » alors même que dans la vidéo elle est plus quadragénaire (c’est quand même plus sexy !), il s’agit de valoriser vos talents de « cuisinière » (et non de cuisinier) et la personne qui vient chercher à manger est un homme, bien sûr. Regardez au passage les quatre « mamy » proposés : deux hommes, deux femmes ; la parité ? De façade, car quoi qu’on en dise, qui n’aurait pas choisi spontanément « mamy Juliette », pardon, son bœuf bourguignon ?
* Une « rémunération » sous forme de « récompense ». Voilà la version moderne de Elle est bonne ta poule, ma poule ; une bonne claque sur les fesses et un pincer (une pincée ?) de nichon et « mamy Juliette » est contente d’avoir régalé Édouard. Une petite pipe pour le dessert ? C’est une autre qui s’en charge au vu de la promiscuité de la femme qui apparaît déjeuner avec Édouard, qui garde sa posture dominante devant l’ordinateur… J’exagère, bien sûr, mais comme il n’est nulle part fait mention de la forme fiscale de cette « rémunération » et que le verbe « récompenser » n’est pas neutre, on peut imaginer que les pires systèmes d’exploitation sont au menu.
Voilà exactement le genre de concept que les confinements et autres couvre-feux sont en train de produire, un mélange de high-tech, de retour aux sources et de déréglementation tous azimuts sous couvert de nécessité économique. On est mal barrés, c’est sûr !

Indignés @14

Je regardais lundi 15 février 2021 un documentaire sur LCP consacré aux « petites phrases » qui ont fait tache dans l’image publique de François Hollande et d’Emmanuel Macron, avec plus de dégâts pour le premier que pour le second. Il a ainsi été question des « sans-dents ». Aux commentaires faits par les personnes sollicitées dans le documentaire (dont une remarquable Marylise Lebranchu), j’ai compris qu’il s’agissait pour l’ancien président de la République de faire référence aux personnes qui n’avaient effectivement plus de dents, faute de moyens de les faire remplacer.
Ce n’est pas ce que j’avais jusqu’alors compris. Je pensais qu’il faisait référence à des personnes qui n’auraient pas le courage d’entreprendre, pas de niaque, qui ne mordraient pas dans la vie et seraient des assistés ; un peu les mêmes que ceux « qui ne sont rien » chers à Emmanuel Macron. Isabelle m’a confirmé qu’elle avait bien vu des personnes physiquement édentées et que l’image était terrible. J’imagine… mais ne visualise pas ; parce que je ne l’ai jamais vu, ou jamais remarqué ; ma déficience visuelle ne fait pas forcément la différence au sens où c’est le genre de détail que je ne vais pas « aller chercher » trop occupée par ailleurs à voir l’essentiel.
Cela ne change finalement pas grand-chose à ma perception du quinquennat de François Hollande, prélude de la politique antisociale d’Emmanuel Macron qui, ne l’oublions pas, lui doit son émergence sur la scène politique. Les chiens ne font pas des chats… Pardon, c’est l’inverse !

NB. Pardon Helgant, toi, t’es pas un chien ; t’es un chouchou d’amour !

Déo @32

J’aime Helgant, mais pas de confusion, je ne suis pas zoophile ! Je l’aime comme le très chouette chien qu’il est. Ce n’est pas de cet amour de Saint-Valentin, l’amour amoureux romantique d’un couple d’humains (enfin, comme le dit la légende).
Je n’ai donc pas cédé aux offres de publicités reçues par texto et courriels de l’animalerie où je commande ses croquettes avec le slogan « Parce qu’on aime VRAIMENT nos animaux ! » et leur code promo spécial Saint-Valentin.
Les pubs de magasins d’électroménager pour cette fête du 14 février avaient le don de m’exaspérer, mais d’une animalerie, ça m’a déconcertée, voire un peu effrayée. Donc, je vous rassure : non, Helgant n’est pas mon Valentin, et pas seulement parce que je préférerais une Valentine, hein ?! Je l’aime vraiment, mais vraiment comme j’aime mon chien.

Va chez l’gynéco ! @43

Les gens sont extraordinaires !
Alors que j’attendais pour m’enregistrer dans un service de radiologie pour faire le dépistage du cancer du sein (vous en êtes où, à propos ?), une femme grille mon tour pour « demander un renseignement ». Elle explique à la secrétaire qu’elle est là depuis vingt minutes et que son numéro n’a pas été appelé parce qu’elle ne regardait pas le bon écran.
— Vous aviez rendez-vous à quelle heure ?
— 9 h 45.
Il est 10 h 15.
La secrétaire lui fait fort civilement remarquer qu’elle est en retard…
— À peine cinq minutes ! Personne ne m’a dit que je devais arriver en avance.
Et la voilà partie à expliquer que tout est la faute du panneau qui est mal placé, caché par un autre qui donne d’autres numéros, que son « petit retard de cinq minutes » est légitime car elle a « d’autres charges que des échographies », qu’elle refuse un autre rendez-vous, qu’elle ne partira pas tant qu’on ne lui aura pas fait son examen, que… le tout sur un ton montant auquel la secrétaire a toujours répondu en gardant son calme.
J’admire.
En sortant de ma mammographie (tout va bien), j’ai recroisé cette femme qui a finalement eu son rendez-vous dans l’heure et mangeait des clémentines, sans masque forcément, dans la salle d’attente. Elle était mal placée pour se prendre un (très involontaire) coup de canne blanche. Dommage.

Pauvres chéris ! @14

Un matin de janvier, vers 8 h 30, on sonne à ma porte, de ce genre de coup de sonnette qui fait faire un bond sur sa chaise ; je vais ouvrir et trouve sur le palier ma voisine en discussion avec un homme pistolet de gel anti-cafard bien en main. Je n’avais pas vu l’affiche, ma voisine non plus. Il commence par la voisine, je papote avec elle. Au moment où il va pour rentrer chez moi, une autre voisine sort avec son chien.
— Ah ! Vous êtes là. Je vous ai mis un mot. Je descends juste le chien cinq minutes.
Sans m’adresser la parole, l’homme lui indique qu’il va faire son logement. Elle acquiesce, s’en excuse auprès de moi ; pas lui. Lorsqu’il sort de chez elle, il se dirige vers le fond du couloir pour faire un premier logement, un second… Cette fois, j’y vais et demande à la voisine chez qui il est si je peux « parler au monsieur qui se moque de moi ». Il me répond depuis l’appartement qu’il fait les autres logements puis revient chez moi.
Je lui fais remarquer que je l’attends sur le pas de ma porte depuis bientôt un quart d’heure. Il le prend de haut, m’indiquant que je n’ai qu’à attendre. Le ton monte. Je me mets en colère, lui précisant que je rentre chez moi appeler mon gardien et ne lui ouvrirai pas.
— Appelez le gérant ! C’est mieux. Ou la mairie !
J’appelle mon gardien, lui précise d’emblée que je suis en colère mais pas contre lui, et lui raconte l’histoire avant de conclure.
— J’en ai marre de ces éjaculateurs précoces avec leurs petites seringues de liquide blanchâtre qui se prennent pour des inséminateurs à la vue de toutes ces femmes qui ouvrent leur porte. J’ai passé l’âge d’une PMA !
— Madame Djung…
Pas sûr que mon gardien s’en remette.

Lu @27

Ce samedi 16 janvier 2021, je suis à Paris et je lis Rendre le monde indisponible du philosophe Hartmut Rosa. Il y évoque comment l’exploitation du monde aboutit à un désastre écologique. Ce rapport de causalité traduit la manière dont la volonté d’utiliser la terre et toutes ses ressources aux seuls fins humaines, les asservir donc, rend finalement le monde indisponible, c’est-à-dire ingérable et imprévisible. L’homme veut avoir le monde à sa disposition et les catastrophes climatiques comme les pandémies dont il est la première victime se multiplient. Pour Rosa, la notion de disponibilité est centrale. Il évoque en exemple de son concept l’attraction des villes où des habitants s’installent parce qu’il y a des équipements sportifs et culturels en nombre à proximité, même s’ils ne les fréquentent pas. À l’inverse, l’exemple archétypique de l’indisponibilité est la neige, imprévisible et non contrôlable.
Ce samedi 16 janvier 2021, la pandémie de covid-19 rend les équipements sportifs et culturels indisponibles.
Ce samedi 16 janvier 2021, à Paris, il neige.

Biodiversité @24

Parmi les enquêtes auxquelles je participe, il y a plusieurs cohortes santé, dont Nutrinet à laquelle je participe depuis 2009. C’est parfois un peu fastidieux mais je pense que cela vaut la peine de donner matière à la recherche en santé. J’ai aussi intégré l’enquête e3n de la MGEN et suis les actualités de Seintinelles au cas où je puisse participer. Pendant le premier confinement, plusieurs études ont été lancées ; je participe à certaines même si souvent les questions posées sont bien loin de mon mode de vie ; j’accepte l’idée que ma marginalité puisse avoir du mal à entrer dans des modèles statistiques.
Je l’accepte… jusqu’à un certain point. J’avais intégré l’étude ComPaRe de l’APHP, une « communauté de patients » pour la recherche sur les « maladies chroniques ». Il m’avait fallu argumenter, l’albinisme n’étant pas dans le champ de recherche ; c’est pourtant une maladie chronique mais, à avoir répondu deux ou trois ans aux questions posées, je me rends compte qu’il y a chronique et chronique. L’étude se concentre beaucoup sur les traitements avec une enquête régulière sur le « fardeau » qu’ils représentent. Il est vrai que quand on doit faire une dialyse tous les trois jours, on peut véritablement parler de fardeau ; mais quand on a juste à mettre un chapeau, des lunettes, de la crème solaire et tirer sur l’œil pour essayer de voir quelque chose, c’est plus difficile à qualifier, et quantifier.
Pour moi, le « fardeau », c’est le traitement que m’inflige quotidiennement le validisme. Ce n’était pas dans les enquêtes auxquelles je peinais vraiment à répondre ; jusqu’à la dernière qui a sonné le glas de mon engagement. Il était question du covid-19 et de la vaccination, avec cette question :

« Nous nous intéressons à votre perception des bénéfices et risques de la vaccination.
« Selon vous, si l’on vaccinait 10000 personnes du même âge et même sexe que vous :
« 1/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 5 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination
« 2/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 10 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination
« 3/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 50 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination
« 4/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 100 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination
« 5/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 500 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination
« 6/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 1000 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination »

J’avoue que cela m’a laissée pantoise ; la formulation d’abord, est absconse ; au moins pour moi, j’ai dû relire plusieurs fois pour comprendre. Les offres de réponses, ensuite, supposent des connaissances médicales que je n’ai pas, induisant pourtant l’idée que je pourrais les avoir faisant de moi la soixante millionième épidémiologique qui manquait à la France. Je trouve donc l’ensemble tendancieux et n’ai pas répondu, décidant à cette occasion de quitter cette étude qui ne me concerne décidément pas.

Aïe @34

Suite à un ennui de santé résolu depuis, j’ai dû me rendre nuitamment aux urgences en dépit du couvre-feu. Après avoir appelé un taxi et avant de sortir, je prépare donc mon attestation. Le taxi arrive et me voici en route dans les rues désertes de Paris. À l’approche de l’hôpital, nous remarquons deux véhicules de police en stationnement. Je me demande un instant s’ils font des contrôles mais pas du tout. Nous sommes quelques jours après le triste anniversaire de l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo et les forces de l’ordre surveillent la plaque commémorative placée devant les Petit Cambodge et le Carillon… car oui, nous sommes à une époque où il faut surveiller certains lieux de souvenirs semble-t-il…
Sinon côté santé, le verdict est bien moins grave que le premier diagnostic gracieusement offert par ma chauffeuse de taxi. En lui parlant de ma douleur au bras, elle m’avait indiqué avoir eu la même chose et qu’il s’agissait d’un début d’AVC… Bref, de quoi vous couper le souffle.

Agit-prop’ @33

Comme le disait pour ses vœux Frédéric, on parle beaucoup de complotisme avec cette inévitable question posée à un « analyste » sur France info : a-t-il augmenté ou est-ce que l’on en parle plus ? Il a répondu que l’on en parle plus mais il me semble que cela revient au même. Je ne referai pas le débat sur « Si l’on parle de l’extrême droite, on fait son lit ; si on n’en parle pas, on la laisse gonfler au chaud sous la couette. » ; ce débat-là n’a pas de fin. Je remarque simplement que le sujet ne m’intéresse pas au sens où, sachant que le complotisme est un moyen politique au service de l’extrême droite, je préfère agir en étant au monde là, avec mes convictions en étendard, valorisant mes solutions, plutôt que m’arcbouter sur celles des autres.
C’est un choix, et il peut être contesté. Il n’est d’ailleurs pas « total » car je surveille du coin de l’œil quelques réseaux dont l’objet est de démonter les thèses complotistes, afin de me tenir au courant des idées et des fausses informations auxquelles je peux être confrontée. J’en ai d’ailleurs fait deux communiqués [+7], un sur le premier point, l’autre sur le second. Cette « surveillance » ne va pas jusqu’à lire ou regarder ce qui circule de complotiste, les rares documentaires que j’ai vus me faisant penser à de la (très) mauvaise science-fiction et je n’ai jamais été adepte du genre. Il y a aussi beaucoup de délires à l’évidence paranoïaques et je ne suis pas psychiatre ; face aux dérives de santé mentale, je ne sais que prendre soin et m’interroger sur pourquoi on en est arrivé là.
C’est dans ce contexte que j’ai trouvé dans ma boîte aux lettres (celle qui est dans le hall de mon immeuble) deux petits bouts de papier perdu au milieu des publicités pour des féticheurs que je garde ; ils protègent ma boîte, vous l’aurez compris. Pour le coup, cela n’a pas très bien fonctionné (je remarque aussi que les courriers « désagréables » n’ont jamais diminué et les « agréables » augmenté ; rien ne vaut une bonne sorcière albinos pour se protéger, en voilà la preuve). Les deux petits bouts de papier, à l’évidence découpés à la main (les soirées sont longues pour certains), proposent des textes courts : le premier dénonce l’air de rien un « fichier géant » sur les personnes vaccinées ; le second donne juste le nom d’un « collectif » avec une URL de site.
J’avais vu passer la création d’une base de données sur la vaccination qui ne me paraît pas plus contestable que d’autres autant que très utile pour mesurer, s’il y a lieu, les effets négatifs du vaccin ; je ne connaissais pas l’existence du collectif. Je n’ai pas tout de suite compris de quoi il s’agissait, ce d’autant que l’usage des majuscules m’a fait lire « reniflo covid » ; une histoire d’écouvillon ? L’in-accessibilité basse vision nuit à tous, c’est couru. Je ne me suis pas plus concentrée sur ce collectif une fois que je l’ai identifié ; cela ne m’intéresse toujours pas. Par contre, le fait qu’il ait des petites mains pour glisser des petits bouts de papier à l’air de rien dans les boîtes aux lettres me rappelle que nous avons dans le quartier une cellule active de « bons petits fachos », comme on dit.
L’air de rien, c’est le plus efficace en matière d’action politique. C’est d’ailleurs mon air préféré. Allez viens, Caddie ; je mets mon chapeau de pluie Monop’ et on se balade ?
— N’oublie pas la canne blanche, ça fait encore plus rien.
Je n’oublie pas.