Archives de catégorie : Sucer @

Sucer @4

Jeudi 7 mars, le cardinal Barbarin est condamné à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agressions pédophiles. La presse est unanime : « onde de choc pour l’Église », « électrochoc », « coup de tonnerre »…
Ah bon ? Je croyais que cette onde de choc, cet électrochoc, ce coup de tonnerre pour l’Église, avait eu lieu au moment de la découverte des agressions pédophiles par des milliers de prêtres à travers le monde !
Cette condamnation est un juste retour à l’ordre des choses : non l’Église n’est pas au-dessus des lois ! Et toutes les liturgies du monde ne pourront jamais masquer la monstruosité d’une secte, que la secte ait « réussi » ou non !

Sucer @3

Je suis retournée à la Maison verte samedi 5 février 2011 pour la cérémonie d’hommage à Caroline Blanco, pasteure de l’Église Oecuménique CCL, décédée le 2 décembre 2010. Je vous renvoie à ce Tableau de bord de mes Feuillets pour dire mon émotion.
Je voulais ici reparler de la quête. Cette fois, elle ne s’est pas faite dans un sac de jute mais dans des paniers ouverts. J’ai hésité à y glisser de nouveau un bonbon, en plus de quelques euros, mes voisins du jour risquaient de ne pas comprendre. Je m’y suis finalement résolue : Dieu aurait peut-être envie de sucer de nouveau. J’ai mis un autre parfum, pour l’habituer aux différentes saveurs… Ah ! luxure. Que de parfums possibles !

Sucer @2

J’étais vendredi dernier à La Maison verte pour participer au temps de prière organisé par David et Jonathan. Avant de finir, le pasteur a sorti un sac de jute en nous invitant à y glisser quelque argent.
— Ce n’est pas du racket, a-t-il précisé. C’est une offrande à Dieu, pour le remercier de son amour. Et comme Dieu nous aime bien, il restituera ce don à La Maison verte, pour payer le pot qui suit ce temps de partage et financer nos actions sociales.
Je fouille mes poches, j’y trouve 3 euros et un bonbon. Je demande à mon voisin si cela suffit.
— Un bonbon ?
— Dieu a bien le droit de sucer !

Sucer @1

Dans le cadre de mes activités associatives de locataire, j’organise la gestion collective d’un local pour les associations du quartier. La grille de ce local est un peu capricieuse et, à trois reprises, un des utilisateurs de ce local m’a appelée pour que je vienne fermer la porte, sans se soucier de savoir si j’étais ou non dans les parages. À chaque fois, j’ai dû faire appel à des locataires qui sont descendus de chez eux pour fermer cette grille jusqu’à jeudi dernier où Ma-Jeanine est passée par hasard au moment où ce monsieur tentait, toujours en vain, de fermer cette grille.
Elle s’arrête et lui propose de lui montrer comment faire. Elle prend sa clé et, dans un geste réflexe (elle avait fait de la couture tout l’après-midi), suce la clé comme on suce le bout d’un fil pour qu’il pénètre mieux le chat (de l’aiguille). Lui : « Ah bon ? Il faut sucer la clé ? » ; Ma-Jeanine, sans se démonter : « Bien sûr, cela rentre mieux » ; et de fermer la grille à clé sans aucune difficulté. Éberlué, le monsieur tente sa chance, non sans oublier de sucer la clé… Et hop ! la grille se ferme.
Reste à savoir s’il la sucera à chaque fois !Dans le cadre de mes activités associatives de locataire, j’organise la gestion collective d’un local pour les associations du quartier. La grille de ce local est un peu capricieuse et, à trois reprises, un des utilisateurs de ce local m’a appelée pour que je vienne fermer la porte, sans se soucier de savoir si j’étais ou non dans les parages. À chaque fois, j’ai dû faire appel à des locataires qui sont descendus de chez eux pour fermer cette grille jusqu’à jeudi dernier où Ma-Jeanine est passée par hasard au moment où ce monsieur tentait, toujours en vain, de fermer cette grille.
Elle s’arrête et lui propose de lui montrer comment faire. Elle prend sa clé et, dans un geste réflexe (elle avait fait de la couture tout l’après-midi), suce la clé comme on suce le bout d’un fil pour qu’il pénètre mieux le chat (de l’aiguille). Lui : « Ah bon ? Il faut sucer la clé ? » ; Ma-Jeanine, sans se démonter : « Bien sûr, cela rentre mieux » ; et de fermer la grille à clé sans aucune difficulté. Éberlué, le monsieur tente sa chance, non sans oublier de sucer la clé… Et hop ! la grille se ferme.
Reste à savoir s’il la sucera à chaque fois !