Archives de catégorie : Princesse @

Princesse @12

Vous avez aimé passer les Fêtes de fin d’année sous le signe de la liberté à Dubaï (par ici) ? Alors vous aimerez forcément en être la princesse (par là) !
Enfin, comble du bonheur, les télésièges des stations de ski sont ouverts cet hiver… et même l’été ! (re par ici)

Princesse @11

Je me réjouis toujours quand des femmes sont placées sous le feu de l’actualité en consécration de leur travail, notamment dans les domaines où la domination masculine peine avec la parité, comme dans les sciences dites « dures ». J’ai donc lu quelques articles consacrés au prix Nobel 2020 de Chimie, intéressée par la découverte scientifique et le parcours des deux lauréates. Je lis ainsi dans un article du Monde.
« La blonde aux yeux bleus, grandie à Hawaï dans une famille d’universitaires ; la brune aux yeux sombres, élevée en banlieue parisienne dans un milieu « ouvrier, catholique, engagé syndicalement et politiquement ». »
Je m’interroge. Est-ce parce qu’il est question de génétique que l’on nous donne la couleur de leurs cheveux et de leurs yeux ? Je ne suis pas très calée dans ces affaires mais peut-être que cela à une incidence sur leur manière de travailler, de chercher, d’apprendre, de… ? C’est quand même bizarre, pour le prix Nobel d’économie, les caractères physiques « cheveux » et « yeux » ne semblent pas pertinents au journaliste du Monde pour présenter les deux lauréats et un rapide balayage des différents articles sur les Nobel réserve bien la nécessité de la description de ces attributs physiques à nos deux chimistes.
— C’est du sexisme pur !
Mais non Caddie, regarde l’article consacré à Louise Glück, la poétesse qui a eu le Nobel de Littérature ; on nous donne juste son âge.
— 77 ans…
Qu’est-ce que tu insinues Caddie sur les femmes de 77 ans par rapport aux quinquagénaires ?
— Ben que…
Va falloir le prouver !

Princesse @10

Affiche de la protection WC Protect avec une illustration d’une jeune fille jeune et jolie assises sur les toilettesUn après-midi de début août sur une plage ensoleillée de Royan, au bord de l’Atlantique. Je lézarde au soleil avec une amie qui me dit soudain : « Tiens, des témoins de Jehovah qui font la tournée des plages ! ». Je regarde sur ma droite et, effectivement, je vois deux jeunes filles s’arrêter à chaque petit groupe d’estivants. Toutes deux sont habillées de la même façon : short rose et t-shirt blanc. Elles ont la même sacoche en bandoulière avec le même sigle inscrit dessus que je n’arrive pas à lire à cette distance. Je prépare une phrase pour les accueillir et couper court à la conversation mais à leur approche, nous comprenons qu’elles ne viennent pas nous vendre Jésus-Christ mais tout autre chose.
L’une d’entre elles nous présente donc « WC Protect ». Il s’agit d’une feuille prédécoupée aux motifs fleuris comme on en voyait sur les nappes en plastique. La chose vient se poser sur la lunette des toilettes de façon à accomplir la mission ad hoc sans risquer de se faire agresser par un microbe lambda.
Ce que je retiens au-delà de l’argument sanitaire, c’est que ce produit est spécifiquement destinée aux femmes. En écoutant le discours rodé de la jeune fille, je me dis qu’à mon avis, ce genre de produit pourrait être autant sinon plus utile aux hommes au regard de l’état dans lequel ils laissent les toilettes publiques (et je ne parle même pas de leur WC privé) après avoir uriné en mode « lance de pompier » incontrôlable !

Photo du papierWC Protect avec ses motifs dessinés de fleurs souriantes jaunes et oranges@

Princesse @9

MarronnièreAlors que je rentrais à pied de Vivre FM (en podcast ici), j’ai remarqué sur le sol au pied d’un arbre une branche tombée avec une fleur. Elle m’a parue jolie. Je ne me suis pas baissée et suis passée.
Vingt mètres plus loin, je suis revenue sur mes pas, sans doute parce que dans mon dos la fleur m’appelait sous l’œil bienveillant d’Eiffel. J’ai mis un genou à terre, ai pris la branche, ai levé la fleur à hauteur de mes yeux. Au premier regard, j’ai été conquise. Je lui ai demandé si elle voulait venir avec moi. Ses pétales ont frémi.
Je suis repartie, fleur à la main, en faisant attention de la tenir bien droite. Arrivée chez moi, je l’ai mise dans l’eau d’une bouteille et l’ai installée aux côtés de Tomatier. Basilic est parti au compost il y a une semaine. Tomatier manquait de compagnie. La fleur avait l’air bien. Restait un seul problème. Quel était son nom ? C’est toujours mieux de discuter en sachant le nom de l’autre. Non ?
J’ai fait une photo que j’ai envoyée à Sarah et à Sassophie. La réponse est vite venue. Fleur s’appelle Marronnière. C’est la première fois, je crois, que je recueille une fleur. J’en suis tout émue. Je sais bien qu’elle risque de partir rapidement au compost, sauf si la branche fait des racines pour que je puisse la planter avec Tomatier.
Une nouvelle perspective de procréation motivée par l’amour ? L’amour.
Boudhakarathaï !

Princesse @8

Coach Petit MoutonQuand je déroule, j’arrive de plus en plus à me mettre en mode « pas là », gardant juste ce qu’il faut de vigilance pour la course. Alors, je ne pense à rien, vide cérébral que je ne connais guère et que je trouve très agréable. Pour le coup, des pensées automatiques passent entre mes deux oreilles, certaines convenues, d’autres qui me surprennent.
C’est ainsi que l’autre jour, je me suis mise à rédiger une petite annonce amoureuse, moi qui apprécie pourtant beaucoup mon équilibre actuel. « Cherche femme, 50 ans… » Au passage des mots « 50 ans » sur la bande synaptique (c’est un peu comme une vieille bande audio, ça s’embobine sur chaque oreille et se lit entre les deux yeux), j’ai eu comme un sursaut :
— « 50 ans », mais c’est vieux !
J’ai 50 ans, même un peu plus. Ma réflexion m’a sortie de ma torpeur et j’ai fini mon déroulé du jour sur ce hiatus ; je me trouve bien pour mes 50 ans et demi, pas « vieille » en tout cas, coach Petit Mouton m’attribuant même un « âge cardiaque » de 45,2 ans. « Cardiaque », il s’agit de cœur, non ? Je suis donc très jeune de cœur mais j’ai quand même 50 ans passés… Et je trouverais « vieille » une fille qui aurait le même âge que moi ?
J’y réfléchis depuis sans comprendre pourquoi j’ai cette image négative des ménagères de plus de 50 ans dont je suis pourtant. Il est vrai que j’ai toujours eu des chéries plus jeunes que moi (à une exception près) tout en fuyant (fort mal en fait) les gamines (entendre les filles de plus de dix ans de moins que moi). Alors ? Je ne sais pas. Il y en a tant de jolies filles de 50 ans et plus… Non ?

Princesse @6

Dans la boutique d’un musée, je découvre de la vaisselle et des ustensiles destinés aux enfants. Il n’y a aucun rapport avec les objets présentés au musée, l’histoire, l’art ou même la région où est situé ce musée. Ce sont juste des produits sélectionnés pour vendre à la clientèle « familiale ». Peut-être l’aspect éducatif d’une visite au musée a-t-il été mal compris ? Si on considère que la culture permet de construire son jugement, se situer dans l’histoire, aiguiser son sens de l’observation, se confronter à des cultures différentes, se forger un goût esthétique, donc participer à la construction des individus, pour certains, c’est l’occasion de renforcer les normes. Cette fois, c’est sur un terrain jouant de l’autoappropriation de règles de savoir-vivre sur fond de conte de fées et autres « mondes de petites filles et de petits garçons sages ».
Ainsi, les assiettes présentent un personnage avec des phrases comme « Je coupe ma viande sans gêner mes voisins » ou « Mes mains sont posées sur la table » alors que les bols arborent « Je ne fais aucun bruit quand je bois ». Des plateaux ornés de cœurs, de fleurs ou de petits oiseaux montrent une femme délicate (blonde, bien habillée, avec des robes énormes et de bras très fins) avec des phylactères tels que « Comme il est délicat d’aider en cuisine » ou « J’aide à desservir ».
Je découvre sur Internet qu’il existe aussi des mugs avec la mention « Même si je suis la plus belle, je ne le fais pas remarquer » et un tablier (pour fille). Il y a toute une série pour princesses et princes parfaits, présentant, je cite un site commercial, des « citations dignes des vraies Princesses ».
À la perfection physique correspond une norme de comportement qui ne vise pas à éduquer, mais inculquer. J’espère que les enfants choisiront en souvenir plus les cartes postales des chefs-d’œuvre de toute l’histoire de l’art plutôt que ces objets chers, bien loin, graphiquement comme culturellement, de la vocation de cet établissement culturel, enfin tel que je le comprends.

Princesse @5

Petit moutonComme vous l’avez déjà remarqué, je pense, avec Cécyle, nous cherchons à donner la plus grande qualité possible à notre relation amicale. Pour me souhaiter une bonne nuit l’autre jour alors que je n’étais pas en grande forme, Cécyle m’a envoyé un message intitulé « Très bonne nuit de la part de Tranquille et du mouton » avec comme message « Toute la bande t’embrasse ! » accompagnant une photo de Petit Mouton.
Grâce à Tranquille, pas besoin d’artifice de création d’une cage. Me voilà une petite princesse bien plus comblée que chez Saint-Ex !

Princesse @4

Meuh !Le salon de l’agriculture se tient porte de Versailles, est-ce un hommage inconscient à Marie-Antoinette ? Telle la souveraine jouant à la bergère au hameau de la reine, le bon peuple se promène dans un décor rural. Mais les cocardes dans les travées ne seraient-elles pas révolutionnaires ? Non, loin de là : elles honorent les prix agricoles…

Princesse @3

À l’occasion de ma revue de presse sur Media-G.net, je tombe sur un article du Midi Libre du 11 août 2011 qui fait état d’agressions à caractère homophobe dont est victime une boîte gay nîmoise. Et je lis que le patron dépose une plainte pour « agression à caractère xénophobe liée à l’orientation sexuelle de son établissement ».
J’ignorais jusqu’à ce matin que les établissements pouvaient avoir une « orientation sexuelle » autant qu’ils auraient un sexe, donc. Je suis récemment allée au Fox club « un » (masculin) bar « lesbien » ; je croyais naïvement que ce « lesbien » désignait l’orientation sexuelle de la clientèle. Mais si c’est bien le bar qui l’est, lesbien, quel bonheur ! Cela veut dire que Caddie, lui aussi, peut l’être ! Ma vie sentimentale s’éclaire ! Enfin.
Caddie ! Caddie ? Mais où est-il passé ? Bizarre…