Archives de catégorie : Plastique @

Plastique @5

Un vendredi soir, je me suis trouvée en panne de liquide vaisselle. Le G20 était encore ouvert mais je ne fais pas mes courses après 19 heures, le dimanche non plus, et j’avais un samedi déjà bien rempli. Avant d’appeler Danielle au secours, j’ai regardé comment on fabrique du liquide vaisselle ; toutes les recettes parlent de savon (noir ou non), de vinaigre blanc, de cristaux ou de bicarbonate de soude et d’huile essentielle. Je décide donc de laver ma vaisselle au savon dont j’enduis mon éponge, me souvenant au passage que maman mettait de vieux savons dans des tampons à récurer en plastique pour les plats résistants. Voici d’ailleurs un modèle version recyclage que je vais tester.
Ma vaisselle se passe bien. Le lendemain, je lave quelques bocaux en verre (que j’utilise aujourd’hui à la place de boîtes en plastique) et me rends compte qu’ils sortent tout gris. Dans le flacon à pompe où je mets d’ordinaire mon liquide vaisselle (c’est plus pratique que l’emballage d’origine), je mets du vinaigre blanc, du bicarbonate (ça mousse à fond !) et des zestes d’orange. Quand je lave du verre, j’ajoute ce mélange au savon dont j’enduis toujours mon éponge. Je remets à plus tard l’assemblage final des ingrédients, le temps de tester un peu.
Ma vaisselle est propre, le verre est translucide ; tout va bien… ou presque ; je décide dix jours plus tard de racheter du liquide vaisselle industriel pour deux raisons :
* Le savon sur la porcelaine glisse beaucoup, beaucoup… J’ai manqué plusieurs fois de lâcher un bol ou une assiette. Faire la vaisselle n’est jamais sans risque, encore moins pour la déficiente visuelle que je suis, tout passant par les mains. Si je casse quelque chose, si tant est que je ne me coupe pas d’emblée, récupérer les morceaux est périlleux. Je suis désolée pour la planète, mais je privilégie ici ma sécurité personnelle.
* J’ai remarqué que la vaisselle au savon est très gourmande en eau, celui-ci en réclamant beaucoup pour être éliminé. Pour économiser l’eau, je fais tremper ma vaisselle dans l’eau de rinçage de la vaisselle précédente. Avec du savon, ma bassine s’encrasse (elle a donc besoin de plus d’eau et de produit pour être propre) et il n’est plus possible de rincer une vaisselle dans une demi-bassine d’eau.
Verdict ? Je vais tâcher d’utiliser le liquide vaisselle sans excès. Je regrette de ne pouvoir faire mieux.

Plastique @4

Je cuisine beaucoup et je n’aime pas manger tous les jours la même chose. Cuisiner pour une seule personne est souvent compliqué ; et, même si je peux avoir envie parfois que quelqu’une partage mes repas, je suis semble-t-il trop difficile pour ne pas me rabattre sur des solutions alternatives. La congélation par exemple.
Pour ce faire, je dispose d’une belle collection de boîtes en plastique : elles contiennent une part et s’emboîtent quand elles sont vides. Elles vieillissent aussi, et je ne peux plus ignorer les méfaits du plastique même si je les passe rarement au micro-onde. À l’occasion du dégivrage de mon congélateur en juin dernier, j’ai donc décidé de congeler dans des pots en verre. J’en avais un petit stock. Je l’ai augmenté facilement en deux mois grâce à Isabelle, Danielle et ma consommation personnelle.
Restait un souci : comment enlever les étiquettes ? Si un bain d’eau de vaisselle suffit à la moitié d’entre eux, l’autre moitié résiste. J’ai demandé à Françoise, qui fabrique beaucoup de confitures, si elle avait un truc.
— Du produit pour décoller le papier peint.
Ce n’est pas donné (7 euros le demi-litre) et cela revient à utiliser un produit chimique pour pouvoir réutiliser un contenant. N’est-ce pas paradoxal ? Je trouve que cela l’est même si, à la longue, c’est sans doute moins dommageable à l’environnement que d’utiliser des barquettes en plastiques, eussent-elles plus de quinze ans d’âge. Une autre solution serait que les industriels utilisent tous une colle qui se dissout facilement dans l’eau.
On n’y est pas !

Plastique @3

Affreux !
Je voulais regarder un clip de KD Lang mis en ligne sur la page Facebook de SOS Homophobie. Et comme toujours sur Youtube, une publicité précédait la séance, « cacahuète, chocolats glacés » en moins. Le film était long (vous pouvez le voir ici). Un homme maquillait une jeune femme sur une musique sensuelle, rapide et frappée : un œil, puis l’autre, les lèvres, le teint. Entre deux, des conseils. Les gros plans m’ont permis, une fois n’est pas coutume, de bien voir en quoi consiste un maquillage. Les yeux sont devenus très bleus, trop bleus, la bouche toute rose, le teint… je ne sais pas trop. L’homme a gardé tout du long son air d’artiste inspiré à la barbe de trois jours. La jeune femme, au fil du maquillage, souriait de plus en plus. Et au final… Ben ; comment dire ? Elle m’a semblé avoir perdu toute sa beauté dans un maquillage et un film visant sa construction en objet sexuel.
Mais comment peut-on désirer une personne réduite à l’état d’objet ? Je ne sais pas mais cela semble si banal… Allez ! Je retourne à mon écriture. Mon « ailleurs » me va si bien.

Plastique @2

Blog Pièces jaunesAprès les cours qui permettent aux femmes à « marcher sur des talons » et à « s’effeuiller », être des « vraies femmes » (voir Plastique @1), en quelque sorte, voici le coach qui vous aide à faire votre coming out. Sur son site, il détaille sa démarche et ses bienfaits et, en cherchant bien, indique que le prix de sa prestation sera communiqué… « lors de la première séance », « la question d’argent ne devant, bien sûr pas être un frein à votre cheminement. »
Ah ! la rémunération des professionnels de l’être, ce douloureux problème.

Note : Inutile de vous communiquer l’adresse de ce coach — oh ! que j’ai envie de mettre des guillemets —, je ne souhaite ni faire sa publicité, ni sa contre-publicité.

Plastique @1

Dans le Nouvel Obs toujours, du 21 octobre 2010 cette fois — vous aurez noté que je lis souvent le journal très en retard ; une manière comme une autre de relativiser la valeur de chaque information —, je trouve un article intitulé « À l’école des filles » : « Pour apprendre à marcher sur des talons ou pour s’effeuiller les cours de féminité se multiplient ! Décryptage. »
Au secours Virginie ! Je ne veux pas finir en poupée gonflable ! Devant les fourneaux, je fondrais.
Allez ! Bonne année… quand même.