Archives de catégorie : Pictogramme @

Pictogramme @9

Cécyle et moi avions vu le pictogramme d’interdiction de cadenas à la Tour Eiffel. À New York, en voici une version d’un autre genre : l’interdiction sous peine d’amende.
Sur le pont de Brooklyn, ces panneaux sont bien dissuasifs à constater l’absence de cadenas à l’horizon. Il faut dire que le montant du procès-verbal de verbalisation a de quoi amener à réfléchir : $100, environ 100 € selon les montants de change du moment.
Non seulement cela ne coûte pas à la collectivité en enlèvement de tonnes de cadenas comme à Paris, mais cela peut rapporter. L’amour est un marché. Vive la levée d’écrou !

Pictogramme @8

Lors d’une visite à la Tour Eiffel avec Cécyle, nous avons pu admirer des pictogrammes avec des cadenas barrés… au second étage. Il ne s’agit donc pas d’informer de l’absence de vestiaires à l’entrée.
Un texte accompagne ce pictogramme « Pose de cadenas interdite : risque de chute mortelle » en français et en anglais. C’est donc un avatar de l’épidémie de « cadenas d’amour » qui a fleuri sur les ponts parisiens il y a quelques années. Cette mode a amené la Ville à enlever des rambardes en raison de leur risque de chute à cause de ces kilos de morceaux de métal.
La mention de la chute m’a interrogée, car j’ai tout de suite pensé à la chute de personnes. Après réflexion, Cécyle a pensé au risque pour des personnes plus bas à la suite de la chute de cadenas.
L’amour peut tuer, en voici une nouvelle preuve.

Pictogramme @7

Blog toilettes pour enfantsToujours au parc de Chanteraines de Gennevilliers, je vois qu’il y a des toilettes pour enfants, indiqués par le pictogramme et parce qu’ils sont situés dans les toilettes pour femmes. À un autre bloc de sanitaires du parc, je les vois dans les toilettes pour handicapés, situés de telle façon que ce ne peut pas être des personnes avec des difficultés de mobilité qui puissent accompagner les petits. J’ai regardé, sans mener une enquête approfondie, et je n’en ai pas vu dans des toilettes pour hommes. Ne sont-ils pas à même de s’occuper de cette tâche trop ingrate pour eux ou serait-ce déplacé dans un contexte de suspicion de pédophilie ?

Pictogramme @6

Toilettes pour tousLes toilettes sont source de billets sur les pictogrammes (@1, @2 & @3 ici).
Un samedi, dans le parc des Chanteraines de Gennevilliers, je vois un grand panneau annonçant les toilettes avec cinq pictogrammes. Un jeune garçon essaie de les décrypter, très enthousiaste : hommes, femmes, handicapés… silence… À quoi peut correspondre le suivant ? Il n’en a visiblement aucune idée et face à cette interrogation, part en courant vers d’autres aventures.
Je reprends : hommes, femmes, handicapés, espace de change pour bébé (uniquement l’affaire des femmes, comme il est précisé, mais je ne crois pas que ce soit ce marquage genré qui ait laissé perplexe le jeune garçon), enfants.
Voilà bien des toilettes pour tous !

Pictogramme @5

Le 14 février prochain aura lieu le « One billion rising », journée mondiale de manifestations contre les violences faites aux femmes initiée par Eve Ensler, auteure des Monologues du vagin (toutes les infos sont ici). Vu le sujet, je ne peux que m’associer à cette action, et suis allée à une réunion préparatoire parisienne. Eve Ensler, malade, n’était pas là. La soirée y a certainement perdu en chaleur et esprit de combativité mais qu’importe ! Le sujet est suffisant important pour que je ravale mes critiques et, bien sûr, je participerai à l’une des actions parisiennes ().
Pourtant… Oui, pourtant… J’ai toujours du mal à complètement taire mes convictions et, pour cette fois, elles achoppent sur la forme très « américaine » de l’événement : intitulé de l’action dont je ne comprends même pas le sens, chorégraphie digne de Fame, clip sentimentaliste à l’esthétique « Yes, we can ! » (oui, je parle anglais parfois)… Et tout ça, ce n’est pas ma culture (politique). Je disais un moment à ma voisine « C’est dommage de céder à la culture américaine sous couvert de la lutte contre les violences faites aux femmes. » Oui, c’est dommage… Elle m’a répondu que c’était déjà bien que cela existe. On est d’accord. Et d’ailleurs, je participe.
Pourtant… Toujours pourtant ! Cela fait bien longtemps qu’un événement mondial ne se décline plus en français (Adieu ! Charles) mais comment accepter que la culture américaine, qui avance non sans une certaine violence (puisqu’elle vise à anéantir les autres cultures comme prélude à ses diktats économiques) soit mise en avant contre la violence ? J’ai du mal. Et mon petit doigt me dit que si la campagne ne prend pas tant en France, c’est parce que l’on se sent larguée, par la « comm’ » tape-à-l’œil, par l’idée de danser (ce n’est pas dans nos habitudes politiques) et par les slogans incompréhensibles… Gageons que le 14 février, les événements me contredisent et que nous serons un billion à danser dans le monde contre les violences faites aux femmes. Gageons.

Pictogramme @4

Euh...Lors d’une visite au musée d’Orsay, le vestiaire affichait deux pictogrammes… contradictoires. L’un représentait un cintre pour indiquer le vestiaire et l’autre représentait un cintre barré en raison d’un manque de ces objets assez incontournables pour déposer des vêtements.
Hum, les pictogrammes, c’est bien le truc pour simplifier la compréhension, non ?

Pictogramme @3

10 janvier 2011. Lausanne. Restaurant Mxxx*.
Là, Cécyle a été entendue (enfin, lue serait plus juste). Il y a trois portes d’accès aux toilettes pour les hommes, les femmes et les handicapés. Le pictogramme correspondant à la table à langer est sur la porte des toilettes pour… handicapés. Je suis entrée regarder comment c’était arrangé. A mon avis, même dans ce contexte, il est difficile de concilier handicap et parentalité lorsqu’on est en fauteuil, car la table est à hauteur « normale » (pour la provoc’, car c’est bien plutôt normée, au sens de standard). Au moins, les toilettes pour handicapés ont un avantage jugé inestimable ici : ce sont les plus grandes.

* Je n’écris pas le nom complet de ce self-service situé place Saint-Fxxx pour ne pas introduire de publicité sur ce site, n’est-ce pas Cécyle ?

Pictogramme @2

Des tables à langer dans les toilettes pour hommes… Et les handicapés, ils restent chez les femmes ?
C’est un fait, la plupart (pas toutes, en effet) des toilettes pour handicapés sont aménagées dans les toilettes pour femmes. La raison ? Spontanément je formerais l’hypothèse qu’une personne handicapée, c’est un peu comme un enfant, un « pas tout à fait adulte » qui va avoir besoin d’aide, de cette sorte d’aide que les femmes savent si bien dispenser…
C’est vrai qu’à voir comment sont aménagées les toilettes pour handicapés, il est clair qu’ils sont peu nombreux à pouvoir s’en servir seuls. Ce n’est pas si grave finalement : ils sont si bien chez eux tant la ville leur est innacessible. N’est-il point ?

Note : Je fais suivre à Pascale, elle qui aime tant que je l’aide à faire pipi !