Archives de catégorie : Ouf ! @

Ouf ! @4

Je me suis amusée, le 6 décembre, alors que je rédigeais le premier épisode du feuilleton « Paris Habitat au pays des hackers », à aller voir si le site de mon bailleur, rétabli depuis quelques jours après un mois d’interruption (c’est long, un mois), disait quelque chose de cette attaque, et de la protection des données des locataires.
La liste des actualités ne donne de prime abord pas l’impression qu’il s’est passé un incident aussi important. 3 décembre 2020, un tuto sur le Triple play social ; 2 décembre 2020, le résultat d’un appel à projets ; 1er décembre 2020 l’utilisation de matériaux biosourcés dans les nouvelles constructions : 30 novembre 2020 « [Info locataires] » : ma souris se précipite…

« L’avis d’échéance du mois de novembre sera distribué à partir du 2 décembre
« Exceptionnellement, l’avis d’échéance du mois de novembre sera distribué à partir du 2 décembre. [oui, on nous le dit deux fois, une pour le titre, une pour le chapeau ; on est un peu dur de l’entendement dans le parc social, c’est connu !]
[Logo de Paris Habitat vous informe]
« Pour rappel, jusqu’à rétablissement du paiement du loyer en ligne via notre site, nous invitons les locataires à régler leur loyer par les moyens mis à leur disposition : (…) »

La suite est la même que dans le mail reçu le 25 novembre 2020, à cette différence que le numéro du RIB est reproduit là où le mail invitait à contacter son gardien ; ce que j’avais fait ; il ne l’avait pas. Pour remarque, j’écris ce billet le 6 décembre 2020, mon avis d’échéance n’a pas été distribué.
Je continue à remonter le fil d’actualité sur le site… Protection civile, réhabilitation, magazine des locataires, travaux, « Continuité des services : À vos côtés » ! Date : 23 novembre 2020. Je lis le chapeau.

« Être à l’écoute des besoins des locataires et assurer une continuité de service sont au cœur de la démarche de Paris Habitat. Une priorité qui guide, au quotidien, notre action et celles de nos services proximité, directions territoriales, agences et gardiens, et prend d’autant plus de sens dans un contexte difficile. »

Un « contexte difficile » ? L’attaque du site, l’impossibilité de travailler normalement pour les agents de Paris Habitat, les travaux d’entretien bloqués par l’absence de bons de commande, les mails perdus, … « En dépit de ce second confinement, Paris Habitat, en tant que service public de proximité, reste aux côtés de ses locataires… » Perdu ! Il y en a deux paragraphes qui nous expliquent combien notre bailleur est proche de nous… Troisième (et dernier paragraphe).

« Par ailleurs, Paris Habitat a été victime, le 27 octobre 2020, d’une attaque informatique. Détectée aussitôt, elle a nécessité de couper l’intégralité du système informatique afin d’empêcher toutes (sic) pertes et vols de données avant une remise en marche progressive. Dans cet intervalle, l’ensemble des équipes de proximité sont restées présentes et accessibles pour répondre aux sollicitations. L’établissement a également continuer (sic) à informer via ses réseaux sociaux et répondre aux questions. Parmi les plus récurrentes figure le paiement du loyer. Cliquez sur ce lien pour accéder aux informations relatives au paiement du loyer. »

C’est donc ça ! Ce sont les locataires qui réclament de payer leur loyer, d’où une communication centrée sur ce point ! Quant aux données perdues, cet article y fait référence mais il s’agit d’une publication rétroactive puisque le 23 novembre 2020, le site était toujours hors service. Cela me ramène au mail que j’ai envoyé… et à la drôle de réponse que j’ai reçue.
À bientôt pour le troisième épisode…

Ouf ! @3

La période de pandémie et la reprise brutale de mes crises d’asthme m’ont conduite à reprendre un traitement médical. La posologie du traitement de fond est quatre bouffées par jour, mais il est possible d’aller jusqu’à huit par jour si besoin. Aux débuts du traitement, j’ai eu besoin de huit par jour.
Le dispositif pour prendre le médicament indique le nombre de doses restant, sur les soixante qu’il contient. Au bout de cinq jours, je retourne à la pharmacie pour avoir un renouvellement, anticipant ne pas pouvoir y aller le lendemain et avoir rapidement besoin d’un nouveau flacon.
La pharmacie s’exclame d’abord en voyant ma prescription « Mais ce n’est pas possible, ça fait cinq jours ! » trouvant visiblement incroyable que j’ai déjà autant utilisé le médicament. Je lui explique que des crises d’asthme ont repris en raison de l’angoisse, à cause du contexte ambiant, alors que je n’avais plus de traitement depuis longtemps et que je suis montée à la dose maximale.
Je crois que c’est surtout mon ton et l’angoisse qui transparaissaient, alors que je m’inquiétais déjà de ne pas avoir de renouvellement de traitement, qui l’ont fait, très vite, changer de discours. Elle m’a tout de suite dit qu’elle me donnerait le médicament en stock puis allait m’en commander un autre pour dans deux jours. Puis, elle m’en a commandé deux.
Nous avons ensuite parlé de ce qui pourrait permettre d’apaiser l’angoisse, car je ne souhaitais pas prendre trop l’anxiolytique que m’avait prescrit mon médecin. Je sais d’expérience que d’avoir mon médicament contre l’asthme est en soi un facteur de gestion du stress. Plusieurs autres produits ou pratiques (de respiration, d’échanges par téléphone) m’ont permis de mieux juguler l’angoisse et mieux respirer de nuit comme de jour. D’ailleurs, je n’ai pas encore eu besoin de renouveler mon traitement.

Ouf ! @2

La Poste SuisseAprès mes dernières péripéties, encore une petite histoire de concours.
Bon, qu’est-ce qu’il faut pour réussir un concours ? Le préparer, le travailler, le passer (avec ou sans rituel de purification par l’eau de sa table) et… s’inscrire ! Hum, pas bête comme idée.
D’ailleurs, l’autre jour, j’ai appelé mon adjoint au travail pour parler d’un sujet essentiel : nos VACANCES ! Il me donne les dates qui l’intéressent. Pour une période, je lui dis que cela correspondra sans doute aux épreuves d’un concours, mais on s’arrangera. Je raccroche et vérifie le calendrier, en me disant qu’il serait bien de regarder aussi les dates d’inscription. Avec les semaines d’arrêt de travail suivant mon opération, je suis très décalée (et ce n’est pas le rythme des saisons qui m’aide à m’y retrouver).
Bref, je lis : fin d’inscription sur internet le mardi 7 mai à 16 heures 30 et envoi par courrier du dossier signé avant le mardi 7 mai, cachet de la poste faisant foi, sinon dépôt le mardi 7 mai avant 16 heures 30, sur place (à Strasbourg).
Ah ! tiens, nous sommes le mardi 7 mai, il est… 15 heures 30.
Ouf ! ma connexion internet fonctionne, je fais du copier-coller ligne par ligne du dossier de l’an dernier que j’ai eu la bonne idée de garder. Je vérifie avoir bien tout rempli, ce qui oblige à reprendre toute la procédure. Mais, c’est bon.
Ouf ! (bis) l’imprimante fonctionne, je sors le dossier et le signe, puis regarde les pièces à joindre. Il m’en manque, dont l’une à demander à la DRH du boulot. Ça me semble plié donc.
J’appelle Cécyle qui, en bonne amie-de-quinze-ans, « m’engueule » : mais tu l’envoies comme ça et t’enverras les pièces après ! Bon, je regarde les notes sous la liste et ouf ! (ter) si on a passé les épreuves du concours d’accès à la classe préparatoire, il suffit d’envoyer le dossier et des enveloppes. Or, j’y étais (mes plus proches voisins s’en souviennent encore grâce à mon arrivée remarquable et le spectacle de ma bénédiction préalable). Je file à la poste et demande le timbre du jour. Moins de deux heures top chrono.
Maintenant, dès réception de la convocation, je dois offrir un chirashi à Cécyle, qui n’a pas manqué de le réclamer dès mon retour de la poste, plus bien sûr un autre en cas d’admissibilité et je ne doute pas que je n’y couperai pas non plus en cas d’admission.
Ça reste un bon deal, c’est quand même dans mon restaurant japonais préféré.

Ouf ! @1

Le moment qui m’a fait le plus de bien dans la thérapie que j’ai suivie pendant deux ans est quand j’ai arrêté. Ce n’est pas qu’elle ait été inutile, car je n’aurais sans doute pas eu ce ressenti sans tout le cheminement qui précédait, mais j’avais pris la bonne décision. Cela était un soulagement et une formidable puissance que d’être sûre de ce qui était bien et bon pour moi. Ce d’autant que la thérapeute ne partageait pas mon avis.
J’avais déjà effectué, avec sa bénédiction, une pause pendant un temps, à deux reprises. J’étais alors revenue une fois après rupture, une fois après un décès. Quand je lui ai dit à l’avant-dernière séance que je voulais arrêter, elle a trouvé que ce n’était pas « une bonne idée ». Lorsque j’ai réitéré mon propos pour affirmer que j’arrêtais, sa réaction a été « chaque fois, vous revenez cassée », dans une tentative de me garder, d’une certaine façon en me culpabilisant. Ça a été le meilleur moyen de me conforter dans ma décision : j’arrêtais de la voir et surtout définitivement. Transfert dit-on, je l’ai visiblement trahie, abandonnée… pour une fois que ce n’est pas moi qui avait ce sentiment-là.