Archives de catégorie : Objectivement @

Objectivement @56

J’ai eu l’occasion, à deux reprises en six mois, de confier à Apple des téléphones pour un changement de batterie : le premier, Petit 6, suite à une intervention mal faite par un « réparateur agréé » que j’ai dans le nez depuis ; le second, Petit 7, parce que la durée normale de vie d’une batterie était arrivée.
La première fois, j’avais été bluffée par la rapidité avec laquelle Petit 6 m’était revenu dans un relais colis après que je l’aie déposé à l’Apple store des Champs-Élysées ; la seconde, c’était il y a quelques semaines ; j’ai tout fait par correspondance : dépôt et retrait en relais colis. L’aller et le retour, réparation comprise a pris une semaine chrono ; c’est d’autant plus méritant que Petit 7 est allé jusqu’en République tchèque pour retrouver une batterie neuve.
La lecture de son voyage retour m’a laissée pantoise : pris en charge à l’aéroport d’Ostrava à 18:05, il a embarqué à 19:32 pour Leipzig où il a atterri à 2:38 avant de reprendre un vol pour Orly après une courte nuit à 4:13 et se poser à 6:06. Il y a un peu traîné avant d’arriver dans le 14e en fin de matinée (des bouchons sur le périf, sans doute). Quand je l’ai pris en charge, il avait l’air en forme et était tout content de se préparer à embarquer dans le sac à main de Sarah, qui l’a recueilli. Pour un téléphone qui n’avait connu que des poches de parka-butch, c’était un événement !
Blague à part, je m’interroge : aussi extraordinaires que sont ce beau voyage et la qualité de la prise en charge, était-il vraiment besoin qu’il traverse l’Europe ? L’Apple store des Champs est effectivement fermé ; mais ses réparateurs maison sont-ils eux aussi partis en République tchèque ? Apple est une grande actrice de la mondialisation autant que je n’ai pas à me plaindre de ses services ; si sa stratégie était plus locale, au moins dans la maintenance, je préfèrerais. Vraiment.

Objectivement @55

J’ai déjà parlé des spams dans les boites mails (le lien vers le billet) comme une source fiable de sujet de billet mais je n’ai pas encore, et c’est une grande erreur de ma part, évoqué les affiches dans les entrées d’immeubles. Il est grand temps d’y remédier.
Pour rappel, mon immeuble est en plein ravalement de façade avec renouvellement des fenêtres, volets et réparation des balcons. Régulièrement, l’entreprise en charge de la coordination nous tient informés par voie d’un affichage un peu sauvage juste à côté de l’ascenseur. Moi par exemple qui ne prends jamais l’ascenseur chez moi, j’ai déjà loupé la moitié des communications avant de comprendre qu’il y avait des choses à lire à cet emplacement.
Bref, régulièrement, des habitants de l’immeuble viennent apporter leur avis, remarques et conseils parce que, vous comprenez, ça manquerait sans. Je passe rapidement sur celles ou ceux qui corrigent les fautes d’orthographe en entourant de trois ou quatre cercles ladite faute d’autant que personne n’a rien écrit dans l’exemple qui nous concerne.
Première information donc : elle est émise par le canal officiel et elle nous rappelle de bien débarrasser nos balcons pour la réalisation des travaux. Ce week-end, une personne habitant l’immeuble a ajouté un commentaire : « Pendant vos travaux, merci de porter vos masques. » « Masques » est souligné trois fois pour qu’ils entendent bien j’imagine.
Ce matin, nouveau commentaire d’une autre écriture et en deux temps : premier temps, « Le virus ne saute pas par les balcons de toute façon… » et comme si ça ne suffisait pas, la personne a complété : « … et de toute façon, il (le masque) ne protège pas du virus. Renseignez-vous. » Diantre !
Dans cette dernière sentence, le « renseignez-vous » est souligné deux fois mais les traits étant très rapprochés, cela forme presque un seul trait épais. Du coup, la seule question qui vaille dans ce long exposé, est : à l’écrit, se fait-on plus entendre si on souligne par trois traits bien distincts ou par deux traits presque collés ? Là est la question.

Objectivement @54

Durant la dernière campagne des élections municipales, je me suis abonné à la version numérique du Journal du Dimanche.
La campagne (enfin !) terminée, je me suis vite lassé et ai entrepris de stopper cet abonnement. La chose fut faite après avoir un peu cherché où faire ma demande.
Quinze jours après, j’ai reçu un mail confirmant mon désabonnement : « Après ces années de fidélité, je regrette d’apprendre votre décision d’interrompre votre abonnement au magazine Le JDD Version numérique. »
Je sais que la campagne a été longue, mais de là à paraître « des années ».

Objectivement @53

Pour les travaux chez moi, j’avais prévu que la salle de bains soit transformée en salle d’eau, donc avec une douche à la place de la baignoire. Le miroir au-dessus du lavabo devait rester, mais à la dépose, il a été abîmé par les ouvriers. Du coup, j’ai cherché de quoi le remplacer, en optant pour une armoire avec miroir. Je choisis un modèle, l’indique et précise ses mesures aux ouvriers en montrant bien comment il se présente, alors ils me disent comment il va être installé et le valident.
Un soir, je rentre chez moi et l’armoire est posée, sans la porte-miroir. Sur ce modèle, clairement, celle-ci ne va pas jusqu’en bas de l’armoire. Tout de suite, je me dis qu’il y a un souci, car je ne suis pas très grande. Je prends les mesures et bingo ! : le bas du miroir m’arrive… sous le nez, mais vraiment juste sous le nez. Le miroir est très haut, je vois donc bien le plafond, mais pas mon menton.
J’indique ça le lendemain aux plombiers, en indiquant avoir trouvé entretemps sur le site du magasin un nouveau modèle qui correspond mieux à la disposition, notamment à la hauteur de la faïence entre armoire et lavabo que je n’avais pas les moyens de bien prendre en compte lors de mon premier choix. Ouf ! aujourd’hui, je me vois donc en entier.

Objectivement @52

J’étais toute contente quand j’ai vu à la caisse d’un magasin, où j’achetais des carrés antichocs de machine à laver, un masque en tissu avec des étoiles. Or, ma sœur adore les étoiles. Je prends donc le masque, rentre et m’apprête à préparer courrier d’accompagnement et enveloppe.
Et là, je vois qu’il y a une taille indiquée sur l’emballage. La correspondance à l’arrière précise que le M correspond à… 7/9 ans, pour une taille de 17 cm au lieu de 20 pour les adultes. Mince !
Après tergiversations, je retourne au magasin. L’emballage n’est pas ouvert. D’emblée l’employée me propose le remboursement ou l’échange. Mais il n’y a aucun exemplaire en taille L.
Bref, j’ai failli envoyer un cadeau à ma sœur.

Objectivement @50

Le jour de l’An est toujours l’occasion de poser des résolutions, ce que je fais peu tant je pose des résolutions toute l’année autant que le besoin s’en fait sentir. Je ne l’avais pas donc vraiment anticipé mais je me suis résolue, ce 1er janvier 2020 alors que je rangeais un placard pour trouver une place où stocker des chiffons, à mettre à la poubelle les jouets sexuels que j’avais dans une caisse.
Dans le lot, j’en ai utilisé fort peu, et jamais seule. Ils m’ont surtout servi à matérialiser des scènes que j’ai ensuite reproduites dans mes romans. Certains étaient des cadeaux. J’en avais ramené d’autres de San Francisco, d’Amsterdam et de Londres. Je gardais donc une certaine attache avec les uns et les autres mais cela fait tant de temps… passons !
Je les ai donc mis dans un sac en plastique, retirant au fur et à mesure les piles, seul élément que je pouvais recycler (la question s’était déjà posée en Hétéronomie, ici). Au dernier moment, j’en ai ressorti un qui me semblait pas mal, et en meilleur état que d’autres, certains ayant particulièrement mal vieilli. Pour quoi faire, en garder un ? Pour l’utiliser, pardi ! Avec qui ? Et comment savoir si ce serait le bon ?
En vingt ans, les jouets sexuels pensés par et pour les filles se sont développés. Ceux-là sont chers, forcément. Mais si je devais rencontrer quelqu’une avec qui leur usage se posait, nous irions ensemble acheter ce qu’il nous plairait plutôt que d’utiliser de la quincaillerie décatie et porteuse de souvenirs forcément incongrus. Il va sans dire qu’une telle résolution dépasse la période d’un an. C’est parfait ! J’aime prendre de l’avance.

Objectivement @49

Voilà. Les travaux dans ma cuisine sont terminés. Huit jours pour le déménagement. Quinze pour les travaux. Quinze autres pour que chaque chose (re)trouve sa place. J’ai pris le temps, préférant encore camper plutôt que de ne pas m’approprier tranquillement ma nouvelle cuisine. L’épreuve est passée. Je dois encore faire deux ou trois finitions et adopter certains réflexes mais c’est bon ; je m’y sens bien et je suis contente des choix que j’ai faits.
Pour ne pas gâcher mon plaisir, je me suis offert un objet dont j’ai toujours rêvé chez moi : un balai. Un balai ? Mon ancien lino en dalle pissait la colle qui attrapait la poussière en plus d’être d’une couleur qui ne me laissait pas entrevoir les miettes. Le carrelage, par contre, immaculé gris, me donne envie de passer le balai, un geste du quotidien qui a le don de me détendre.
Quand je vois quelque chose qui fait tache, je me précipite. J’ai quatre mètres carrés à balayer, pas plus ; je le regrette. Je le passe bien partout, comme j’ai appris, sans forcément voir ce que je ramasse. Avec la balayette, je récupère ce qui vient. Une observatrice avisée de mon manège m’a dit que j’en oubliais beaucoup. Cela ne m’étonne pas autant que j’en suis ravie : cela augure de séances de balayage sans fin. Que du bonheur !

Objectivement @48

Cela faisait longtemps que j’avais envie d’une cafetière à expresso avec broyeur. J’aime le café serré, long ; souvent un paradoxe. Ma cafetière italienne sur le gaz était parfaite mais pas de mousse, et pas le plaisir d’utiliser des grains moulus à la demande. Il était bien sûr hors de question que j’achète des machines à capsules et dosettes dont le modèle économique autant que technique est délétère pour la planète. Je n’aime d’ailleurs pas le café des machines à dosettes (trop terreux) et, si celles à capsules produisent du bon café, c’est à un coût prohibitif.
Je reluquais donc les belles machines, les trouvant encombrantes. Ma cuisine est petite, j’attends toujours que mon bailleur change mes fenêtres pour la réaménager ; je tergiversais. Et voilà que Que choisir, mon magazine préféré, a publié un comparatif des machines à café avec broyeur. Je me suis précipitée ; leur premier choix était un modèle peu encombrant, le moins cher. Il me plaisait bien. J’ai attendu un peu et me suis décidée début mai. Le modèle que je visais n’était disponible que sur une « place de marché » ; je préfère les revendeurs ayant pignon sur rue.
De fil en aiguille, je me suis finalement décidée pour le troisième choix de Que Choisir, un chouia plus large que le premier (3 cm), plus cher, mais avec plus de fonctionnalités. La machine est arrivée un samedi après-midi avec quarante-huit heures d’avance, me laissant démunie : je n’avais pas de grains à moudre ! Je n’avais pas le temps de chercher du café avant 19 heures, je ne fais pas mes courses le dimanche. Le lundi, j’ai acheté mon premier paquet de café en grains, le trouvant fort cher, soit deux fois le prix que je payais mon café moulu dans un supermarché de fort discompte. J’avais dans l’idée que non moulu, le café serait moins cher vu qu’il était moins transformé… Perdu.
La qualité de mon café m’a vite réconciliée avec le prix. La consommation en grains de la machine m’a plongée dans l’embarras. Je voyais le stock dans le réservoir fondre comme neige au soleil ; je me suis mise à compter les cafés produits. Au total un paquet de 250 g permet de faire vingt-cinq cafés. Le premier que j’ai testé, un Mexique équitable bio marque distributeur met le café à 15 centimes. J’en bois un ou deux par jour, je ne vais pas pleurer ; et j’ai même envie de monter en gamme.
Là, je teste un café pour expresso, marque distributeur : il est bon mais je sens que je vais préférer les cafés bio avec indication de provenance. Danielle m’a offert un kilo, toujours pour expresso, et un autre en format 250 g, bio équitable, plutôt dans ceux que je cherche. J’ai de quoi faire des cafés pour un moment le temps de chercher tranquillement celui qui m’ira. Si vous avez des suggestions, à des prix raisonnables, dites-moi. Nous pourrons le goûter ensemble mais il va falloir apporter votre tasse ; je n’ai que la mienne et je ne la prête pas.

Objectivement @47

Après la déconvenue avec la montre retournant au verger, j’ai pensé m’acheter une Apple Watch neuve. Je vais avec Cécyle dans un magasin de la marque après avoir déjà regardé les produits en ligne et réfléchi aux différentes options.
Me voilà alors avec une belle montre au poignet. J’ai encore à découvrir toutes ses fonctionnalités. Mais, dès la première minute, tout le monde l’a adoptée.
– Elle est beeeeeeelle !
– Yep et c’est d’la super came de techno.
– C’est une copa*iiiiiiii*ne !
– J’aimerais tant que ma ménagère puisse en avoir une, je compense comme je peux, mais je sais, c’est pas pareil. Chacun fait à sa mesure.
– Eh ! T’es top, mon poteau à roulettes ! J’t’assure qu’elle t’aime Caddie, ta ménagère.