Archives de catégorie : Foot @

Foot @16

Je suis allée sur la page Facebook de la Fédération française de judo au début du confinement chercher des infos sur les clubs. Les cours enfants reprendraient-ils après les vacances ? pourrions-nous faire du street-judo ? Il n’y avait rien. Cela ne m’a pas tant étonnée, la FFJDA s’intéresse peu aux clubs, hormis pour compter les licences.
J’allais quitter la page quand quelque chose m’a frappée : l’image du bandeau. On y voit à gauche deux garçons censés, je suppose, être en posture judo. C’est sans doute tout « mimi » pour la photo qu’il nous regarde, pardon regarde en l’air mais ce n’est pas ce que l’on apprend aux enfants : soit ils regardent leur partenaire, soit l’endroit où ils vont le faire chuter. On en est loin, si loin que cela fait très « chiqué ».
Si l’on regarde mieux, on se rend compte que celui de dos prend une garde croisée à gauche (on attrape normalement le revers en face de sa main, revers gauche main droite, donc, et inversement). En combat, la garde croisée est passible d’un Shido (point de pénalité) si elle n’est pas immédiatement utilisée pour attaquer. Pour les enfants, le démarrage des combats se fait « garde prise », non croisée ; et nos deux judokas n’ont pas bien l’air d’être en plein combat ni en mode attaque. Je remarque également que celui de face est mal fagoté ; il a l’air torse nu sous son kimono ; ce qui est normal pour un garçon. Pour le coup, on voit ce qui doit être son slip dans l’entrebâillement de son kimono. Est-ce bien raisonnable ?
Les enfants ont du mal à attacher pantalon et ceinture ; c’est donc l’un des premiers enseignements judo ; être bien habillé, par respect pour son partenaire, et pour sa propre intimité. Si un enfant est ainsi habillé sur mon tatami, je lui en fais sitôt la remarque et il ne reprend le judo que quand son kimono est bien mis. La petite fille qui fait du judo avec le haut gradé, à la droite de l’image, elle, est bien habillée et tient correctement la garde. Ouf ! Par contre, elle a conservé ses lunettes ; pas terrible ! Avec la chute annoncée, elle va les casser, se blesser… On apprend donc aux enfants à faire du judo sans lunettes. Ils les mettent lors de l’explication ; et les retirent pour les exercices et les combats.
Ma dernière remarque sera sociologique : deux garçons qui font du judo ensembles (un blanc, un plus noir, pour la petite touche « melting-potes » qui ne correspond à aucune réalité) et une petite fille qui s’éclate sur la cuisse d’un haut gradé, un homme bien sûr ; elle ne doit en effet pas rêver ; elle ne le sera jamais.
C’est ça l’image que la FFJDA est capable de donner d’elle-même et du judo ? Je le crains.

Foot @15

J’ai fait un billet en forme de bilan (ici) mais je me rends compte que je n’ai pas fait de billet « Résolutions 2019 ». J’y ai pensé en pleine cuisine et, aux résolutions qui sont apparues, il m’a semblé nécessaire de vérifier le sens du mot tant il me vient avant tout des projets sans que ceux-ci n’aient de caractère expiatoire. Expiatoire ? Bigre.
La liste des définitions de « Résolution » dans le Grand Robert est intéressante ; celle qui s’applique ici n’a rien d’expiatoire… « État d’esprit, attitude d’une personne qui prend une détermination. » Je trouve en fin de liste les usages que l’on croise à l’occasion de l’An, « Prendre de bonnes résolutions (…). Grande et belle résolution (…). Résolutions extrêmes (…). » Je conclus que je dois aux adjectifs utilisés cette idée qu’une résolution personnelle, intime, aurait une dimension morale, le « bon », « grand » et « belle » tendant à nous sortir de notre état de pauvre hère, ce que renforce certainement la médiatisation de ces résolutions : arrêter de fumer ; faire du sport ; contrôler son alimentation ; être gentil avec untel ou unetelle ; etc. Je sors donc de cette logique et vais pouvoir énoncer mes résolutions qui ne sont pas des punitions mais des choix de vie en droite ligne de ceux qui me font déjà du bien.
En première position, je place « Travailler mon 2e dan et préparer le Championnat de France technique parajudo ». J’avais renoncé en 2018, faute de conditions de passage qui me semblaient satisfaisantes. J’y ajoute les France technique Parajudo, pour le fun. Romuald me dit que ce n’est pas gagné mais que ça peut le faire. Ça me plaît.
En seconde position, c’est plus difficile à formuler : « Ne jamais manquer une occasion de dire à quelqu’un que je l’aime. » J’emploie déjà beaucoup de mon énergie à l’amour ; à moins que ce ne soit l’amour qui me donne mon énergie. Quoi qu’il en soit, dire mon affection, ma tendresse, mon désir, ma compassion, étreindre, prendre la main, poser ma tête au creux d’un cou me sont essentiels. Il m’arrive d’en faire l’économie, par peur des conséquences ou par paresse, parfois par colère ; je souhaite qu’il n’en soit plus question.
En troisième position, je souhaite « Continuer ma transition écologique non violente. » sans que cela ne soit une contrainte, mais l’expression d’un véritable choix politique. C’est le sens des vœux que j’ai publiés sur mon site () et aussi une manière de cultiver ma différence sans (trop) craindre désormais qu’elle ne m’exclue.
Voilà. J’ai du pain sur la planche. Je m’y mets. Si je n’oublie pas, je ferai un bilan en fin d’année.

 

Foot @14

Les copains sont enfin arrivés avec des plantes, de nuit, dans un petit sac bien protégé dans une boîte elle-même dans un sac !
Ouh là là !
Ils ont vite été dans l’eau.
Le midi, ils ont eu une petite ration de blettes !
Une nouvelle copine de la bande a donné des cailloux de Bretagne et des Causses pour qu’ils jouent à saute-cailloux et que les plantes tiennent bien dans le sol !
Qu’est-ce que c’est chouette !

Note. L’obélisque, au fond, apparaît par transparence. C’est l’un de mes prix littéraires !

Foot @13

Un matin que Cécyle restait chez Petit Mouton, le temps que j’aille chez l’ostéopathe, il y a eu une sacrée partie de fooooooot à la maison. À mon retour, Cécyle m’a présenté la partie en cours, sous le regard d’un arbitre poilu bienveillant.
Ce qui me plait le plus « dans ces coups de temps-là » (grande expression de Cécyle) est le sourire et le rire de Cécyle. C’est buuuuuut !

Foot @12

J’avais, il y a presque quatre ans (déjà) écrit un billet sur mon manque de sociabilité par rapport à certaines activités : cinéma, concert, théâtre, opéra, musée, boîte, boire l’apéro, regarder un DVD, soirée chez des copains, déjeuner en famille, week-end à la campagne, châteaux de la Loire, pique-nique… avec cette conclusion « Force est de constater que je rechigne aux activités sociales « en bande organisée » autant que je ne consomme que fort peu de « produits culturels ». »
Depuis, les choses ont un peu évolué par rapport à ce billet, ma pratique intensive du judo ayant profondément modifié mon emploi du temps au détriment de ma participation à des concerts ou des actions militantes « en groupe » (et je ne suis par exemple plus membre de David et Jonathan). Je « sors » donc encore moins qu’avant et j’en suis assez satisfaite, le tatami occupant en moyenne quatre de mes soirées par semaine, mes amis et mes « soirées tranquilles », celles où je masse mes courbatures, faisant le reste.
Pourtant, la question s’est posée sous une autre forme ces derniers mois : j’avais justement envie que quelqu’une masse celles de mes courbatures qui ne me sont pas accessibles et j’ai réfléchi à l’idée de lui proposer un rencard. Mais quoi ? J’ai profité d’un dîner avec mes compagnons de tatami pour soulever la question. Ils ont proposé un pot, un resto, un ciné… tout ce qui ne me correspond pas. Marcher, j’aime bien ; et Paris est si belle. Ils ont fait la lippe. J’ai suggéré une soirée sans pyjama (je m’engage à mettre du chauffage) tout en ayant conscience que c’était peut-être un peu direct. Le verdict est tombé dans un éclat de rire :
— Va falloir revoir ta stratégie amoureuse !
Sans plus de conseils avisés. L’un a néanmoins ajouté.
— Peut-être n’as-tu pas si envie si tu ne trouves pas.
Tous se sont alors emballés à suggérer à sensei Romuald de recruter des filles dans le club. Je trouve que cela ne règle pas la question du rencard, mais ce serait déjà une avancée. Et pour le rencard à suivre, si besoin, vous auriez des idées ?

Foot @11

EuroBien avant le début de l’Euro, la place du championnat (masculin) professionnel de football* dans les médias m’agaçait. Que l’on donne les résultats, que l’on retransmette les matchs, pourquoi pas : cela ne m’intéresse pas (trop de fric ; pas de sport) mais si « cela intéresse les gens », comme on dit…
Ah ! les fameuses « gens », celles que l’on invoque pour valoriser telle ou telle émission télé, le contenu d’un programme électoral, ou de la mise en valeur de tel ou tel produit à forte valeur ajoutée. En général, on ne mesure l’intérêt « des gens » ni qualitativement ni quantitativement qu’une fois la décision prise et bien rentrée dans le crâne à grand renfort de plans média.
Le football, donc, « les gens » en veulent. « Ils » sont contents que la compétition se déroule en France. « Ils » s’opposent d’ailleurs aux grèves, aux manifestations, aux poubelles pas ramassées voire à la crue elle-même (une tue-le-football de première) pour que LaFrance soit rayonnante pour que les touristes s’y pressent avant de protester devant leur trop bruyante présence.
« Ils » en veulent et « ils » en ont ; et comme les matchs ne suffisent pas, on les régale de commentaires qui certains soirs de l’Euro 2016 ont pris 80 % du temps des journaux de France info. Et comme ça ne suffit encore pas, on « refait le match » après qu’il ait lieu, mais aussi avant ! Très fort !
Et blablabla… blablabla… Il m’arrive d’écouter parce que je voudrais bien comprendre ce qui est dit ; peut-être que je passe à côté de quelque chose d’important ? Il semble qu’à force de parler, les commentateurs n’aient plus rien à dire et le discours produit n’a aucun sens. Quand j’étais petite, j’écoutais les retranscriptions des matchs des Verts sur Radio Monte-Carlo. Et je voyais le match à la radio !
Là, même pour décrire ce qui se passe sur le terrain, nos commentateurs ne disent rien. Ils préfèrent faire des blagues entre eux, exhiber leur savoir-football (« Fantastique ! Il vient de tirer comme Machin en 19… »), dire ce qui se passera selon le nombre de buts marqués, rappeler les palmarès… Point de jeu, donc. Quoi alors ?
Je ne sais pas ; le football n’est plus un jeu sauf à considérer qu’il est celui de l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste au service de la consommation de masse et de l’abêtissement des peuples. Comme disait Arlette Laguiller, « on nous ment, on nous spolie » et le football nous asservit !
Vive la liberté ! Tous à la pétanque !

* J’utilise à dessein le terme de « football » pour bien le distinguer du « fooooot » de Petit Mouton qui est lui acte d’amour et de sagacité.

Foot @10

menu XXLMon magasin de discompte préféré qui m’envoie de nouveau ses publicités fait toujours ma joie tant il est une vitrine impérissable sur le monde. Voilà qu’il me propose sa livraison de la semaine intitulée « Tous supporters »… de l’Euro de foot, bien sûr.
Après les accessoires du parfait supporter (ballon, cages de football et tee-shirts femme, homme, petit garçon, tiens, pas petite fille ?), le mail me propose un pack de bière XXL, des chips XXL, dix saucisses à griller, un pack de trois pizzas XXL… et un jus d’orange XXL.
Pour la petite fille qui est restée dans sa chambre à jouer à la poupée ? C’est bourré de sucre mais au moins, elle évite le gras et le salé. Serait-elle sauve ? Je ne suis pas si optimiste pour le penser. Misère !

 

Foot @9

Fooooeuf— On a eu des chocolats pour les Pâques.
— Ben, nooooon, c’est pas des plaaaaaques de chocolaaaaaat, mais des oeuuuuuufs !
— Pâques, Petit Mouton, un truc de la Cocotte.
— Y para*îîîî*t qu’elle va m*iiii*eux, chou*eeeee*tte !
— Ouiiiii ! Tiens, on va aller jouuuuuuer avec eeeeeeelle.
— Ah ! Et elle va découvrir une nouvelle invention des Moutons : le foooooooeuf ! Et avec le beau terrain de Plaidounet, c’est d’l’balle !
— On d*iiiii*t b*aaaaaa*llon au f*ooooo*t !
— Et là, on en a paaaaas…
— Ok, les Moutons, c’est juste une expression. Allez, jeu !

Foot @8

Sport un peu fête foraine avec Cécylou– Ben nous v’là bien ! Notre Cécylou est venue en week-end dans le 20e. Tout ça pour une histoire de judo. Elle est restée un peu avec nous, quand même. Le dimanche matin, Petit Mouton a même eu le droit à un entrainement digne de Clairefontaine.
– Nooooon, Petit Koala, c’était miiiiieux !
– Ah ! Oui, ça semblait franchement plus sympa.
– Ouiiiii ! C’était rigolooooo !
– C’est sûr que c’était parfois plus proche de la fête foraine. Enfin, surtout pour toi Petit Mouton…
– Mais, c’était duuuuur quand même !
– Hum, oui, si tu veux, quand même…

Gym petit Mouton