Archives de catégorie : Fenêtres @

Fenêtre @26

Mon téléphone sonne.
— Bonjour, mademoiselle Jung ?
— Non.
— Ah ? Je cherchais à joindre Cécyle Jung…
— C’est moi.
— Mademoiselle Jung, donc ; je vous appelle de la part de votre fournisseur de gaz.
— « Mademoiselle » n’est plus usité depuis au moins cinq ans.
— C’est pourtant ce qui est écrit dans mon contrat.
— Il est donc caduc…
— Ah ? Bon… [soupir agacé] Votre fournisseur de gaz a quelques questions à vous poser. Vous avez trois minutes ?
— Non.
— Ah ! au revoir madame.
— Au revoir monsieur.

Fenêtre @25

Un samedi matin, alors que je rallume ma box (je l’éteins la nuit, cela économie l’électrifié et évite la circulation inutile d’ondes), je constate que mon accès Internet est coupé. Je branche, je débranche, j’attends un peu et appelle l’assistance. Très vite, on m’indique que le problème est hors de chez moi. Un rendez-vous est fixé avec un réparateur pour le mardi ; une clé 4G m’est proposée pour me garantir une connexion d’ici là. Je vais la chercher en magasin. Elle fonctionne. Tout va bien.
Le mardi, le technicien arrive en avance. Il fait les tests chez moi, dans le couloir, mais ne peut accéder au tableau situé dans les sous-sols. Mon gardien ne prend son service qu’à 15 heures ; il repassera. Il repasse, on appelle mon gardien qui se rend sitôt disponible et, une demi-heure plus tard, je récupère ma connexion. Le jeune homme qui est intervenu est aimable, courageux (j’habite au cinquième et l’ascenseur était hors service ; il a fait plusieurs aller-retour) et consciencieux. Il travaille avec un collègue au téléphone qui le guide. Je comprends qu’il débute mais cela n’a pas d’incidence sur la qualité apparente de son travail.
Avant qu’il ne parte, je dois signer un formulaire d’intervention. J’avais mis dans ma poche un billet de 5 euros ; je ne donne pas systématiquement de pourboire mais je pensais qu’il le méritait. En regardant la feuille à signer, je remarque que la case « Commentaire du client » a été barrée. Quel dommage ! Je voulais justement écrire que tout s’était bien passé. Je n’en dis rien, n’en fais rien, et garde mes 5 euros. S’il est présupposé par ce jeune homme (ou l’homme qui le guidait au téléphone) que je n’ai rien à dire, je n’ai rien à dire. CQFD.

Fenêtres @24

À l’instar de Frédéric, je vous propose un feuilleton de l’été. Plusieurs en fait. Celui-ci s’appelle « casque audio ». J’espère que le feuilleton de Frédéric aura une fin plus heureuse que la mienne, pas tant dans son résultat mais dans ses attendus. Il espère que Fraisier s’est trouvé une nouvelle maison ; je désespère des discours inclusifs qui se finissent en boudin validiste.
Suite à mes déboires en magasin, l’appel téléphonique d’une « responsable univers » (j’aurais dû me méfier, sans doute venait-elle de Mars) me parle d’un geste commercial. Je lui demande de m’envoyer un mail, lui réponds en indiquant le modèle de casque que je souhaitais acheter puis lui envoie le billet susmentionné pour qu’elle sache que dans son enseigne les vendeurs considèrent comme « galère » de servir les personnes malvoyantes…
Elle me répond quelques jours plus tard qu’elle est absente et qu’elle transmet à son collègue « qui se fera un plaisir d’effectuer un geste commercial de 10% sur votre futur achat du casque. » La belle affaire ! J’ai attendu cinq jours et envoyé la réponse suivante.

« Bonsoir madame,
« Il me semble que monsieur D. se soit privé du plaisir de correspondre avec moi pour m’indiquer la démarche à suivre pour faire valoir cette remise, par exemple. Remarquez, il a eu du nez. Je lui aurais répondu que si c’était pour me faire l’aumône, vous auriez pu vous en dispenser. Ma démarche initiale ne visait aucun « geste commercial ». Vous m’avez indiqué au téléphone vouloir en faire un « substantiel » ; votre substantialité traduite en valeur marchande porte ombrage aux excuses que vous avez formées oralement pour Boulanger ; elle serait même de nature à les invalider (si vous me permettez ce terme, en la circonstance).
« Quel dommage ! Vous ne trouvez pas ?
« Tout cela ayant assez duré (j’ai vraiment besoin de ce casque), je vais procéder à son achat chez le concurrent le plus direct de Boulanger considérant que je retiens de cette histoire que le discours d’inclusion se transforme en « galère », pour moi avant tout. Mes prochains achats s’en souviendront, et mon blogue s’en fera, bien sûr, l’écho. Je sais, mon univers sait être aussi impitoyable que le validisme ordinaire. Croyez bien que je le regrette sincèrement.
« Bonne soirée à vous
« Cécyle Jung »

Zut alors, le nom du magasin a échappé à mon anonymisation de ce mail ! Trop tard. Google a tout absorbé. Je vous dirai s’il y a une suite.

Fenêtre @23

Après avoir découvert, grâce à edencast.fr, qu’il existe deux zooms sur Petit 6 et non pas un seul et que je peux utiliser le clavier, je me suis mise en quête d’un casque audio avec micro qui me permette à la fois d’écouter de la musique, de répondre au téléphone et de « convoquer Siri », sachant que je ne supporte pas d’avoir des embouts dans les oreilles et que les casques qui se posent dessus sont lourds et volumineux. Je ne pensais pas être trop difficile mais il semble que ce que je cherche est aussi compliqué que ma phrase.
De fil en aiguille, j’ai jeté mon dévolu sur un casque à conduction osseuse. Le concept est un peu flippant mais, avis médical pris, cela ne semble pas dangereux. Je n’écoute pas non plus très longtemps de la musique au casque. Il me fallait juste vérifier que je pourrais activer l’assistant vocal comme je le fais déjà avec une oreillette. La documentation n’en disait rien.
Je me suis donc rendue dans une grande enseigne audio, vidéo, électroménager que je sais sensible au handicap, canne blanche bien en vue. Personne à l’entrée. Je sais les caisses sur ma droite. J’y vais demander de l’aide. Une jeune femme m’interpelle, me demande ce que je veux. Je lui indique qu’en plus de me documenter sur un casque, je dois retirer un achat fait en ligne et acheter un tapis souris. Elle m’indique sitôt que le retrait des achats est à l’extérieur sans se soucier de mes autres demandes ; j’insiste ; elle m’accompagne près de la vendeuse la plus proche, rayon des cafetières. Celle-ci lui explique qu’elle ne peut pas m’aider au vu de ce que je cherche. La jeune femme m’accompagne alors au fin fond du magasin et dit à un jeune homme que je cherche un casque. J’explique et pose ma question.
— On ne fait pas ça.
J’haeurte arguant que c’est sur le site et indiqué disponible dans ce magasin. Il s’adresse à un vendeur qui a l’air plus gradé. Ils ne connaissent pas ce produit. Ils pensent que seuls les Air Pod m’assurent un accès à Siri (c’est faux). Je discute un peu, montre l’oreillette qui vaut 30 euros et dispose de cette fonction. Le casque à conduction osseuse vaut quatre fois ce prix et permet de dicter un numéro, cela ne peut-il marcher pour Siri ? Ils ne savent pas, ne regardent pas les informations auxquelles ils ont accès (j’imagine) sur leur écran, m’orientent vers les gros casques sur les oreilles, et renoncent.
Je lâche l’affaire aussi et demande après un tapis souris. Le vendeur me guide à travers le magasin. Changement d’étage. Il interrompt un vendeur déjà occupé. Il me montre celui qu’il utilise.
— On n’a que ce modèle, avec le repose-main.
Rien de plus basique ?
— Regardez là-bas.
Je lui indique que je ne vois pas ce qu’il désigne et que « là-bas » n’évoque rien à un déficient visuel.
— C’est pour mon collègue…
Je n’insiste pas. Son collègue m’amène là-bas et me propose le modèle déjà montré et un autre, basique.
— Est-ce qu’il est compatible avec une Magic mouse ?
— Tous les modèles le sont.
C’est le moins cher (7,50 euros tout de même). Je le prends et remarquerai plus tard que c’est un modèle spécifique pour les souris optiques. Ouf ! (quoique, à l’usage il s’est révélé ralentissant mon curseur, je l’ai viré au bout de 30 minutes ; j’irai chez Apple). Il me ramène à la caisse. La jeune femme du début est là. Je paie le tapis pendant qu’elle fait quelques pas avec lui. Ils sont à dix mètres. J’entends.
— Ça n’a pas été trop galère ?
— La dame voulait…
Je n’entends pas la suite, la caissière m’explique où retirer mon achat (« à 30 mètres » ; perdu, c’est plus loin). Ma transaction terminée, je demande à parler à cette jeune femme. Elle l’appelle.
— Qu’est-ce qui pouvait vous faire penser que ce « serait galère » pour votre collègue ?
— Je n’ai pas dit…
— C’est pourtant ce que j’ai entendu.
— Non mais j’ai dit ça car vous vouliez des choses dans plusieurs rayons.
— Ah ! d’accord. Je comprends.
Elle ne m’a pas semblé dupe de ma compréhension pas plus que je ne le suis de sa justification à deux balles. J’avais reçu un très bon accueil dans ce magasin lors de ma première visite. Je crois que je vais changer de crémerie.

Notes.
Pour ce qui est du retrait des achats, j’ai peiné à trouver. J’ai profité de l’enquête de satisfaction pour indiquer mon mécontentement général. Une responsable m’a appelée. Assez contrariée par mon récit, elle me propose un « geste commercial » pour le casque. Pas de nouvelles pour l’instant. Je vous dirai la suite.
Pour le tapis souris, Isabelle m’en a offert un qui va très bien, un magnifique paysage urbain de NYC. Si quelqu’un a besoin d’un tapis qui fonctionne mal, faites-moi signe !

Fenêtres @22

Depuis quelques mois, je suis sur une nouvelle affaire « chaudière ». J’ai constaté l’hiver dernier que la mienne, toute neuve (trois ans), ne régule pas (ou plus) la température de l’eau. J’avais des difficultés à régler ladite température, notamment sous la douche. Je les aime chaudes mais là… Mon gardien m’a invitée à baisser le bouton qui fait thermostat, sans succès. Lors du passage de maintenance au début de l’été, je l’ai signalé non sans avoir fait, au préalable des vidéos montrant que l’eau montait jusqu’à 65° en moins de cinq minutes, sans jamais redescendre (avec ces gars-là, il faut avoir des arguments).
— C’est la carte-mère, madame. On va vous la changer.
Quinze jours plus tard, un autre technicien passe.
— Changer la carte-mère ne changera rien. On a signalé au fabricant ; c’est un problème de conception de chaudière. Je peux réduire le débit gaz, cela vous fera gagner quelques degrés.
Ce fut en effet le cas mais la régulation était toujours chaotique. Mon gardien s’est emparé de l’affaire, ce d’autant que d’autres locataires se plaignaient du même souci. Il a multiplié les contacts avec le chef des chauffagistes, qui semble difficile à convaincre. Il nous a posé deux lapins avant d’envoyer un gars mi-novembre qui a fait des mesures, des évaluations, et a conclu qu’il y avait bien un problème de régulation de température.
Son chef, au téléphone, promet une intervention rapide. Nouveau lapin. Hier (nous sommes le 24 janvier), il finit par envoyer un gars alors qu’il avait promis à mon gardien de venir en personne. L’affaire intéresse en effet mon bailleur que j’ai alerté sur ce défaut de matériel qui ne touche pas que moi ; ma chaudière sert de test. Le technicien arrive, ouvre grand le robinet de la cuisine, laisse couler dix litres d’eau et revient vers moi.
— Mais c’est quoi, exactement, madame, votre problème ?
Là, j’avoue, j’ai cru que j’allais lui en coller une. J’ai un peu haussé le ton, dégainé ma vidéo (qu’il n’a pas voulu regarder), ai expliqué dans les détails que cela dépendait en effet du débit.
— Faut ouvrir vos robinets, madame !
— Et gaspiller l’eau et le gaz ?
Il est censé revenir aujourd’hui avec une carte-mère (il n’en avait évidemment pas sur lui). Il est bien revenu. La température va-t-elle baisser ? Suspens… La suite au prochain épisode (sur la photo, ma chaudière après installation de la nouvelle carte).

Fenêtre @21

Après trois ans et demi de péripéties financières et juridiques, mon bailleur a procédé au changement des fenêtres de notre îlot cet été. Une visite de contrôle de l’architecte a eu lieu fin septembre. Elle n’a pas décelé de malfaçon chez moi. Par contre, à l’occasion de la pose de mes nouveaux stores intérieurs, j’ai constaté que le joint supérieur de la baguette de propreté n’était pas fait. Je l’ai signalé à mon gardien qui a mandé une intervention.
Ce mercredi, je déjeunais tranquillement quand un méchant coup de sonnette me fait sursauter. Devant moi, trois gars en tenue d’ouvrier. L’un s’adresse à moi ; je le reconnais à sa façon de parler, c’est un de mes poseurs de fenêtres, celui qui parle un français précaire là où ses deux compères n’en parlent pas un mot. On se comprend difficilement ; il sait qu’il doit intervenir chez moi mais ignore pourquoi, l’architecte n’ayant pas fait de réserves. Je lui parle de joint ; il traduit et un gars se précipite chez moi, me bousculant, ouvre la fenêtre, cherche, ne trouve pas… J’explique encore. Ils vont chercher un escabeau et reviennent.
Quelques allées et venues plus tard, sans un bonjour, sans excuses, sans un au revoir, le joint semble posé. Un moment, j’ai vu le gars attraper la feuille d’essuie-tout qui me servait de serviette pour nettoyer en haut de la fenêtre. Ils partent. Je finis mon assiette et cherche le rouleau d’essuie-tout pour reprendre une serviette. Il a disparu. Le gars a pensé qu’il s’agissait du sien (ils en utilisaient déjà lors de la pose des fenêtres) et l’a embarqué. J’ai hésité à le poursuivre dans les couloirs. J’ai renoncé parce que lors de l’intervention initiale, c’est ma caisse à outils qui avait été embarquée, à peu près dans les mêmes conditions.
Je l’avais retrouvée sur le palier du troisième, l’avais remontée chez moi pour éviter de me la faire piquer par un voisin indélicat ; j’avais signalé la chose à mon gardien, indiquant que l’ouvrier l’avait certainement prise par inadvertance, son contenu étant sans intérêt pour lui ; mais que quand même, il aurait pu faire attention. Cela a failli mal se finir, le gars ayant compris que je l’accusais de vol, ce qui n’était pas le cas. Je n’ai pas tenté ma chance pour un rouleau d’essuie-tout.

Fenêtres @20

Un matin, alors que Petit Scarabée était à la maison pour être hébergée par les Mouton entre deux cours de judo, nous découvrons une fuite d’eau. Je fais une demande d’intervention sur un site de dépannage, pendant que Cécyle épongeait et cherchait l’origine de la fuite. Elle assurera ensuite la supervision du travail des plombiers arrivés juste avant que je ne doive partir au travail.
Je mesure combien c’est un privilège et une chance de pouvoir un matin payer une intervention en urgence sans incidence financière majeure et d’avoir une amie pour s’occuper de son déroulement, permettant de rapidement gérer le problème.
Bon, quelques jours après j’ai découvert que le robinet tout juste changé fuyait encore. À suivre.

Fenêtres @19

En mai 2013, mon bailleur a procédé au remplacement de toutes les chaudières de notre groupe d’immeubles : trois cent cinquante logements. Il y avait deux modèles : un avec une chaudière seule qui assurait chauffage et eau chaude sanitaire ; le second couplé à un ballon. Je disposais de ce modèle, certes confortable mais énergivore et prenant beaucoup de place. En dépit de l’insistance de notre gardien soutenu par l’amicale de locataires, notre bailleur a décidé de changer ces chaudières à l’identique, en gardant les ballons.
Le mien a percé deux ans plus tard et, faute d’un modèle pouvant s’adapter à l’emplacement comme à la nouvelle chaudière, ma chaudière de deux ans a été déposée en même temps que le ballon et remplacée par une neuve. Gabegie ? Le mot est faible, ce d’autant que les ballons de mes voisins sont petit à petit tombés en panne et que leur chaudière de 2013 ont également été déposées pour être remplacée par des neuves.
Sans doute d’ailleurs qu’elles étaient de plus en plus nombreuses car une affiche a fleuri dans nos halls fin février : notre bailleur annonce le « remplacement des chaudières individuelles », oubliant au passage de préciser qu’il s’agit de celles couplées à un ballon. De ce que j’ai compris, cela représente une cinquantaine de logements et l’affiche annonce fièrement une dépense de 45 000 euros !
Ah ! si seulement notre bailleur avait écouté notre gardien et notre amicale, ces 45 000 euros aurait été économisés. Qu’il se gausse aujourd’hui d’engager une dépense inutile pour « améliorer le confort » est obscène considérant qu’il est seul responsable de cette dépense. Je m’en vais de ce pas en avertir Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris en charge du plan climat et élue de mon arrondissement. J’espère qu’au moins elle pourra agir pour que cela ne se reproduise pas.

Fenêtres @18

Courant novembre, alors que les frimas commençaient à rafraîchir nos intérieurs, j’ai eu la sensation que le sol, chez moi, était particulièrement froid. J’habite au cinquième. Aurais-je perdu ma voisine du dessous ? Renseignement pris auprès de mon gardien, l’appartement était en effet libre depuis fin juin après quelques menus travaux. Une visite avait eu lieu en septembre, puis plus rien.
Je me suis donc tournée vers la mairie, considérant que le délai était déjà long et que tout le monde aurait à gagner à ce que l’appartement en question soit occupé, la personne qui y serait logée, et moi qui récupérerais un peu de chauffage par le sol. La première réponse que j’ai obtenue d’un maire adjoint à la maire du 14e était que l’appartement servait à l’entreprise qui allait changer nos fenêtres. Perdu ! C’était celui du deuxième qui était réservé à cela. La seconde réponse indiquait que cet appartement également. Perdu ! Il était réservé sur un contingent autre que celui de mon bailleur.
À la troisième réponse, il m’a enfin été dit que ce logement relevait du contingent « Accords collectifs », un dispositif particulier piloté par le préfet et la maire permettant de loger en urgence des personnes en grande difficulté. En urgence ? Depuis le mois de juin ? Cela tombait ben : mon interlocuteur me précise que justement une commission se réunit le surlendemain. Quelle heureuse coïncidence !
Un mois passe. Mon gardien m’informe qu’une personne a signé le bail. Enfin ! Je fais un mail à mon interlocuteur pour me réjouir de l’arrivée de cette personne tout en m’indignant du délai de sept mois entre la vacance du logement et sa nouvelle location. Je vous passe nos échanges, aussi vifs que nourris, mon interlocuteur ayant décidé de ne pas considérer ce délai comme de l’ordre du dysfonctionnement, imputant la faute au bailleur (qui n’y était pour rien), puis au dispositif, puis à la fatalité…
Mais pourquoi faut-il qu’il y ait encore des élus pour prendre leurs concitoyens pour des imbéciles qui avalent tout cru les fausses justifications et autres défilades ? Quand ma voix a participé à leur élection, cela m’agace encore plus (et mon interlocuteur a reçu quelques avoinées en conséquence). Je rêve d’un monde où nos élus prennent leurs responsabilités même s’ils ne sont pas personnellement en cause dans un dysfonctionnement : reconnaître l’existence d’un problème ; poser les tenants et les aboutissants sur la table ; tenter d’y remédier ; dire que l’on n’y est pas arrivé si c’est le cas.
Je connais des élus qui travaillent ainsi. Dommage que d’autres gâchent leur engagement et encouragent ainsi les discours populistes antidémocratiques !

Fenêtres @17

J’ai effectué les mêmes démarches de changement d’offre de fournisseur Internet que Cécyle. La prise de rendez-vous pour la venue d’un technicien n’a pas été des plus simples. À chaque fois, il m’était annoncé que, comme l’opérateur de la fibre dans mon immeuble n’étant pas mon fournisseur, il ne fallait pas un rendez-vous un samedi, seul jour possible pour moi. À chaque fois, les employés étaient insistants, précisant que la connexion ne marcherait pas dans la journée, m’annonçant l’impossibilité de me connecter pendant plusieurs jours, voire semaines. J’ai tout de même gardé mon choix, car cela n’aurait pas été la première fois que j’aurais eu une coupure de prestation.
Je jour du rendez-vous, j’ai attendu dès le début de matinée un technicien qui m’a appelée quelques heures plus tard pour me dire qu’il ne viendrait pas, car il était chez un client pour lequel il devait passer toute la matinée. Lui aussi m’a redit qu’il y aurait un problème de connexion en cas d’intervention un samedi, etc.
J’ai donc demandé un second rendez-vous, toujours un samedi. La date m’a été confirmée quelques jours avant le jour dit par un appel téléphonique d’une employée qui m’a rappelée quelques minutes après pour m’annoncer que le rendez-vous ne pouvait pas être maintenu… parce que l’opérateur dans mon immeuble était différent (avec cette fois un autre nom que la première), etc. J’ai encore une fois maintenu mon choix.
Le jour dit, trois techniciens sont venus, ont fait le nécessaire pour que le fameux autre opérateur active la ligne et sont repartis en me laissant actif l’ancien système, donc sans aucune coupure de prestation. Ils doivent revenir installer les équipements après une manipulation du fameux autre opérateur.